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SOMMAIRE

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Concept général de la Logique

1.

Es fühlt sich bei keiner Wissenschaft stärker das Bedürfniß, ohne vorangehende Reflexionen, von der Sache selbst anzufangen, als bei der logischen Wissenschaft. In jeder andern ist der Gegenstand, den sie behandelt, und die wissenschaftliche Methode von einander unterschieden; so wie auch der Inhalt nicht einen absoluten Anfang macht, sondern von andern Begriffen abhängt, und um sich herum mit anderem Stoffe zusammenhängt. Diesen Wissenschaften wird es daher zugegeben, von ihrem Boden und dessen Zusammenhang, so wie von der Methode nur lemmatischer Weise zu sprechen, die als bekannt und angenommen vorausgesetzten Formen von Definitionen und dergleichen ohne weiteres anzuwenden, und sich der gewöhnlichen Art des Raisonnements zur Festsetzung ihrer allgemeinen Begriffe und Grundbestimmungen zu bedienen.

1.

Il n'est pas de science pour laquelle le besoin de commencer par la Chose elle-même, et sans aucune réflexion préalable, soit aussi impérieux que pour la Logique. Dans toutes les autres, l'objet qu'il s'agit de traiter et la méthode employée sont distincts ; le contenu ne constitue pas un commencement absolu, mais dépend d'autres concepts, et entretien des rapports avec ce qui l'entoure. Ces sciences peuvent donc s'exprimer de façon lemmatique à propos de leurs objets et de leurs rapports entre eux, elles peuvent utiliser des définitions déjà connues et reconnues, et pour établir leurs concepts généraux et leur déterminations fondamentales, utiliser le raisonnement ordinaire.

2.

Die Logik dagegen kann keine dieser Formen der Reflexion oder Regeln und Gesetze des Denkens voraussetzen, denn sie machen einen Theil ihres Inhalts selbst aus und haben erst innerhalb ihrer begründet zu werden. Nicht nur aber die Angabe der wissenschaftlichen Methode, sondern auch der Begriff selbst der Wissenschaft überhaupt gehört zu ihrem Inhalte, und zwar macht er ihr letztes Resultat aus; was sie ist, kann sie daher nicht voraussagen, sondern ihre ganze Abhandlung bringt dieß Wissen von ihr selbst erst als ihr Letztes und als ihre Vollendung hervor.

2.

Au contraire, la Logique ne peut prendre aucune de ces formes de réflexion, aucune de ces règles, comme point de départ, car elles constituent une partie de son contenu lui-même et doivent d'abord trouver leur fondement au sein de celui-ci. Et ce n'est pas seulement l'énoncé de la méthode scientifique, mais le concept même de la science en général qui fait partie de ce contenu, et constitue d'ailleurs son aboutissement. Elle ne peut donc pas dire à l'avance ce qu'elle est : c'est seulement son traitement complet qui peut fournir ce savoir-là, parce qu'il constitue son dernier terme et son achèvement.

3.

Gleichfalls ihr Gegenstand, das Denken oder bestimmter das begreifende Denken, wird wesentlich innerhalb ihrer abgehandelt; der Begriff desselben erzeugt sich in ihrem Verlaufe, und kann somit nicht vorausgeschickt werden. Was daher in dieser Einleitung vorausgeschickt wird, hat nicht den Zweck, den Begriff der Logik etwa zu begründen, oder den Inhalt und die Methode derselben zum voraus wissenschaftlich zu rechtfertigen, sondern, durch einige Erläuterungen und Reflexionen, in raisonnirendem und historischem Sinne, den Gesichtspunkt, aus welchem diese Wissenschaft zu betrachten ist, der Vorstellung näher zu bringen.

3.

Il en est de même pour son objet, c'est-à-dire la pensée, ou plus exactement la pensée conceptuelle, qui ne peut être traitée qu'à l'intérieur de la Logique elle-même. Son concept se dévoile dans son développement, et ne peut donc être présenté au préalable.[ref3]
Ce qui est présenté dans cette introduction, ne s'est donc pas donné pour but de fonder le concept de la Logique, non plus que donner une justification scientifique à son contenu et à sa méthode, mais bien plutôt, à travers quelques éclaircissements et réflexions, de constituer une approche d'ordre historique et raisonnée sur la façon dont il faut envisager cette science.

