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SOMMAIRE

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PREFACE à la 2ème édition

1.

[19] An diese neue Bearbeitung der Wissenschaft der Logik, wovon hiermit der erste Band erscheint, bin ich wohl mit dem ganzen Bewußtseyn sowohl der Schwierigkeit des Gegenstandes für sich und dann seiner Darstellung, als der Unvollkommenheit, welche die Bearbeitung desselben in der ersten Ausgabe an sich trägt, gegangen ; so sehr ich nach weiterer vieljähriger Beschäftigung mit dieser Wissenschaft bemüht gewesen, dieser Unvollkommenheit abzuhelfen, so fühle ich noch Ursache genug zu haben, die Nachsicht des Lesers in Anspruch zu nehmen.

1.

J'ai entrepris cette révision de la Science de la Logique, dont le premier volume paraît aujourd'hui, pleinement conscient, non seulement de la difficulté du sujet lui-même et de son exposition, mais également des imperfections dont souffre le traitement qui en a été fait dans la première édition. Aussi sérieusement que je me sois attaché depuis des années à corriger ces imperfections, je crois cependant avoir encore de bonnes raisons pour en appeler à l'indulgence du lecteur.

2.

Ein Titel solchen Anspruchs aber zunächst darf wohl auf den Umstand gegründet werden, daß sich für den Inhalt vornehmlich nur äußerliches Material in der früheren Metaphysik und Logik vorgefunden hat. So allgemein und häufig dieselben, die letztere noch bis auf unsere Zeiten fort, getrieben worden, so wenig hat solche Bearbeitung die spekulative Seite betroffen ; vielmehr ist im Ganzen dasselbe Material wiederholt, abwechselnd bald bis zu trivialer Oberflächlichkeit verdünnt, bald der alte Ballast umfangsreicher von Neuem hervorgeholt und mitgeschleppt worden, so daß durch solche, häufig ganz nur mechanische Bemühungen dem philosophischen Gehalt kein Gewinn zuwachsen konnte.

2.

Au premier chef, il est possible d'invoquer les circonstances qui ont fait que, pour ce qui est du contenu, la métaphysique et la logique anciennes n'ont pu fournir que des matériaux extérieurs. Autant ces disciplines ont été pratiquées fréquemment et assidûment, et dans le cas de la logique, jusqu'à nos jours, autant tous les travaux les concernant ont accordé peu d'attention à leur côté spéculatif. Ce sont toujours les mêmes matériaux qui ont servi, encore et encore, usés juqu'au point d'être privés de toute épaisseur, ou bien en les alourdissant au contraire, et en les étirant pour les traîner derrière soi, si bien que par ces efforts purement mécaniques il n'a été possible de tirer quoi que ce soit d'utile pour enrichir le contenu philosophique.

3.

Das Reich des Gedankens philosophisch, d.i. in seiner eigenen immanenten Thätigkeit, oder was dasselbe ist, in seiner nothwendigen Entwickelung darzustellen, mußte deswegen ein neues Unternehmen seyn, und dabei von vorne angefangen werden ; jenes erworbene Material, die bekannten Denkformen, aber ist als eine höchst wichtige Vorlage, ja eine nothwendige Bedingung, dankbar anzuerkennende Voraussetzung anzusehen, wenn dieselbe auch nur hier und da einen dürren Faden, oder die leblosen Knochen eines Skeletts, sogar in Unordnung untereinander geworfen, dargiebt.

3.

Pour présenter le territoire de la pensée philosophique, c'est-à-dire pour suivre celle-ci dans son développement immanent, il fallait donc effectuer un nouveau travail, et commencer par le commencement. Quant aux matériaux déjà acquis, aux formes de pensée déjà connues, tout cela doit être considéré comme un fonds très important, et même une condition nécessaire, une préparation qui mérite toute notre attention et notre reconnaissance, même s'il ne s'agit en fait que des ossements desséchés d'un squelette sans vie qui nous sont donnés dans le plus grand désordre.

4.

[20] Die Denkformen sind zunächst in der Sprache des Menschen herausgesetzt und niedergelegt, es kann in unseren Tagen nicht oft genug daran erinnert werden, daß das, wodurch sich der Mensch vom Thiere unterscheidet, das Denken ist. In Alles, was ihm zu einem Innerlichen, zur Vorstellung überhaupt, wird, was er zu dem Seinigen macht, hat sich die Sprache eingedrängt, und was er zur Sprache macht und in ihr äußert, enthält eingehüllter, vermischter, oder herausgearbeitet, eine Kategorie ; so sehr natürlich ist ihm das Logische, oder vielmehr dasselbige ist seine eigenthümliche Natur selbst.

4.

[20]Les formes de la pensée se trouvent d'abord comme entreposées, puis extériorisées par le langage humain. Et l'on ne saurait trop rappeler, de nos jours, que ce qui différencie l'être humain de l'animal, c'est la pensée. L'intervention du langage se retrouve dans tout ce qu'il intériorise, dans tout ce qui constitue sa représentation en général ; et tout ce qu'il utilise pour son langage, tout ce qu'il exprime par lui contient une catégorie, plus ou moins voilée, mélangée ou élaborée. Ainsi la logique est-elle quelque chose de naturel pour l'homme, elle fait partie de sa nature elle-même.

5.

Stellt man aber die Natur überhaupt, als das Physikalische, dem Geistigen gegenüber, so müßte man sagen, daß das Logische vielmehr das Übernatürliche ist, welches sich in alles Naturverhalten des Menschen, in sein Empfinden, Anschauen, Begehren, Bedürfniß, Trieb eindrängt und es dadurch überhaupt zu einem Menschlichen, wenn auch nur formell, zu Vorstelllungen und Zwecken, macht.

5.

Mais si on oppose la Nature en général en tant que domaine des choses physiques, au domaine des choses de l'esprit, on doit plutôt dire que la Logique est l'élément naturel par excellence, celui qui pénètre le comportement ordinaire de l'homme, sa façon de sentir, ses intuitions, ses besoins, ses impulsions, et qui les humanise, même de façon formelle, qui en fait des représentations et des finalités.

6.

Es ist der Vortheil einer Sprache, wenn sie einen Reichthum an logischen Ausdrücken, nämlich eigenthümlichen und abgesonderten, für die Denkbestimmungen selbst besitzt ; von den Präpositionen, Artikeln, gehören schon viele solchen Verhältnissen an, die auf dem Denken beruhen ; die chinesische Sprache soll es in ihrer Ausbildung gar nicht oder nur dürftig bis dahin gebracht haben ; aber diese Partikeln treten ganz dienend, nur etwas weniges abgelöster, als die Augmente, Flexionszeichen und dergl. auf.

6.

C'est bien là ce qui marque la supériorité d'une langue : quand elle dispose d'un corpus de termes logiques, c'est-à-dire de termes spécialement dédiés à l'expression de la pensée. Nombre de prépositions et d'articles font déjà partie des relations qui ont pour base la pensée ; il ne semble pas que la langue chinoise, dans son processus de formation soit allée jusque là, ou tout au moins, pas aussi loin. Mais ces particules ne jouent pourtant qu'un rôle tout à fait secondaire, à peine plus important que celui des préfixes et suffixes, les marques de flexion, etc.

7.

Viel wichtiger ist es, daß in einer Sprache die Denkbestimmungen zu Substantiven und Verben herausgestellt und so zur gegenständlichen Form gestempelt sind ; die deutsche Sprache hat darin viele Vorzüge vor den anderen modernen Sprachen ; sogar sind manche ihrer Wörter von der weiteren Eigenheit, verschiedene Bedeutungen nicht nur, sondern entgegengesetzte zu haben, so daß darin selbst ein spekulativer Geist der Sprache nicht zu verkennen ist ;

7.

Ce qui est bien plus important, c'est que dans une langue, les catégories sont exprimées par des substantifs et des verbes, et par là acquièrent une forme objective. Et la langue allemande, de ce point de vue, possède de nombreux avantages sur les autres langues modernes : beaucoup de ses mots ont cette particularité de ne pas avoir simplement des significations différentes, mais opposées et l'on ne peut manquer de voir en cela l'esprit spéculatif de la langue.

