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67 — Corps douloureux...

Corps douloureux de pierre usée
carrière à ciel ouvert ou passent
des scrapers le long de mes veines
suivis de grinçantes foreuses

Les strates des années se lisent
aux carotages de la chair
on peut dater ce qui se fit
ce que je vis est insondable

Assis au bord de ma falaise
comme un touriste des instants
Je vois les mille et un zigzags
du chemin qui m’a amené

Excitations, désillusions,
exhortations et lasssitude
rien n’a jamais servi à rien
le monde caravane passe

et moi comme un chien qui aboie

mercredi 4 septembre 2019