4.

Wenn die Logik als die Wissenschaft des Denkens im Allgemeinen angenommen wird, so wird dabei verstanden, daß dieß Denken die bloße Form einer Erkenntniß ausmache, daß die Logik von allem Inhalte abstrahire, und das sogenannte zweite Bestandstück, das zu einer Erkenntniß gehöre, die Materie, anderswoher gegeben werden müsse, daß somit die Logik als von welcher diese Materie ganz und gar unabhängig sey, nur die formalen Bedingungen wahrhafter Erkenntniß angeben, nicht aber reale Wahrheit selbst enthalten, noch auch nur der Weg zu realer Wahrheit seyn könne, weil gerade das Wesentliche der Wahrheit, der Inhalt, außer ihr liege.

4.

Quand on dit que la Logique est la science de la la pensée en général, on entend par là que cette pensée n'est que la forme simple d'une connaissance, et que la Logique fait abstraction de tout contenu, et que le deuxième élément constituant de la connaissance, le matériau doit provenir d'ailleurs ; par voie de conséquence, la Logique, dont ce matériau est tout à fait indépendant, ne peut donc fournir que les conditions formelles de la connaissance véritable, et non la vérité réelle elle-même, non plus qu'elle ne saurait être le chemin conduisant à cette dernière, précisément parce l'élément essentiel de la vérité , le contenu, est situé en dehors d'elle.

5.

Vors Erste aber ist es schon ungeschickt zu sagen, daß die Logik von allem Inhalte abstrahire, daß sie nur die Regeln des Denkens lehre, ohne auf das Gedachte sich einzulassen und auf dessen Beschaffenheit Rücksicht nehmen zu können. Denn da das Denken und die Regeln des Denkens ihr Gegenstand seyn sollen, so hat sie ja unmittelbar daran ihren eigenthümlichen Inhalt; sie hat daran auch jenes zweite Bestandstück der Erkenntniß, eine Materie, um deren Beschaffenheit sie sich bekümmert.

5.

Tout d'abord, il est inexact de dire que la Logique fait abstraction de tout contenu, qu'elle n'enseigne que le les règles de la pensée, sans se soucier de ce qui est pensé, et sans se préoccuper de la constitution de celui-ci. Puisque la pensée et les règles de la pensée doivent être son objet, ce sont donc elles qui forment, sans médiation, son contenu propre. Elle dispose aussi du second élément constitutif de la connaissance, une matière dont la structure ne peut la laisser indifférente.

6.

Allein zweitens sind überhaupt die Vorstellungen, auf denen der Begriff der Logik bisher beruhte, Theils bereits untergegangen, Theils ist es Zeit, daß sie vollends verschwinden, daß der Standpunkt dieser Wissenschaft höher gefaßt werde, und daß sie eine völlig veränderte Gestalt gewinne.

6.

Mais en second lieu, on peut dire que d'une façon générale, les représentations sur lesquelles reposait jusqu'ici le concept de la Logique ont en partie disparu, ou que le temps est venu de toutes façons pour elles de disparaître complètement, pour que le point de vue de cette science puisse atteindre un niveau plus élevé, et qu'elle puisse acquérir un caractère radicalement différent. 

7.

Der bisherige Begriff der Logik beruht auf der im gewöhnlichen Bewußtseyn ein für allemal vorausgesetzten Trennung des Inhalts der Erkenntniß und der Form derselben, oder der Wahrheit und der Gewißheit.

7.

Le concept de Logique en vigueur jusqu'à maintenant repose sur la distinction, faite une fois pour toutes dans la conscience ordinaire, entre le contenu de la connaissance et la forme de cette dernière, ou encore entre la vérité et la certitude.

8.

Es wird erstens vorausgesetzt, daß der Stoff des Erkennens, als eine fertige Welt außerhalb des Denkens, an und für sich vorhanden, daß das Denken für sich leer sey, als eine Form äußerlich zu jener Materie hinzutrete, sich damit erfülle, erst daran einen Inhalt gewinne und dadurch ein reales Erkennen werde.

8.

On pose d'une part la matière de la connaissance comme un monde achevé en et pour soi hors de la pensée, pensée qui serait vide en soi, comme une forme qui s'appliquerait de l'extérieur à cette matière, qu'elle s'en remplirait, et que de cette façon elle acquérerait un contenu et une connaissance réelle.