8.

es kann dem Denken eine Freude gewähren, auf solche Wörter zu stoßen, und die Vereinigung Entgegengesetzter, welches Resultat der Spekulation für den Verstand aber widersinnig [21] ist, auf naive Weise schon lexikalisch als Ein Wort von den entgegengesetzten Bedeutungen vorzufinden. Die Philosophie bedarf daher überhaupt keiner besonderen Terminologie ; es sind wohl aus fremden Sprachen einige Wörter aufzunehmen, welche jedoch durch den Gebrauch bereits das Bürgerrecht in ihr erhalten haben, ein affektirter Purismus würde da, wo es am entschiedensten auf die Sache ankommt, am wenigsten am Platze seyn.

8.

C'est un plaisir pour la pensée que de rencontrer de tels mots, et de découvrir [21]que sous une forme naïve, dans le lexique, ils sont donnés comme ayant deux sens opposés, alors que l'union des contraires, si elle peut être le résultat d'une spéculation, est une absurdité pour le sens commun. La philosophie n'a donc pas besoin d'une terminologie particulière ; il est vrai qu'il lui faut parfois emprunter des mots à des langues étrangères : mais c'est que l'usage leur a conféré droit de cité, et tout purisme serait déplacé dans un domaine où ce qui compte le plus est le contenu.

9.

- Das Fortschreiten der Bildung überhaupt und insbesondere der Wissenschaften, selbst der empirischen und sinnlichen ; indem sie im Allgemeinen sich in den gewöhnlichsten Kategorien (z.B. eines Ganzen und der Theile, eines Dinges und seiner Eigenschaften und dergleichen) bewegen, fördert nach und nach auch höhere Denkverhältnisse zu Tage, oder hebt sie wenigstens zu größerer Allgemeinheit und damit zu näherer Aufmerksamkeit hervor.

9.

Les progrès de la culture en général, et des sciences en particulier, même pour celles qui sont empiriques, et donc liées au monde sensible, et qui en général opèrent sur les catégories les plus communes (par exemple : le tout et ses parties, la chose et ses propriétés, etc.), favorisent l'évolution vers des catégories de pensée plus avancées, ou bien les élèvent à une plus grande généralité, et leur confèrent ainsi une plus grande visibilité.

10.

Wenn z.B. in der Physik die Denkbestimmung der Kraft vorherrschend geworden ist, so spielt in neuerer Zeit die Kategorie der Polarität, die übrigens zu sehr à tort et à travers in Alles selbst in das Licht eingedrängt wird, die bedeutendste Rolle,-die Bestimmung von einem Unterschiede, in welchem die Unterschiedenen untrennbar verbunden sind ;-daß auf solche Weise von der Form der Abstraktion, der Identität, durch welche eine Bestimmtheit z.B. als Kraft eine Selbstständigkeit erhält, fortgegangen, und die Form des Bestimmens, des Unterschiedes, welcher zugleich als ein Untrennbares in der Identität bleibt, herausgehoben und eine geläufige Vorstellung geworden, ist von unendlicher Wichtigkeit.

10.

En physique, par exemple, où la notion de force était la catégorie prédominante, c'est maintenant celle de polarité qui a le rôle prépondérant. Cette dernière a d'ailleurs été appliquée à tout un peu à tort et à travers [en français dans le texte], et même à la lumière. Elle définit une différence dont les termes sont inséparablement liés. Que l'on soit passé de l'abstraction l'identité par laquelle une détermination aquiert un statut indépendant (comme par exemple dans le cas de la force), vers la forme déterminante de la différence, différence qui, dans le même temps, demeure pourtant un moment inséparable de l'identité, et que cette différence ait été mise en avant, et largement acceptée, voilà qui est d'une importance considérable.

11.

Die Naturbetrachtung bringt durch die Realität, in welcher ihre Gegenstände sich festhalten, dieses Zwingende mit sich, die Kategorien, die in ihr nicht länger ignorirt werden können, wenn auch mit der größten Inkonsequenz gegen andere, die auch geltend gelassen werden, zu fixiren, und es nicht zu gestatten, daß, wie im Geistigen leichter geschieht, zu Abstraktionen von dem Gegensatze und zur Allgemeinheit übergegangen wird.

11.

L'étude de la Nature, de par la réalité dans laquelle sont ancrés ses objets, conduit forcément à fixer des catégories qu'on ne peut plus ignorer, au prix de la négligence envers d'autres qui devraient pourtant aussi être reconnues. On ne peut guère ici aller de l'opposition à l'abstraction, et tomber dans les généralités, comme on le fait si facilement quand il s'agit de l'esprit.

12.

[22] Aber indem so die logischen Gegenstände, wie deren Ausdrücke, etwa in der Bildung Allbekanntes sind, so ist, wie ich anderwärts gesagt, was bekannt ist, darum nicht erkannt, und es kann selbst die Ungeduld erregen, sich noch mit Bekanntem beschäftigen zu sollen, und was ist bekannter, als eben die Denkbestimmungen, von denen wir allenthalben Gebrauch machen, die uns in jedem Satze, den wir sprechen, zum Munde herausgehen.

12.

[22] Mais si les questions qui se rapportent à la Logique, et leur formulation, sont bien connues de tous les gens cultivés, pourtant, comme je l'ai déjà indiqué, ce qui est connu n'est pas de ce fait forcément reconnu. Et il peut être irritant d'avoir à s'occuper de choses qui sont connues : qu'est-ce qui pourrait, en effet, être mieux connu que ces catégories que l'on utilise couramment, qui nous viennent aux lèvres, pour ainsi dire, dans chaque phrase que nous prononçons ?

13.

Über den Gang des Erkennens von diesem Bekannten aus, über das Verhältniß des wissenschaftlichen Denkens zu diesem natürlichen Denken, die allgemeinen Momente anzugeben soll dieses Vorwort bestimmt seyn, so viel, zusammengenommen mit dem, was die frühere Einleitung enthält, wird hinreichend seyn, um eine allgemeine Vorstellung, wie man eine solche von einer Wissenschaft zum voraus, vor derselben, welche die Sache selbst ist, zu erhalten fordert, von dem Sinne des logischen Erkennens zu geben.

13.

Le but que se propose la présente Préface, c'est de marquer les étapes que parcourt la connaissance pour aller vers la connaissance scientifique à partir de ce qui est familier, et les relations qu'elle entretient avec la pensée ordinaire. Avec ce qui est exposé dans l'Introduction, cela devrait suffire pour donner une idée générale de ce que l'on peut appeler la connaissance logique, c'est-à-dire ce qu'il est nécessaire de connaître d'une science avant de la connaître en elle-même.

14.

Zunächst ist es als ein unendlicher Fortschritt anzusehen, daß die Formen des Denkens von dem Stoffe, in welchen sie im selbstbewußten Anschauen, Vorstellen, wie in unserem Begehren und Wollen, oder vielmehr auch in dem vorstellenden Begehren und Wollen (und es ist kein menschliches Begehren oder Wollen ohne Vorstellen) versenkt sind, befreit, diese Allgemeinheiten für sich herausgehoben, und wie Platon, dann aber Aristoteles vornehmlich gethan, zum Gegenstande der Betrachtung für sich gemacht worden ; dieß giebt den Anfang des Erkennens derselben.

14.

Tout d'abord, il faut regarder comme un énorme pas en avant le fait que les formes de la pensée se trouvent libérées des matériaux dans lesquels elles se trouvaient plongées : dans l'intuition consciente et la représentation, de même que dans nos désirs et volitions ou, plus exactement dans les représentations du Désir et du Vouloir (il n'est pas de désir ou de vouloir humain qui ne repose sur la représentation). Ce fut un grand pas en avant quand ces universalités se sont révélées elles-mêmes, et que Platon, puis spécialement Aristote en ont fait l'objet de leur étude : c'est ce qui a marqué le début de la connaissance que nous avons d'elles.

15.

„Erst nachdem beinahe alles Nothwendige“, sagt Aristoteles, „und was zur Bequemlichkeit und zum Verkehr des Lebens gehört, vorhanden war, hat man angefangen, sich um philosophische Erkenntniß zu bemühen.“ „In Ägypten,“ hatte er vorher bemerkt, „sind die mathematischen Wissenschaften früh ausgebildet [23] worden, weil daselbst der Priesterstand früh in die Lage versetzt worden, Muße zu haben.“

15.

