prev

SOMMAIRE

prev

Die Raben / Les corbeaux

Über den schwarzen Winkel hasten
Am Mittag die Raben mit hartem Schrei.
Ihr Schatten streift an der Hirschkuh vorbei
Und manchmal sieht man sie mürrisch rasten.

Au-dessus du coin noir du bois se hâtent
Les corbeaux à midi avec de rauques cris.
Leur ombre vient comme effleurer la biche
Et parfois on les voit, moroses, se poser.

O wie sie die braune Stille stören,
In der ein Acker sich verzückt,
Wie ein Weib, das schwere Ahnung berückt,
Und manchmal kann man sie keifen hören

Ô qu’ils sont dérangeants dans le silence brun
Où semble être venu se prélasser un champ
Comme femme chargée d’un lourd pressentiment,
Quand souvent retentissent leurs croassements

Um ein Aas, das sie irgendwo wittern,
Und plötzlich richten nach Nord sie den Flug
Und schwinden wie ein Leichenzug
In Lüften, die von Wollust zittern.

Pour la charogne qu’ils ont quelque part repérée.
Et soudain vers le nord les voilà qui s’envolent,
En funèbre cortège qui va s’effaçant
Dans les airs frémissants comme de volupté.