9.

Alsdann stehen diese beiden Bestandtheile, — (denn sie sollen das Verhältniß von Bestandtheilen haben, und das Erkennen wird aus ihnen mechanischer oder höchstens chemischer Weise zusammengesetzt —) in dieser Rangordnung gegen einander, daß das Objekt ein für sich Vollendetes, Fertiges sey, das des Denkens zu seiner Wirklichkeit vollkommen entbehren könne, da hingegen das Denken etwas Mangelhaftes sey, das sich erst an einem Stoffe zu vervollständigen, und zwar als eine weiche unbestimmte Form sich seiner Materie angemessen zu machen habe. Wahrheit ist die Uebereinstimmung des Denkens mit dem Gegenstande, und es soll, um diese Uebereinstimmung hervorzubringen, — denn sie ist nicht an und für sich vorhanden, — das Denken nach dem Gegenstande sich fügen und bequemen.

9.

D'autre part, ces deux éléments constitutifs — parce qu'ils doivent avoir ce comportement, et parce que la connaissance émanerait d'eux mécaniquement, ou tout au plus comme chimiquement —, se tiennent l'un en face de l'autre dans un ordre hiérarchique, de telle façon que l'objet serait quelque chose d'achevé, d'accompli, qui pour pour son effectivité n'aurait pas besoin de la pensée, tandis que la pensée serait quelque chose d'incomplet, qui aurait besoin d'une matière pour s'achever, et comme une forme molle, indéterminée, devrait s'adapter à cette matière. La vérité serait alors l'accord entre la pensée et l'objet, mais comme elle n'est pas présente, ni en soi ni pour soi, il faudrait, pour que cet accord ait lieu, que la pensée s'adapte à l'objet.

10.

Drittens, indem die Verschiedenheit der Materie und der Form, des Gegenstandes und des Denkens nicht in jener neblichten Unbestimmtheit gelassen, sondern bestimmter genommen wird, so ist jede eine von der andern geschiedene Sphäre. Das Denken kommt daher in seinem Empfangen und Formiren des Stoffs nicht über sich hinaus, sein Empfangen und sich nach ihm Bequemen bleibt eine Modifikation seiner selbst, es wird dadurch nicht zu seinem Andern; und das selbstbewußte Bestimmen gehört ohnedieß nur ihm an; es kommt also auch in seiner Beziehung auf den Gegenstand nicht aus sich heraus zu dem Gegenstande, dieser bleibt als ein Ding an sich, schlechthin ein Jenseits des Denkens.

10.

En troisième lieu et enfin, comme la diversité de la matière et de la forme, de l'objet et de la pensée ne doit pas être maintenue dans cette nébuleuse indétermination, mais définie d'une façon précise, on doit les considérer comme relevant de deux sphères distinctes. La pensée, en appréhendant et formant la matière, en s'accommodant à elle, ne se dépasse pas en cela, mais ne réalise que sa propre modification, sans devenir autre qu'elle-même. Et de fait, ce qui est déterminé par conscience de soi n'appartient qu'à lui-même. Dans son rapport à l'objet, il n'échappe pas à lui-même en s'objectivant, il demeure une chose-en-soi, comme un au delà de la pensée.

11.

Diese Ansichten über das Verhältnis des Subjektes und Objekts zu einander drücken die Bestimmungen aus, welche die Natur unsers gewöhnlichen, des erscheinenden Bewußtseins ausmachen; aber diese Vorurtheile, in die Vernunft übergetragen, als ob in ihr dasselbe Verhältniß Gott finde, als ob dieses Verhältniß an und für sich Wahrheit habe, so sind sie die Irrthümer, deren durch alle Theile des geistigen und natürlichen Universums durchgeführte Widerlegung die Philosophie ist, oder die vielmehr, weil sie den Eingang in die Philosophie versperren, vor derselben abzulegen sind.

11.

Ces vues sur le rapport entre le sujet et l'objet montrent les déterminations dont est issue la nature ordinaire, de notre conscience surgissante. Mais ces préjugés, une fois transférés dans la raison, comme si le même rapport existait en elle, comme si ce rapport avait en lui et pour lui valeur de vérité, sont alors les erreurs dont la réfutation relève de la philosophie, à travers toutes les parties de l'univers spirituel et naturel, ou plutôt celles dont il faut se libérer parce qu'elles barrent la route même de la philosophie avant qu'on ne puisse l'aborder.