« C'est seulement, dit Aristote, quand on a disposé d'à peu près tout ce qui était nécessaire, pour les commodités de la vie en toutes circonstances, que l'on a commencé à s'intéresser à la connaissance philosophique. » [ref2] « En Égypte, avait-il déjà remarqué, il s'est produit de bonne heure un développement des sciences mathématiques, [23]parce que la caste des prêtres a disposé très tôt de loisirs. » [ref3]

16.

In der That setzt das Bedürfniß sich mit den reinen Gedanken zu beschäftigen einen weiten Gang voraus, den der Menschengeist durchgemacht haben muß, es ist, kann man sagen, es ist das Bedürfniß des schon befriedigten Bedürfnisses der Nothwendigkeit der Bedürfnißlosigkeit, zu dem er gekommen seyn muß, der Abstraktion von dem Stoffe des Anschauens, Einbildens u.s.f. der konkreten Interessen des Begehrens, der Triebe, des Willens, in welchem Stoffe die Denkbestimmungen eingehüllt stecken.

16.

En fait, le besoin de se consacrer à la pensée pure ne se fait sentir qu'après que la pensée a parcouru un long chemin ; c'est, peut-on dire, le besoin qui est né du besoin récemment satisfait de la frugalité jusqu'alors nécessaire, celui de l'abstraction, qui permet d'échapper à ce qui est le matériau de l'intuition, de l'imagination, etc., le matériau de l'intérêt concret du désir, de l'impulsion, de la volition, et dans lequel les déterminations de la pensée s'enveloppe, comme dans un voile.

17.

In den stillen Räumen des zu sich selbst gekommenen und nur in sich seyenden Denkens schweigen die Interessen, welche das Leben der Völker und der Individuen bewegen. „Nach so vielen Seiten,“ sagt Aristoteles in demselben Zusammenhange, „ist die Natur des Menschen abhängig, aber diese Wissenschaft, die nicht zu einem Gebrauche gesucht wird, ist allein die an und für sich freie und sie scheint darum nicht ein menschlicher Besitz zu seyn. „

17.

Dans le tranquille domaine de la pensée revenue à elle-même, et n'existant que pour elle-même, les intérêts qui agitent la vie des individus et des peuples se taisent. « Sous bien des rapports, dit encore Aristote à ce propos, la nature de l'homme n'est pas libre ; mais cette science, qu'on ne recherche pas pour son utilité, est la seule qui soit libre en soi, et c'est pour cette raison qu'elle ne semble pas faire partie du patrimoine humain. »

18.

Die Philosophie überhaupt hat es noch mit konkreten Gegenständen, Gott, Natur, Geist, in ihren Gedanken zu thun, aber die Logik beschäftigt sich ganz nur mit diesen für sich in ihrer vollständigen Abstraktion. Diese Logik pflegt darum dem Studium der Jugend zunächst anheim zu fallen, als welche noch nicht in die Interessen des konkreten Lebens eingetreten ist, in der Muße in Rücksicht derselben lebt, und nur erst für ihren subjektiven Zweck mit der Erwerbung der Mittel und der Möglichkeiten, in den Objekten jener Interessen thätig zu werden, sich und mit diesen selbst noch theoretisch sich zu beschäftigen hat.

18.

La philosophie s'occupe encore de penser des objets concrets, tels que Dieu, la Nature, l'Esprit ; mais la Logique ne s'en occupe vraiment que dans ce qu'ils ont de plus abstrait. Cette Logique est donc considérée pour cela comme ce qui convient le mieux à l'éducation de la jeunesse, dans la mesure où celle-ci n'est pas encore impliquée dans les questions pratiques de la vie concrète, mais mène une vie insouciante à cet égard, et que c'est uniquement pour des fins subjectives qu'elle doit s'occuper des moyens et des possibilités d'action sur ces choses-là, et d'une façon purement théorique d'ailleurs.

19.

Unter diese Mittel wird im Widerspiele von der angeführten Vorstellung des Aristoteles, die logische Wissenschaft gerechnet, die Bemühung mit derselben [24] ist eine vorläufige Arbeit, ihr Ort die Schule, auf welche erst der Ernst des Lebens und die Thätigkeit für die wahrhaften Zwecke folgen soll. Im Leben geht es zum Gebrauch der Kategorien, sie werden von der Ehre, für sich betrachtet zu werden, dazu herabgesetzt, in dem geistigen Betrieb lebendigen Inhalts in dem Erschaffen und Auswechseln der darauf bezüglichen Vorstellungen, zu dienen, — Theils als Abbreviaturen durch ihre Allgemeinheit ? ; — denn welche unendliche Menge von Einzelnheiten des äußerlichen Daseyns und der Thätigkeit faßt die Vorstellung. Schlacht, Krieg, Volk, oder Meer, Thier u.s.f. in sich zusammen ; — wie ist in der Vorstellung : Gott oder Liebe u.s.f. in die Einfachheit solchen Vorstellens eine unendliche Menge von Vorstellungen, Thätigkeit, Zuständen u.s.f. epitomirt ? !

19.

Parmi ces moyens on peut faire figurer, contrairement à ce que dit Aristote, la science de la Logique ; [24]son étude constitue un travail préliminaire, et sa place est à l'école, tandis que celle des choses de la vie et de la poursuite d'objectifs concrets ne doivent venir qu'ensuite. Dans la vie, on fait usage des catégories, elles n'ont plus l'honneur d'être contemplées pour elles-mêmes, elles sont rabaissées au rang d'utilités dans la création et l'échange des contenus vivants et des idées qui s'y rattachent. Elles sont parfois utilisées comme des abréviations du fait de leur généralité. Quelle infinité de détails, en effet, comporte l'évocation de la vie réelle et de ses activités, qu'il s'agisse de la représention de batailles, de guerres, de peuples, de la mer, des animaux etc. Sans parler de l'immense réservoir d'images, d'actions, de situations qui se trouvent condensées dans les représentations simplifiées de Dieu, de l'Amour etc. !

20.

Theils zur näheren Bestimmung und Findung der gegenständlichen Verhältnisse, wobei aber Gehalt und Zweck, die Richtigkeit und Wahrheit des sich einmischenden Denkens ganz von dem Vorhandenen selbst abhängig gemacht ist und den Denkbestimmungen für sich keine Inhaltbestimmende Wirksamkeit zugeschrieben wird. Solcher Gebrauch der Kategorien, der vorhin die natürliche Logik genannt worden ist, ist bewußtlos, und wenn ihnen in wissenschaftlicher Reflexion das Verhältniß, als Mittel zu dienen, im Geiste angewiesen wird, so wird das Denken überhaupt zu etwas den anderen geistigen Bestimmungen Untergeordnetem gemacht.

20.

D'autres fois, ces catégories sont employées pour fournir des déterminations et des mises en évidence plus précises des relations objectives ; mais la teneur et l'objectif, la rectitude et la vérité de la pensée mise en jeu dépendent alors de ce qui est disponible, et on ne peut pas dire que les catégories de pensée en question aient une quelconque influence sur le contenu. Un tel emploi des catégories, autrefois appelé « Logique naturelle », est inconscient. Et quand le rôle de moyen au service de la réflexion scientifique leur est dévolu, alors la pensée en tant que telle devient subordonnée aux autres activités de l'esprit.

21.

Von unseren Empfindungen, Trieben, Interessen sagen wir nicht wohl, daß sie uns dienen, sondern sie gelten als selbstständige Kräfte und Mächte, so daß wir dieß selbst sind, so zu empfinden, dieß zu begehren und zu wollen, in dieß unser Interesse zu legen. Aber wieder kann es vielmehr unser Bewußtseyn werden, daß wir im Dienste unserer Gefühle, Triebe, Leidenschaften, Interessen, ohnehin von Gewohnheiten stehen, als daß wir sie im Besitz haben, noch weniger, daß sie bei unser innigen Einheit mit ihnen uns als Mittel dienen. Dergleichen Bestimmungen des Gemüths und Geistes zeigen sich uns bald als besondere im Gegensatze gegen die Allgemeinheit, als die wir uns bewußt [25] werden, in der wir unsere Freiheit haben, und halten dafür, in diesen Besonderheiten vielmehr befangen zu seyn, von ihnen beherrscht zu werden.

21.