12.

Die ältere Metaphysik hatte in dieser Rücksicht einen höhern Begriff von dem Denken als in der neuern Zeit gäng und gäb geworden ist. Jene legte nämlich zu Grunde, daß das, was durchs Denken von und an den Dingen erkannt werde, das allein an ihnen wahrhaft Wahre sey; somit nicht sie in ihrer Unmittelbarkeit, sondern sie erst in die Form des Denkens erhoben, als Gedachte. Diese Metaphysik hielt somit dafür, daß das Denken und die Bestimmungen des Denkens nicht ein den Gegenständen Fremdes, sondern vielmehr deren Wesen sey, oder daß die Dinge und das Denken derselben, (— wie auch unsere Sprache eine Verwandtschaft derselben ausdrückt, —) an und für sich übereinstimmen, daß das Denken in seinen immanenten Bestimmungen, und die wahrhafte Natur der Dinge, ein und derselbe Inhalt sey.

12.

L'ancienne métaphysique avait, dans cette perspective, une plus haute conception de la pensée que celle qui a cours désormais. Celle-là prenait comme point de départ que tout ce que nous connaissons par la pensée sur les choses et au sujet des choses, constitue la vérité sur elles. Elle les concevait donc non dans leur immédiateté, mais d'abord comme des formes portées par la pensée, des choses pensées. Cette métaphysique considérait donc, que la pensée et ses déterminations, loin d'être étrangères à l'objet, constituaient plutôt au contraire son Être, ou bien que les choses et la pensée de ces choses s'harmonisent (comme dans notre langue il existe une parenté entre ces termes), et que la pensée, dans ses détermination immanentes, et la véritable nature des choses ne sont qu'un seul et même contenu.

13.

Aber der reflektirende Verstand bemächtigte sich der Philosophie. Es ist genau zu wissen, was dieser Ausdruck sagen will, der sonst vielfach als Schlagwort gebraucht wird; es ist überhaupt darunter der abstrahirende und damit trennende Verstand zu verstehen, der in seinen Trennungen beharrt. Gegen die Vernunft gekehrt beträgt er sich als gemeiner Menschenverstand und macht seine Ansicht geltend, daß die Wahrheit auf sinnlicher Realität beruhe, daß die Gedanken nur Gedanken seyen, in dem Sinne, daß erst die sinnliche Wahrnehmung ihnen Gehalt und Realität gebe, daß die Vernunft, insofern sie an und für sich bleibe, nur Hinrgespinnste erzeuge. In diesem Verzichtthun der Vernunft auf sich selbst, geht der Begriff der Wahrheit verloren, sie ist darauf eingeschränkt, nur subjektive Wahrheit, nur die Erscheinung zu erkennen, nur etwas, dem die Natur der Sache selbst nicht entspreche; das Wissen ist zur Meinung zurückgefallen.

13.

Mais l'entendement réflexif s'est emparé de la philosophie. Il convient de savoir exactement ce que signifie cette expression, employée couramment. On entend généralement par là l'entendement qui abstrait et de ce fait sépare, celui qui persévère dans la séparation. Par rapport à la raison, il se comporte comme entendement humain ordinaire, et s'applique à faire valoir sa vision, selon laquelle la vérité reposerait sur la réalité sensible, que les idées ne sont que des idées, au sens où c'est la perception sensible qui leur donnerait leur contenu et leur réalité — et que la raison, n'étant rien d'autre que ce qu'elle est en elle-même et pour elle-même, ne pourrait engendrer que des chimères. Dans ce renoncement à elle-même de la raison, le concept de la Vérité s'est perdu : elle s'est rabattue sur la Vérité subjective, pour ne connaître que le phénomène, quelque chose qui ne correspond pas à la nature de la Chose elle-même. Le savoir a régressé au niveau de l'opinion.

14.

Diese Wendung jedoch, welche das Erkennen nimmt, und die als Verlust und Rückschritt erscheint, hat das Tiefere zum Grunde, worauf überhaupt die Erhebung der Vernunft in den höhern Geist der neuern Philosophie beruht. Der Grund jener allgemein gewordenen Vorstellung ist nämlich in der Einsicht von dem nothwendigen Widerstreite der Bestimmungen des Verstandes mit sich selbst, zu suchen.

14.

Mais cette direction prise par la connaissance, et qui apparaît comme une perte et une régression, repose sur le socle à partir duquel, en général, la raison peut s'élever jusqu'à l'esprit de la philosophie moderne. Le fondement de cette représentation devenue universelle, on peut le trouver dans le nécessaire conflit de la détermination de l'esprit avec lui-même.

15.

— Die schon namhaft gemacht Reflexion ist dieß, über das konkrete Unmittelbare hinaus zu gehen, und dasselbe zu bestimmen und zu trennen. Aber sie muß ebenso sehr über diese ihre trennenden Bestimmungen hinausgehen, und sie zunächst beziehen. Auf dem Standpunkte dieses Beziehens tritt der Widerstreit derselben hervor.

15.

La réflexion dont il a déjà été fait état est telle qu'elle dépasse le concret immédiat, qu'elle le détermine et le divise. Mais elle doit tout autant dépasser ces déterminations séparatrices qui sont les siennes, et aussitôt les relier. C'est quand s'opère cette installation que le conflit apparaît entre les déterminations.

16.

Dieses Beziehen der Reflexion gehört an sich der Vernunft an; die Erhebung über jene Bestimmungen, die zur Einsicht des Widerstreits derselben gelangt, ist der große negative Schritt zum wahrhaften Begriffe der Vernunft. Aber die nicht durchgeführte Einsicht fällt in den Mißverstand, als ob die Vernunft es sey, welche in Widerspruch mit sich gerathe; sie erkennt nicht, daß der Widerspruch eben das Erheben der Vernunft über die Beschränkungen des Verstandes und das Auflösen derselben ist. Statt von hier aus den letzten Schritt in die Höhe zu thun, ist die Erkenntniß von dem Unbefriedigenden der Verstandesbestimmungen zu der sinnlichen Existenz zurückgeflohen, an derselben das Feste und Einige zu haben vermeinend.

16.

Cette mise en place de la réflexion relève en soi de la raison. Le dépassement de ces déterminations, qui mène à l'intelligence de leurs conflits, est le grand pas négatif opéré en direction du véritable concept de Raison. Mais le raisonnement qui n'est pas mené à bien conduit à une méprise : comme si la raison était ce qui entre en conflit avec soi-même ; on ne voit pas que la contradiction est précisément le moyen d'élever la raison au-dessus des limitations de l'entendement en dénouant celles-ci. Plutôt que de faire, à partir de là, le dernier pas vers les hauteurs, la connaissance, insatisfaite des déterminations de l'entendement, se trouve refoulée vers l'expérience sensible, pensant avoir trouvé là ce qui est le Ferme et l'Unique.

17.

Indem aber auf der andern Seite diese Erkenntniß sich als die Erkenntniß von Erscheinendem weiß, wird das Unbefriedigende derselben eingestanden, aber zugleich vorausgesetzt, als ob zwar nicht die Dinge an sich, aber doch innerhalb der Sphäre der Erscheinung richtig erkannt würde; als ob dabei gleichsam nur die Art der Gegenstände verschieden wäre, und die eine Art, nämlich die Dinge an sich zwar nicht, aber doch die andere Art, nämlich die Erscheinungen, in die Erkenntniß fielen. Wie wenn einem Manne richtige Einsicht beigemessen würde, mit dem Zusatz, daß er jedoch nichts Wahres, sondern nur Unwahres einzusehen fähig sey. So ungereimt das Letztere wäre, so ungereimt ist eine wahre Erkenntniß, die den Gegenstand nicht erkennte, wie er an sich ist.

17.

Mais comme, d'un autre côté, cette connaissance se reconnaît elle-même comme la connaissance de ce qui relève du phénomène, elle se rend compte de ce qu'il y a d'insatisfaisant en elle, et donc du même coup, que les choses ne peuvent être connues véritablement en tant que telles, mais seulement dans la sphère du phénoménal. Comme si la manière d'être des choses pouvait seule être changée, et que la chose-en-soi ne pouvait être connue, alors que le phénomène, au contraire, le pouvait. Comme si on considérait qu'un homme pouvait voir juste, mais en précisant que ce n'est pas le vrai, mais seulement le non-vrai qu'il est capable de voir. Autant cette idée est de la dernière absurdité, autant est absurde celle d'une vraie connaissance qui ne connaîtrait pas son objet, tel qu'il est en soi.