Nous ne disons pas volontiers de nos impressions, impulsions, propensions, qu'ils nous sont utiles ; nous les considérons comme des forces et des capacités indépendantes, nous les ressentons pour ainsi dire comme des choses que nous désirons et que nous voulons, des choses dans lesquelles nous plaçons notre intérêt. Mais nous avons par contre plutôt conscience d'être au service de nos impressions, de nos impulsions, de nos passions, de nos intérêts, sans oublier nos habitudes, plutôt que de les avoir à notre disposition, et encore moins de pouvoir les utiliser comme des moyens à notre service. De telles dispositions du sentiment et de l'esprit se montrent bientôt étrangères à l'universalité dont nous avons conscience de faire partie, [25] dans laquelle nous puisons notre liberté, et nous avons plutôt le sentiment d'être prisonniers de cette étrangeté, d'être dominés par elle.

22.

Sonach können wir dann viel weniger dafür halten, daß die Denkformen, die sich durch alle unserer Vorstellungen, diese seyen bloß theoretisch, oder enthalten einen Stoff, der der Empfindung, dem Triebe, dem Willen angehört, hindurch ziehen, uns dienen, daß wir sie, und sie nicht vielmehr uns im Besitz haben ; was ist uns übrig gegen sie, wie sollen wir, ich mich als das Allgemeinere über sie hinausstellen, sie die selbst das Allgemeine als solches sind. Wenn wir uns in eine Empfindung, Zweck, Interesse legen, und uns darin beschränkt, unfrei fühlen, so ist der Ort, in den wir daraus heraus und in die Freiheit zurück zu ziehen vermögen, dieser Ort der Gewißheit seiner selbst, der reinen Abstraktion, des Denkens.

22.

Nous pouvons donc encore moins admettre que les catégories de la pensée sur lesquelles reposent nos représentations qu'elles soient purement théoriques ou qu'elles comportent une part de sensation, d'impulsion, de propension, sont à notre service, et que c'est nous qui les possédons, plutôt que le contraire. Que nous reste-t-il donc de plus qui soit nous en face d'elles ? Comment est-il possible que moi je puisse me poser en tant qu'universel au-dessus d'elles, elles qui sont l'universalité en tant que telle ? Quand nous donnons libre cours à une sensation, un but ou un intérêt, et que nous nous y trouvons soumis, nous ressentons cette privation de liberté, et ce lieu est celui depuis lequel nous pouvons revenir vers la liberté, le lieu de la certitude pour elle-même, l'abstraction pure, la pensée.

23.

Oder ebenso, wenn wir von den Dingen sprechen wollen, so nennen wir die Natur oder das Wesen derselben ihren Begriff, und dieser ist nur für das Denken ; von den Begriffen der Dinge aber werden wir noch viel weniger sagen, daß wir sie beherrschen oder daß die Denkbestimmungen, von denen sie der Komplex sind, uns dienen, im Gegentheil muß sich unser Denken nach ihnen beschränken und unsere Willkür oder Freiheit soll sie nicht nach sich zurichten wollen. Insofern also das subjektive Denken unser eigenstes, innerlichstes Thun ist, und der objektive Begriff der Dinge die Sache selbst ausmacht, so können wir aus jenem Thun nicht heraus seyn, nicht über demselben stehen, und ebenso wenig können wir über die Natur der Dinge hinaus.

23.

Et de même, quand nous voulons parler des choses, nous nommons concept leur nature ou leur essence, et ce concept n'existe que pour la pensée. Des concepts des choses, nous dirons encore moins que nous les dominons, ou que les déterminations de pensée dont ils sont le complexe, nous servent ; au contraire, notre pensée doit se modeler sur eux, et notre choix ou notre liberté ne doit pas essayer de les plier à ses besoins. Ainsi, dans la mesure où notre pensée subjective est ce qui nous appartient le plus en propre, ce qui nous est le plus intime, et que le concept objectif de la Chose constitue ce qui est la Chose elle-même, nous ne pouvons en aucune façon les dépasser, et encore moins dépasser la Nature des choses elle-même.

24.

Von der letzteren Bestimmung jedoch können wir absehen ; sie fällt mit der ersteren insofern zusammen, da sie eine Beziehung unserer Gedanken auf die Sache, aber nur etwas Leeres ergäbe, weil die Sache damit als Regel für unsere Begriffe aufgestellt werden würde, aber eben die Sache für uns nichts Anderes als unsere Begriffe von ihr seyn kann.

24.

Mais nous pouvons cependant laisser de côté cette dernière prétention ; elle coïncide en quelque sorte avec celle qui la précède, puisqu'elle établit un rapport avec nos idées à propos des choses ; mais c'est un rapport en creux, car la Chose serait alors comme la règle gouvernant nos concepts, et en même temps, la Chose ne peut être pour nous rien d'autre que le concept que nous en avons.

25.

Wenn die kritische Philosophie das Verhältniß dieser drei Terminorum so versteht, daß wir die Gedanken zwischen uns [26]und die Sachen als Mitte stellen in dem Sinne, daß diese Mitte uns von den Sachen vielmehr abschließt, statt uns mit denselben zusammenzuschließen, so ist dieser Ansicht die einfache Bemerkung entgegenzusetzen, daß eben diese Sachen, die jenseits unserer und jenseits der sich auf sie beziehenden Gedanken auf dem anderen Extreme stehen sollen, selbst Gedankendinge, und als ganz unbestimmte, nur Ein Gedankending, (das sogenannte Ding-an-sich) der leeren Abstraktion selbst sind.

25.

La philosophie critique interprète la relation entre ces trois termes, en disant que nous plaçons les idées au centre, [26] entre nous et les choses, et que cet intermédiaire nous dissimule les choses plutôt qu'il ne nous joint à elles ; mais à cette façon de voir on peut opposer le fait que ces choses-là, situées à l'extrême opposé de nous et des pensées qui s'y réfèrent, sont en fait elles-mêmes des pensées, des choses-pensées, et en tant qu'elles sont totalement indéterminées, ne sont qu'une seule chose-pensée (ce qu'on appelle la « chose-en-soi » ), la pensée de la pure abstraction.

26.

Doch dieß mag für den Gesichtspunkt genügen, aus welchem das Verhältniß verschwindet, nach welchem die Denkbestimmungen nur als zum Gebrauch und als Mittel genommen werden ; wichtiger ist das weiter damit Zusammenhängende, nach welchem sie als äußere Formen gefaßt zu werden pflegen.

26.

Cela suffit pour montrer comment s'évanouit la conception selon laquelle les déterminations de la pensée sont considérées seulement comme usage et comme moyen. Plus importante est cette autre conception, selon laquelle ces déterminations ne sont que des formes extérieures.

27.

Die uns alle Vorstellungen, Zwecke, Interessen und Handlungen durchwirkende Thätigkeit des Denkens ist, wie gesagt, bewußtlos geschäftig (die natürliche Logik) ; was unser Bewußtseyn vor sich hat, ist der Inhalt, die Gegenstände der Vorstellungen, das, womit das Interesse erfüllt ist ; die Denkbestimmungen gelten nach diesem Verhältniß als Formen, die nur an dem Gehalt, nicht der Gehalt selbst seyen. Wenn es aber an dem ist, was vorhin angegeben worden, und was sonst im Allgemeinen zugestanden wird, daß die Natur, das eigenthümliche Wesen, das wahrhaft Bleibende und Substantielle bei der Mannigfaltigkeit und Zufälligkeit des Erscheinens und der vorübergehenden Äußerung, der Begriff der Sache, das in ihr selbst Allgemeine ist, wie jedes menschliche Individuum [ob]zwar ein unendlich eigenthümliches, das Prius aller seiner Eigenthümlichkeit darin Mensch zu seyn in sich hat, wie jedes einzelne Thier, das Prius, Thier zu seyn :

27.

L'activité de la pensée qui est la source de toutes nos représentations, nos buts, nos comportements, est inconsciente, nous l'avons dit (c'est la logique naturelle) ; ce que notre conscience trouve devant elle, c'est le contenu de ces représentations, par lequel notre intérêt est satisfait. Les déterminations de la pensée, selon cette conception, sont des formes attachées au contenu, et non le contenu lui-même. Mais s'il en est ainsi, si ce que nous avons dit plus haut est vrai — et on s'accorde en général là-dessus — la nature de la Chose, son essence spécifique, ce qui demeure vraiment permanent et substantiel, face à la multiplicité de ses apparences et au caractère occasionnel de ses manifestations, c'est son concept. Il est l'universel en lui-même, de même que dans chaque être humain il y a une singularité absolue, un élément premier à toutes ses singularité, et qui fait qu'il est un homme, de même qu'il y a en chaque animal un principe premier qui fait qu'il est un animal.