18.

Die Kritik der Formen des Verstandes hat das angeführte Resultat gehabt, daß diese Formen keine Anwendung auf die Dinge an sich haben. — Dieß kann keinen andern Sinn haben, als daß diese Formen an ihnen selbst etwas Unwahres sind. Allein indem sie für die subjektive Vernunft und für die Erfahrung als geltend gelassen werden, so hat die Kritik keine Aenderung an ihnen selbst bewirkt, sondern läßt sie für das Subjekt in derselben Gestalt, wie sie sonst für das Objekt galten. Wenn sie aber ungenügend für das Ding an sich sind, so müßte der Verstand, dem sie angehören sollen, noch weniger dieselben sich gefallen lassen und damit vorlieb nehmen wollen. Wenn sie nicht Bestimmungen des Dings an sich seyn können, so können sie noch weniger Bestimmungen des Verstandes seyn, dem wenigstens die Würde eines Dings an sich zugestanden werden sollte.

18.

La critique des formes de l'entendement a eu le résultat attendu?: ces formes sont inapplicables aux choses en soi. - Il n'y a pas d'autre sens à cela que dire que ces formes sont en quelque sorte quelque chose de non-vrai pour elles-mêmes. Mais en les considérant comme valables pour la raison subjective et pour l'expérience, la critique n'effectue aucune transformation sur elles : elle les laisse au contraire pour le sujet dans le même état que celui où elles se trouvaient auparavant vis à vis de l'objet. De sorte que si elles sont insuffisantes pour la chose en soi, il faut alors que l'entendement dont elles doivent dépendre soit encore moins disposé à les accepter, et donc à s'en accommoder. Si elles ne peuvent suffire à la détermination de la chose en soi, elles peuvent encore moins suffire à la détermination de l'entendement, auquel, pour le moins, devrait être accordé la dignité d'une chose en soi.

§

§ Noir et blanc font du gris

19.

Die Bestimmungen des Endlichen und Unendlichen sind in demselben Widerstreit, es sey, daß sie auf Zeit und Raum, auf die Welt angewendet werden, oder daß sie Bestimmungen innerhalb des Geistes seyen; so gut als schwarz und weiß ein Grau geben, ob sie an einer Wand, oder aber noch auf der Pallete mit einander vereinigt werden; wenn unsere Weltvorstellung sich auflöst, indem die Bestimmungen des Unendlichen und Endlichen auf sie übergetragen werden, so ist noch mehr der Geist selbst, welcher sie beide in sich enthält, ein in sich selbst Widersprechendes, ein sich Auflösendes. — Es ist nicht die Beschaffenheit des Stoffes oder Gegenstandes, worauf sie angewendet würde, oder in dem sie sich befänden, was einen Unterschied ausmachen kann; denn der Gegenstand hat nur durch und nach jenen Bestimmungen den Widerspruch an ihm.

19.

Les déterminations du Fini et de l'Infini se trouvent elles aussi dans la même situation conflictuelle, qu'il s'agisse du temps et de l'espace, ou du monde en général, ou qu'il s'agisse des déterminations internes à l'Esprit lui-même. C'est ainsi qu'un mélange de noir et de blanc fait un gris, que ce soit sur un mur ou bien sur la palette. Si notre représentation du monde se désagrège lorsque nous y incorporons les déterminations du Fini et de l'Infini, alors c'est encore plus vrai pour l'Esprit lui-même, qui les contient toutes deux : il est celui qui se contredit, et celui qui se dissout. — Ce n'est pas la nature du matériau ou de l'objet sur lequel elles s'appliquent ou dans lequel elles se trouvent, qui établit une différence : c'est seulement en fonction de chaque détermination que l'objet présente en lui-même une contradiction.

20.

Jene Kritik hat also die Formen des objektiven Denkens nur vom Ding entfernt, aber sie im Subjekt gelassen, wie sie vorgefunden. Sie hat dabei nämlich diese Formen nicht an und für sich selbst, nach ihrem eigenthümlichen Inhalt, betrachtet, sondern sie lemmatisch aus der subjektiven Logik geradezu aufgenommen; so daß von einer Ableitung ihrer an ihnen selbst, oder auch einer Ableitung derselben als subjektiv-logischer Formen, noch weniger aber von der dialektischen Betrachtung derselben die Rede war.

20.

Cette critique [des formes de l'Entendement] n'a donc fait qu'éloigner les formes de la pensée objective de la chose elle-même, tout en les laissant dans le sujet telles qu'elle les y avait trouvées auparavant. Elle n'a donc pas considéré ces formes en elles-mêmes et pour elles-mêmes, d'après leur contenu spécifique, mais au contraire, elle les a empruntées telles quelles, lemmatiquement, à la logique subjective. Il ne pouvait donc être question de leur déduction à partir d'elles-mêmes, ou à partir de leurs formes dans la logique subjective, et encore moins à partir de leur traitement dialectique.

21.

Der konsequenter durchgeführte transcendentale Idealismus hat die Richtigkeit des von der kritischen Philosophie noch übrig gelassenen Gespensts des Dings-an-sich, dieses abstrakten von allem Inhalt abgeschiedenen Schattens erkannt, und den Zweck gehabt, ihn vollends zu zerstören. Auch machte diese Philosophie den Anfang, die Vernunft aus sich selbst ihre Bestimmungen darstellen zu lassen. Aber die subjektive Haltung dieses Versuchs ließ ihn nicht zur Vollendung kommen. Fernerhin ist diese Haltung und mit ihr auch jener Anfang und die Ausbildung der reinen Wissenschaft aufgegeben worden.

21.

L'idéalisme transcendental mené de façon conséquente a fort justement identifié le spectre des choses-en-soi laissé par la philosophie critique, cette ombre abstraite dépouillée de tout contenu, et s'est donné pour objectif de le détruire. Cette philosophie a donc pris son origine dans le souci de laisser la Raison présenter ses déterminations à partir d'elle-même. Mais le comportement subjectif de cette tentative ne lui a pas permis de parvenir à ses fins. Par la suite, cette attitude et avec elle tout début de construction d'une science pure ont été abandonnés.

22.

Ganz ohne Rücksicht auf metaphysische Bedeutung aber wird dasjenige betrachtet, was gemeinhin unter Logik verstanden wird. Diese Wissenschaft, in dem Zustande, worin sie sich noch befindet, hat freilich keinen Inhalt der Art, wie er als Realität und als eine wahrhafte Sache in dem gewöhnlichen Bewußtseyn gilt, Aber sie ist nicht aus diesem Grunde eine formelle, inhaltsvoller Wahrheit entbehrende Wissenschaft. In jenem Stoffe, der in ihr vermißt, welchem Mangel das Unbefriedigende derselben zugeschrieben zu werden pflegt, ist ohnehin das Gebiet der Wahrheit nicht zu suchen. Sondern das Gehaltlose der logischen Formen liegt vielmehr allein in der Art, sie zu betrachten und zu behandeln.

22.

Mais c'est sans aucun égard pour sa signification métaphysique que l'on considère ce qui est normalement compris sous le terme de “Logique”. Cette science, dans l'état où elle se trouve encore actuellement, n'a certes pas de contenu tel qu'il puisse avoir pour la conscience ordinaire valeur de réel ou de chose véritable. Mais elle n'est pas pour autant une science formelle, privée de tout contenu de vérité. Il ne faut cependant pas chercher en elle, dans ce matériau qui lui fait défaut et dont le manque constitue justement ce qu'il y a en elle d'insatisfaisant, le siège de la Vérité ; au contraire, ce manque de contenu logique concerne plutôt la façon de les envisager, de les traiter.

23.