28.

so wäre nicht zu sagen, was, wenn diese Grundlage aus dem mit noch so vielfachen sonstigen Prädikaten Ausgerüsteten weggenommen würde, ob sie gleich wie die anderen ein Prädikat genannt werden kann, - was so ein Individuum noch seyn sollte. Die unerläßliche Grundlage, der Begriff, das Allgemeine, das der Gedanke, insofern man [27] nur von der Vorstellung bei dem Worte : » Gedanke « , abstrahiren kann, selbst ist, kann nicht nur als eine gleichgültige Form, die an einem Inhalte sey, angesehen werden. Aber diese Gedanken aller natürlichen und geistigen Dinge, selbst der substantielle Inhalt, sind noch ein solcher, der vielfache Bestimmtheiten enthält und noch den Unterschied einer Seele und eines Leibes, des Begriffs und einer relativen Realität an ihm hat ; die tiefere Grundlage ist die Seele für sich, der reine Begriff, der das Innerste der Gegenstände, ihr einfacher Lebenspuls, wie selbst des subjektiven Denkens derselben ist.

28.

S'il en est ainsi, que deviendrait donc un individu à qui l'on ôterait cette base, quel que soit le nombre et la variété des prédicats qui lui sont attachés, dans la mesure où cette base elle-même peut être nommée prédicat comme les autres ? Cette base indispensable, le concept, l'universel, qui est l'Idée elle-même — pour autant qu'il soit possible de s'arracher à la représentation par ce motde « Idée » —, ne peut pas être [27] considérée seulement comme une forme indifférente, attachée à son contenu. Mais ces idées de toutes les choses naturelles et spirituelles, de même que leur contenu substantiel lui-même, comportent encore elles aussi un certain nombre de déterminations, et présentent donc aussi des différences comme entre l'âme et le corps, entre le concept et la réalité qui lui est relative. La base la plus profonde est l'âme en elle-même, le pur concept, celui qui est au tréfonds des choses, leur pulsation vitale, en même temps que celle de la pensée subjective elle-même.

29.

Diese logische Natur, die den Geist beseelt, in ihm treibt und wirkt, zum Bewußtseyn zu bringen, dieß ist die Aufgabe. Das instinktartige Thun unterscheidet sich von dem intelligenten und freien Thun dadurch überhaupt, daß dieses mit Bewußtseyn geschieht, indem der Inhalt des Treibenden heraus aus der unmittelbaren Einheit mit dem Subjekte zur Gegenständlichkeit vor dieses gebracht ist, beginnt die Freiheit des Geistes, der in dem instinktweisen Wirken des Denkens befangen in den Banden seiner Kategorien in einen unendlich mannigfachen Stoff zersplittert ist. In diesem Netze schürzen sich hin und wieder festere Knoten, welche die Anhalts-und Richtungspunkte seines Lebens und Bewußtseyns sind, sie verdanken ihre Festigkeit und Macht eben dem, daß sie vor das Bewußtseyn gebracht an und für sich seyenden Begriffe seiner Wesenheit sind.

29.

Amener à la conscience cette nature logique qui anime l'esprit, qui se meut et qui en lui travaille, voilà notre tâche. D'une façon générale, l'activité instinctive se distingue de l'activité intelligente et libre en ce que cette dernière est consciente ; dans la mesure où ce qui met en mouvement un sujet se détache de son unité immédiate avec lui, et se présente alors devant lui, l'esprit commence alors à se libérer, lui qui demeurait jusqu'alors, dans son activité instinctive, pris dans les liens de ses catégories, et fragmenté à l'infini. Des noeuds se forment ici et là dans ce réseau, qui sont autant de points d'appui et de repère de sa vie et de sa conscience ; ils tirent leur force et leur solidité du fait qu'en se présentant à la conscience ils sont les concepts mêmes de son essentialité.

30.

Der wichtigste Punkt für die Natur des Geistes ist das Verhältniß nicht nur dessen, was er an sich ist, zu dem was er wirklich ist, sondern dessen, als was er sich weiß ; dieses Sichwissen ist darum, weil er wesentlich Bewußtseyn [ist], Grundbestimmung seiner Wirklichkeit. Diese Kategorien, die nur instinktmäßig als Triebe wirksam sind, und zunächst vereinzelt, damit veränderlich und sich verwirrend in das Bewußtseyn des Geistes gebracht, und ihm so eine vereinzelte und unsichere Wirklichkeit gewähren, zu reinigen und ihn damit in ihnen zur Freiheit und Wahrheit zu erheben, dieß ist also das höhere logische Geschäft.

30.

Le point essentiel en ce qui concerne la nature de l'esprit, ce n'est pas simplement le rapport entre ce qu'il est en lui-même et ce qu'il est réellement, mais entre ce qu'il est réellement et ce qu'il sait sur lui-même. Et ce savoir sur soi, parce qu'il est essentiellement conscience de soi, constitue la détermination fondamentale de sa réalité. Ces catégories, qui ne sont pas seulement des mouvements instinctifs, mais qui sont soumises à des variations, se trouvent ensuite portées à la conscience de l'esprit, d'abord isolément, comme une réalité dispersée et incertaine. La tâche suprême de la Logique consiste à les épurer, et conduire ainsi l'esprit vers la liberté et la vérité.

31.

[28] Was wir als Anfang der Wissenschaft, dessen hoher Werth für sich und zugleich als Bedingung der wahrhaften Erkenntniß vorhin anerkannt worden ist, angaben, die Begriffe und die Momente des Begriffs überhaupt, die Denkbestimmungen zunächst als Formen, die von dem Stoffe verschieden und nur an ihm seyen, zu behandeln, dieß giebt sich sogleich an sich selbst als ein zur Wahrheit, die als Gegenstand und Zweck der Logik angegeben wird, unangemessenes Verhalten kund.

31.

Ce que nous avons assigné pour commencement à la science, dont nous avons déjà indiqué la haute valeur en elle-même et en tant que condition de la véritable connaissance, à savoir : les concepts et les étapes du concept en général, les catégories qui bien que différant du fond en tant que formes, lui restent cependant attachées, tout cela se montre bien vite peu propice pour aller vers la vérité, qui demeure pourtant, nous l'avlons dit, l'objet et le but de la Logique.

32.

Denn so als bloße Formen, als verschieden von dem Inhalte, werden sie in einer Bestimmung stehend angenommen, die sie zu endlichen stempelt und die Wahrheit, die in sich unendlich ist, zu fassen unfähig macht. Mag das Wahre sonst, in welcher Rücksicht es sey, wieder mit Beschränkung und Endlichkeit vergesellschaftet seyn, dieß ist die Seite seiner Negation, seiner Unwahrheit und Unwirklichkeit, eben seines Endes, nicht der Affirmation, welche es als Wahres ist.

32.

Car dans la mesure où il s'agit de formes pures, distinctes du contenu, elles sont comme prises dans une détermination qui leur imprime un caractère de finitude, et nous rend incapable de saisir la vérité qui, elle, est sans fin. La Vérité peut aussi, à certains égards, être affectée par la limitiation et la finitude ; mais c'est alors son versant négatif, de non-vérité et de non-réalité, et même son terme, et non celui de l'affirmation selon laquelle elle est le Vrai.

33.

Gegen die Kahlheit der bloß formellen Kategorien hat der Instinkt der gesunden Vernunft sich endlich so erstarkt gefühlt, daß er ihre Kenntniß mit Verachtung dem Gebiete einer Schullogik und Schulmetaphysik überläßt, zugleich mit der Mißachtung des Werthes, den schon das Bewußtseyn dieser Fäden für sich hat, und mit der Bewußtlosigkeit, in dem instinktartigen Thun natürlicher Logik, noch mehr in dem reflektirten Verwerfen der Kenntniß und Erkenntniß der Denkbestimmungen selbst, im Dienste des ungereinigten und damit unfreien Denkens gefangen zu seyn.

33.

Confrontée à l'aridité des catégories purement formelles, l'instinct du sens commun se sent si bien conforté, finalement, qu'il cesse d'entretenir des rapports avec elles et les relègue dans le domaine de compétence d'une logique et d'une métaphysique scolaires ; mais en même temps, il sous-estime l'importance prise par la conscience de ces liens ; en repoussant la pratique de cette conscience au profit de la logique naturelle, en rejetant toute connaissance et toute reconnaissance des déterminations de la pensée elle-même, elle se fait l'otage d'une pensée confuse, et par là même dénuée de liberté.

34.

Die einfache Grundbestimmung oder gemeinschaftliche Formbestimmung der Sammlung solcher Formen ist die Identität, die als Gesetz, als A=A, als Satz des Widerspruchs in der Logik dieser Sammlung behauptet wird. Die gesunde Vernunft hat ihre Ehrerbietung vor der Schule, die im Besitze solcher Gesetze der Wahrheit und in der sie noch immer so fortgeführt werden, so sehr verloren, daß sie dieselbe darob verlacht, und einen Menschen, der nach solchen Gesetzen wahrhaft zu sprechen weiß : die Pflanze ist eine — Pflanze, die Wissenschaft ist — die Wissenschaft, und so fort ins Unendliche, für unerträglich hält.

34.

La simple détermination de base, ou forme globale de l'ensemble des formes est l'identité, A=A, celle qui est considérée comme la loi, et comme le principe de contradiction dans cet ensemble. La saine raison ordinaire a tellement perdu de son respect à l'égard de l'école qui tient encore pour vraies de telles lois et qui continue à les employer, qu'elle n'a plus pour elle que mépris, et considère comme inacceptable celui qui se fondrait sur elle pour affirmer : la plante est une plante, la science est la science — et ainsi de suite à l'infini.

35.

Über die Formeln auch, welche die Regeln des Schließens, das in der That ein Hauptgebrauch des Verstandes ist, hat sich-so ungerecht es ist zu verkennen, daß sie ihr Feld in der Erkenntniß haben, worin sie gelten müssen und zugleich, daß sie wesentliches Material für das Denken der Vernunft sind,-das ebenso gerechte Bewußtsein festgesetzt, daß sie gleichgültige Mittel wenigstens ebenso sehr des Irrthums und der Sophisterei sind, und wie man auch sonst die Wahrheit bestimmen mag, für die höhere, z.B. die religiöse Wahrheit unbrauchbar sind ; daß sie überhaupt nur eine Richtigkeit der Erkenntnisse, nicht die Wahrheit betreffen.

35.

En ce qui concerne les formules qui sont à la base de toute compréhension, comme celle qui définissent les règles de l'inférence, même si on a tort de méconnaître qu'elles ont leur place dans la démarche vers la connaissance, et qu'il faut s'y soumettre, en même temps, on voit bien qu'elles sont aussi le matériau de la pensée rationnelle. Mais le sens commun a pourtant acquis aussi la conviction justifiée que ces formules sont tout autant source d'erreurs et de sophismes, et que, quelle que soit la définition que l'on puisse fournir de la Vérité, pour les vérités d'ordre supérieur, comme par exemple les vérités religieuses, elles sont inutilisables. D'une façon générale, en fin de compte, ces formules ne concernent que la rectitude du raisonnement, non sa valeur de vérité.

36.

Die Unvollständigkeit dieser Weise, das Denken zu betrachten, welche die Wahrheit auf der Seite läßt, ist allein dadurch zu ergänzen, daß nicht bloß das, was zu äußeren Form gerechnet zu werden pflegt, sondern der Inhalt mit in die denkende Betrachtung gezogen wird. Es zeigt sich von selbst bald, daß was in der nächsten gewöhnlichsten Reflexion als Inhalt von der Form geschieden wird, in der That nicht formlos, nicht bestimmungslos in sich, seyn soll ; so wäre er nur das Leere, etwa die Abstraktion des Dings-an-sich,— daß er vielmehr Form in ihm selbst, ja durch sie allein Beseelung und Gehalt hat und daß sie selbst es ist, die nur in den Schein eines Inhalts, so wie damit auch in den Schein eines an diesem Scheine Äußerlichen, umschlägt. Mit dieser Einführung des Inhalts in die logische Betrachtung, sind es nicht die Dinge, sondern die Sache, der Begriff der Dinge, welcher Gegenstand wird.

36.

L'insuffisance de cette façon de concevoir la pensée, qui laisse la Vérité de côté, ne peut être complétée que par un effort de pensée portant non seulement sur ce qui est d'ordinaire considéré comme la forme externe, mais aussi sur son contenu. Il est alors évident que ce qui est, dans la réflexion la plus commune, un contenu séparé de sa forme, ne peut pas être en fait dépourvu de forme, ni de détermination, car dans ce cas, il ne serait en effet qu'une forme vide, une abstraction de chose-en-soi elle-même ; il est donc évident que ce contenu a plutôt une forme en lui-même, et que c'est par elle seulement qu'il est une substance animée, et que c'est cette forme elle-même qui a pris en fait l'apparence d'un contenu et l'apparence de quelque chose d'extérieur à cette apparence-là. En introduisant ainsi le contenu dans le champ de la Logique, celle-ci ne va plus porter sur des objets, mais plutôt sur la Chose elle-même, le concept des objets.

37.

Hierbei kann man aber auch daran erinnert werden, daß es eine Menge Begriffe, eine Menge Sachen giebt. Wodurch aber diese Menge beschränkt wird, ist Theils vorhin gesagt worden, daß der Begriff als Gedanke überhaupt, als Allgemeines, die unermeßliche Abbreviatur gegen die Einzelnheit der Dinge, wie sie ihre Menge dem unbestimmten Anschauen und Vorstellen vorschweben, ist ;

37.

On peut alors rappeler à ce propos qu'il y a des quantités de concepts, des quantités de Choses. L'une des façons dont cette multiplicité est limitée a déjà été indiquée : le concept, en tant qu'idée en général, en tant que généralité, constitue une abréviation résumant les détails des choses particulières telles qu'elles se présentent, dans leur pluralité, à l'intuition et à la représentation indéterminées.

38.

Theils aber ist ein Begriff sogleich erstens der Begriff an ihm selbst, und dieser ist nur Einer, und ist die substantielle Grundlage ; fürs Andere aber ist er wohl ein bestimmter Begriff, welche Bestimmtheit an ihm das ist, was als Inhalt erscheint, die Bestimmtheit des Begriffs aber ist eine Formbestimmung dieser substantiellen Einheit, ein Moment der Form als Totalität, des Begriffes selbst, der die Grundlage der bestimmten Begriffe ist.

38.

Mais d'autre part, un concept est, en premier lieu, le concept de soi-même, lequel n'est qu'un et constitue la base substantielle  ; en deuxième lieu cependant, il est un concept défini ou précis et c'est cette précision qui fait qu'il se manifeste en tant que contenu. Mais la détermination du concept est une détermination de forme de son unité substantielle, un moment de la forme en tant que Totalité, du concept lui-même, qui constitue le socle du concept ainsi déterminé.

39.

Dieser wird nicht sinnlich angeschaut oder vorgestellt ; er ist nur Gegenstand, Produkt und Inhalt des Denkens, und die an und für sich seyende Sache, der Logos, die Vernunft dessen, was ist, die Wahrheit dessen, was den Namen der Dinge führt ; am wenigsten ist es der Logos, was außerhalb der logischen Wissenschaft gelassen werden soll. Es muß darum nicht ein Belieben seyn, ihn in die Wissenschaft herein zu ziehen oder ihn draußen zu lassen.

39.

Ce “concept de base” ne provient pas de l'intuition, non plus que de la représentation ; il est simplement l'objet-là, le produit et le contenu de la pensée, la Chose-en-soi et pour-soi, le Logos, la raison de ce qui est, de la Vérité de ce qui porte le nom des Choses. C'est le Logos qu'il faut le moins laisser en dehors de la science logique. On ne peut donc pas à volonté le laisser entrer dans cette science, non plus que le maintenir en dehors d'elle.

40.

Wenn die Denkbestimmungen, welche nur äußerliche Formen sind, wahrhaft an ihnen selbst betrachtet werden, kann nur ihre Endlichkeit und die Unwahrheit ihres Für-sich-seyn-sollens und als ihre Wahrheit, der Begriff, hervorgehen. Daher wird die logische Wissenschaft, indem sie die Denkbestimmungen, die überhaupt unsern Geist instinktartig und bewußtlos durchziehen, und selbst indem sie in die Sprache hereintreten, ungegenständlich, unbeachtet bleiben, abhandelt, auch die Rekonstruktion derjenigen seyn, welche durch die Reflexion herausgehoben und von ihr als subjektive, an dem Stoff und Gehalt äußere Formen fixiert sind.

40.

Quand on considère les catégories de la pensée, qui ne sont que formes extérieures, telles qu'elles sont véritablement en elle-mêmes, on ne peut que constater leur finitude et la fausseté de leur devoir-être-pour-soi : c'est le concept qui s'impose, comme leur seule vérité. C'est pour cela que la Science de la Logique, qui traite des catégories qui traversent notre esprit instinctivement, sans que nous en ayons conscience, et qui se manifestent jusque dans notre langage, où elles sont considérées comme sans objet, et sans importance, c'est pour cela, disons-nous, que la Science de la Logique constitue une reconstruction de celles de ces idées que la réflexion fait remonter à la surface, et qu'elle fixe comme des formes subjectives, extérieures au contenu, au fond.

41.

Die Darstellung keines Gegenstandes wäre an und für sich fähig, gar streng ganz immanent plastisch zu seyn, als die der Entwickelung des Denkens in seiner Nothwendigkeit ; keiner führte so sehr diese Forderung mit sich ; seine Wissenschaft müßte darin auch die Mathematik übertreffen, denn kein Gegenstand hat in ihm selbst diese Freiheit und Unabhängigkeit. Solcher Vortrag erforderte, wie dieß in seiner Art in dem Gange der mathematischen Konsequenz vorhanden ist, daß bei keiner Stufe der Entwickelung eine Denkbestimmung und Reflexion vorkäme, die nicht in dieser Stufe unmittelbar hervorgeht, und aus den vorhergehenden in sie herübergekommen ist.

41.

Aucun objet ne peut être représenté de façon aussi rigoureuse et avec une plasticité aussi immanente que le développement de la pensée dans sa nécessité propre ; aucun n'exige de façon aussi impérieuse semblable description ; cette science devrait donc de ce fait dépasser la mathématique elle-même, car aucun objet ne dispose de cette liberté et de cette indépendance. L'exécution d'un projet comme celui-là exige, comme dans le cas des conséquences mathématiques, qu'à aucun moment du développement ne survienne une catégorie de pensée ou une réflexion qui ne soit pas partie intégrante du moment en question, ou ne provienne pas de celui qui l'a précédé.

42.

Allein auf solche abstrakte Vollkommenheit der Darstellung muß freilich im Allgemeinen Verzicht gethan werden ; schon indem die Wissenschaft mit dem rein Einfachen, hiermit dem Allgemeinsten und Leersten, anfangen muß, ließe der Vortrag nur eben diese selbst ganz einfachen Ausdrücke des Einfachen ohne allen weiteren Zusatz irgend eines Wortes zu ; — was der Sache nach Statt finden dürfte, wären negirende Reflexionen, die das abzuhalten und zu entfernen sich bemühten, was sonst die Vorstellung oder ein ungeregeltes Denken einmischen könnte.

42.

Bien entendu, il faut généralement renoncer à une telle perfection abstraite de la représentation. La science doit en effet commencer par ce qu'il y a de plus simple, donc de plus général et de plus vide : on ne devrait donc trouver dans ses descriptions que des expressions tout à fait simples, sans qu'il soit besoin d'y ajouter un mot de plus. Ce qu'on devrait trouver, en rapport avec la nature même de la chose, ce sont des réflexions d'ordre négatif, ayant pour objet d'écarter ou d'empêcher tout ce qu'une représentation ou une pensée déréglée pourraient y introduire.

43.

Solche Einfälle in den einfachen immanenten Gang der Entwickelung sind jedoch für sich zufällig, und die Bemühung, sie abzuwehren, wird somit selbst mit dieser Zufälligkeit behaftet ; ohnehin ist es vergeblich allen solchen Einfällen, eben weil sie außer der Sache liegen, begegnen zu wollen, und wenigstens wäre Unvollständigkeit das, was hierbei für die systematische Befriedigung verlangt würde.

43.

Mais de telles interventions dans la marche simple et immanente du développement sont pourtant en elles-mêmes accidentelles, et les efforts déployés pour les écarter se trouvent eux-mêmes affectés par cette contingence. Il est d'ailleurs vain de vouloir se prémunir contre toutes ces interventions, même quand elles viennent de l'extérieur, et ce qui serait ici considéré comme une satisfaction systématique ne pourrait que demeurer incomplète.

44.

Aber die eigenthümliche Unruhe und Zerstreuung unseres modernen Bewußtseyns läßt es nicht anders zu, als gleichfalls mehr oder weniger auf nahe liegende Reflexionen und Einfälle Rücksicht zu nehmen, ein plastischer Vortrag erfordert dann auch einen plastischen Sinn des Aufnehmens und Verstehens ; aber solche plastische Jünglinge und Männer so ruhig mit der Selbstverläugnung eigener Reflexionen und Einfälle, womit das Selbstdenken sich zu erweisen ungeduldig ist, nur der Sache folgende Zuhörer, wie sie Plato dichtet, würden in einem modernen Dialoge nicht aufgestellt werden können ; noch weniger dürfte auf solche Leser gezählt werden.

44.

L'inquiétude et l'état d'émiettement de notre conscience moderne nous obligent pourtant à prendre plus ou moins en considération les premières réflexions et idées qui se présentent à notre esprit ; un tel exposé de caractère malléable suppose un esprit souple de la part de ceux qui le reçoivent et le comprennent. Mais les jeunes gens et les hommes doués de cette plasticité, capables de remettre en cause leurs propres réflexions et leurs propres idées, qu'une pensée imbue d'elle-même s'impatiente au contraire de faire valoir, ces jeunes gens qui ne seraient que des auditeurs selon Platon, capables de s'intéresser seulement à la chose et de la suivre exclusivement, ne peuvent figurer dans un moderne Dialogue. Et l'on peut encore moins espérer trouver aujourd'hui des lecteurs de cette sorte !

45.

Im Gegentheil haben sich mir zu häufig und zu heftig solche Gegner gezeigt, welche nicht die einfache Reflexion machen mochten, daß ihre Einfälle und Einwürfe Kategorien enthalten, welche Voraussetzungen sind und selbst erst der Kritik bedürfen, ehe sie gebraucht werden. Die Bewußtlosigkeit hierüber geht unglaublich weit ; sie macht das Grund-Mißverständniß, das üble d. h. ungebildete Benehmen, bei einer Kategorie, die betrachtet wird, etwas Anderes zu denken und nicht diese Kategorie selbst.

45.

Je n'ai eu d'ailleurs que trop souvent, au contraire, affaire à des adversaires incapables de faire cette simple réflexion que les catégories contenues dans leurs pensées et dans leurs observations ne sont que des idées préconçues et doivent d'abord passer par le filtre de la critique avant que l'on puisse les utiliser. L'inconscience qui règne en ce domaine est proprement incroyable, et c'est elle qui est la cause du malentendu fondamental, de l'attitude indigne d'un homme cultivé, qui consiste à penser à propos d'une catégorie dont il est question, à autre chose que cette catégorie elle-même.

46.

Diese Bewußtlosigkeit ist um so weniger zu rechtfertigen, als solches Anderes andere Denkbestimmungen und Begriffe sind, in einem Systeme der Logik aber eben diese anderen Kategorien gleichfalls ihre Stelle müssen gefunden haben, und daselbst für sich der Betrachtung werden unterworfen seyn. Am auffallendsten ist dieß in der überwiegenden Menge von Einwürfen und Angriffen, die auf die ersten Begriffe oder Sätze der Logik, das Seyn und Nichts und das Werden, als welches, selbst eine einfache Bestimmung, wohl unbestritten, — die einfachste Analyse zeigt dieß,— jene beiden Bestimmungen als Momente enthält.

46.

Cette inconscience est d'autant moins justifiable que cet autre chose est là pour d'autres catégories et d'autres concepts, et dans un système logique, et que donc ces autres catégories doivent avoir également trouver leur place et être prises en considération pour elles-mêmes. C'est cela qui caractérise de la façon la plus frappante la plupart des objections et des attaques qui ont été dirigées contre les premiers concepts et propositions de la Logique : l'Être, le Néant, le Devenir ; et c'est cette dernière détermination, simple en elle-même, incontestablement, comme le révèle l'analyse la plus immédiate, qui contient les deux autres comme étant ses moments.

47.

Die Gründlichkeit scheint zu erfordern, den Anfang, als den Grund, worauf Alles gebaut sey, vor Allem aus zu untersuchen, ja nicht weiter zu gehen, als bis er sich fest erwiesen hat, im Gegentheil vielmehr, wenn dieß nicht der Fall ist, alles noch Folgende zu verwerfen. Diese Gründlichkeit hat zugleich den Vortheil, die größte Erleichterung für das Denkgeschäft zu gewähren, sie hat die ganze Entwickelung in diesen Keim eingeschlossen vor sich, und hält sich für mit Allem fertig, wenn sie mit diesem fertig ist, der das Leichteste zum Abthun ist, denn er ist das Einfachste, das Einfache selbst ; es ist die geringe Arbeit, die erforderlich ist, wodurch sich diese so selbst zufriedene Gründlichkeit wesentlich empfiehlt.

47.

Pour aller au fond des choses, il faut d'abord et avant tout rechercher le commencement, comme la base de tout, et ne pas aller plus loin avant de s'être convaincu de sa solidité, et dans le cas contraire, on rejettera tout le reste. Ce fond des choses une fois atteint offre aussitôt l'avantage de faciliter grandement le travail de la pensée, car ce germe contient en lui-même tout le développement, et tout se trouve ainsi déjà fait quand on en a fini avec lui, ce qui est le travail le plus facile, car il porte sur le plus simple, il est le simple en lui-même. C'est un travail facile, mais un travail indispensable, grâce auquel cette profondeur ouverte à elle-même peut s'affirmer absolument.

48.

Diese Beschränkung auf das Einfache läßt der Willkür des Denkens, das für sich nicht einfach bleiben will, sondern seine Reflexionen darüber anbringt, freien Spielraum. Mit dem guten Rechte, sich zuerst nur mit dem Princip zu beschäftigen, und damit sich auf das Weitere nicht einzulassen, thut diese Gründlichkeit in ihrem Geschäfte selbst das Gegentheil hiervon, vielmehr das Weitere, d.i. andere Kategorien als nur das Princip ist, andere Voraussetzungen und Vorurtheile herbeizubringen.

48.

En se limitant ainsi à ce qui est simple, on laisse le champ libre au surgissement de la pensée qui, au lieu de demeurer simple en soi, cherche à présenter ses propres réflexions. Même avec la bonne intention de ne s'occuper que du Principe sans vouloir aller plus loin, cette profondeur aboutit à un résultat opposé, en faisant valoir d'autres catégories que le seul Principe lui-même, d'autres idées préconçues, d'autres préjugés.

49.

Solche Voraussetzungen, daß die Unendlichkeit verschieden von der Endlichkeit, der Inhalt etwas Anderes als die Form, das Innere ein Anderes als das Äußere, die Vermittelung ebenso nicht die Unmittelbarkeit sey, als ob einer dergleichen nicht wüßte, werden zugleich belehrungsweise vorgebracht und nicht sowohl bewiesen, als erzählt und versichert.

49.

Des idées préconçues comme celle qui consiste à considérer l'Infini comme différent du Fini, le contenu comme autre chose que la forme, et l'intérieur différent de l'extérieur, ou le médiatisé comme autre chose que l'immédiat, ces idées-là sont doctement enseignées comme si elles étaient inconnues, et elles sont moins démontrées, assurément, qu'exposées et affirmées.

50.

In solchem Belehren als Benehmen liegt— man kann es nicht anders nennen,— eine Albernheit ; der Sache nach aber Theils das Unberechtigte, dergleichen nur vorauszusetzen und geradezu anzunehmen, Theils aber noch mehr die Unwissenheit, daß es das Bedürfniß und Geschäft des logischen Denkens ist, eben dieß zu untersuchen, ob denn so ein Endliches ohne Unendlichkeit etwas Wahres ist, ebenso solche abstrakte Unendlichkeit, ferner ein formloser Inhalt und eine inhaltlose Form, so ein Inneres für sich, das keine Äußerung hat, eine Äußerlichkeit ohne Innerlichkeit u.s.f.— etwas Wahres, ebenso etwas Wirkliches ist.

50.

Il y a dans cette manière de procéder quelque chose de niais — on ne peut qualifier cela autrement. Il y a en elle quelque chose qui est d'abord injustifié, qui consiste à prendre comme démontré ce qui n'est qu'une idée préconçue ; et il y a quelque chose de pire encore : ignorer que le besoin et la fonction de la pensée consistent à chercher si le Fini et l'Infini sont quelque chose de vrai, et si une abstraction telle que l'Infini, un contenu sans forme et une forme sans contenu, si une intériorité en soi, sans aucune extériorité, ou une extériorité sans intériorité ont quelque vérité, ou même quelque réalité.

51.

Aber diese Bildung und Zucht des Denkens, durch welche ein plastisches Verhalten desselben bewirkt und die Ungeduld der einfallenden Reflexion überwunden würde, wird allein durch das Weitergehen, das Studium und die Produktion der ganzen Entwickelung verschafft.

51.

Mais cette formation et cette éducation de la pensée, par le moyen desquelles elle pourrait acquérir une certaine plasticité, et qui pourraient calmer l'impatience de la réflexion à exhiber ses trouvailles, ne sauraient être autre chose que l'aboutissement de l'étude de son développement complet.

52.

Bei der Erwähnung platonischer Darstellung kann, wer ein selbstständiges Gebäude philosophischer Wissenschaft in modernen Zeiten neu aufzuführen arbeitet, an die Erzählung erinnert werden, daß Plato seine Bücher über den Staat sieben Mal umgearbeitet habe. Die Erinnerung hieran, eine Vergleichung, insofern sie eine solche in sich zu schließen schiene, dürfte nur um so mehr bis zu dem Wunsch treiben, daß für ein Werk, das, als der modernen Welt angehörig, ein tieferes Princip, einen schwereren Gegenstand und ein Material von reicherm Umfang zur Bearbeitung vor sich hat, die freie Muße, es sieben und siebenzig Mal durchzuarbeiten, gewährt gewesen wäre.

52.

À celui qui travaille aujourd'hui, dans nos temps modernes, à édifier une nouvelle science philosophique indépendante, on peut rappeler la légende selon laquelle Platon aurait remanié sept fois de suite ses livres sur la République. Ceci pour dire qu'en comparaison, une œuvre moderne, fondée sur un principe plus profond, qui traite de matériaux plus riches et se trouve devant un objet plus difficile, doit être remaniée, non pas sept fois, mais soixante-dix fois, et que son auteur doit donc disposer de loisirs en conséquence.

53.

So aber mußte der Verfasser, indem er es im Angesicht der Größe der Aufgabe betrachtet, sich mit dem begnügen, was es hat werden mögen, unter den Umständen einer äußerlichen Nothwendigkeit, der unabwendbaren Zerstreuung durch die Größe und Vielseitigkeit der Zeitinteressen, sogar unter dem Zweifel, ob der laute Lärm des Tages und die betäubende Geschwätzigkeit der Einbildung, die auf denselben sich zu beschränken eitel ist, noch Raum für die Theilnahme an der leidenschaftslosen Stille der nur denkenden Erkenntniß offen lasse.

53.

Aussi lui faut-il, en fonction de l'ampleur de la tâche qu'il a à accomplir, se contenter de ce qu'il est parvenu à faire, en fonction des nécessités extérieures, de la multiplicité, de la diversité et de la taille des exigences de son temps, en se demandant si le vacarme de ceux qui l'entourent et ceux qui se laissent griser par lui en pensant faire quelque chose d'utile, peuvent lui laisser un peu de place pour une recherche qui ne se donne que pour objet la connaissance.

Berlin, den 7. November 1831.

Berlin, le 7 novembre 1831.