Indem sie als feste Bestimmungen aus einander fallen und nicht in organischer Einheit zusammengehalten werden, sind sie todte Formen, und haben den Geist in ihnen nicht wohnen, der ihre lebendige konkrete Einheit ist. Damit aber entbehren sie des gediegenen Inhalts, — einer Materie, welche Gehalt an sich selbst wäre. Der Inhalt, der an den logischen Formen vermißt wird, ist nichts anderes, als eine feste Grundlage und Konkretion dieser abstrakten Bestimmungen,; und ein solches substantielles Wesen pflegt für sie außen gesucht zu werden. Aber die logische Vernunft selbst ist das Substantielle oder Reelle, das alle abstrakten Bestimmungen in sich zusammenhält, und ihre gediegene, absolut-konkrete Einheit ist. Nach dem also, was eine Materie genannt zu werden pflegt, brauchte nicht weit gesucht zu werden; es ist nicht Schuld des Gegenstandes der Logik, wenn sie gehaltlos seyn soll, sondern allein der Art, wie derselbe gefaßt wird.

23.

Quand ces formes sont fixement déterminées, séparées les unes des autres, et ne forment pas une unité organique, elle sont comme mortes ; elles ne recèlent pas en elles l'esprit qui constitue leur unité concrète et vivante. Et de ce fait, elles manquent du contenu convenable — un matériau qui serait sa propre teneur. Le contenu qui se trouve faire défaut aux formes logiques n'est rien d'autre que la détermination forte et comme la concrétion de ces déterminations concrètes. Et un contenu substantiel de cette sorte est d'ordinaire recherché à l'extérieur. Mais la Raison Logique elle-même est la substance ou le réel, ce qui maintient ensemble toutes les déterminations abstraites, et constitue son unité absolue et concrète. D'après quoi on peut voir qu'il n'est pas besoin d'aller chercheer si loin ce qu'on appelle Matière ; si la Logique est dépourvue de teneur, ce n'est pas la faute de son objet, c'est à cause de la façon dont on saisit cet objet.

24.

Diese Reflexion führt näher auf die Angabe des Standpunkts, nach welchem die Logik zu betrachten ist, inwiefern er sich von der bisherigen Behandlungsweise dieser Wissenschaft unterscheidet, und der allein wahrhafte Standpunkt ist, auf den sie in Zukunft für immer zu stellen ist.

24.

Cette réflexion nous rapproche du point de vue auquel il faut se placer pour examiner la Logique, point de vue qui diffère de ceux qui étaient adoptés jusqu'ici à l'égard de cette science, et qui sera le seul valable, une fois pour toutes, à l'avenir.

25.

In der Phänomenologie des Geistes habe ich das Bewußtseyn in seiner Fortbewegung von dem ersten unmittelbaren Gegensatz seiner und des Gegenstandes bis zum absoluten Wissen dargestellt. Dieser Weg geht durch alle Formen des Verhältnisses des Bewußtseyns zum Objekte durch, und hat den Begriff der Wissenschaft zu seinem Resultate. Dieser Begriff bedarf also (abgesehen davon, daß er innerhalb der Logik selbst hervorgeht) hier keiner Rechtfertigung, weil er sie daselbst erhalten hat; und er ist keiner andern Rechtfertigung fähig, als nur dieser Hervorbringung desselben durch das Bewußtseyn, dem sich seine eignen Gestalten alle in denselben als in die Wahrheit auflösen.

25.

Dans la Phénoménologie de l'Esprit, j'ai présenté le développement de la conscience depuis sa première opposition immédiate vis à vis de l'objet, jusqu'au Savoir Absolu. Le chemin ainsi suivi passe par toutes les formes du rapport de la conscience et de l'Objet, et a pour résultat le concept de Science. Ce concept n'a donc ici besoin d'aucune justification (d'autant qu'il vient au jour de lui-même à l'intérieur de la Logique), puisque qu'il la porte en lui-même. Et il n'est d'ailleurs aucune autre justification possible que celle de son apparition via la conscience, dans laquelle toutes ses modalités se résolvent en une seule : la Vérité.

26.

— Eine raisonnirende Begründung der Erläuterung des Begriffs der Wissenschaft kann zum höchsten dieß leisten, daß er vor die Vorstellung gebracht und eine historische Kenntniß davon bewirkt werde; aber eine Definition der Wissenschaft oder näher der Logik hat ihren Beweis allein in jener Nothwendigkeit ihres Hervorgangs. Eine Definition, mit der irgend eine Wissenschaft den absoluten Anfang macht, kann nichts anders enthalten, als den bestimmten, regelrechten Ausdruck von demjenigen, was man sich zugegebner- und bekanntermaßen unter dem Gegenstande und Zweck der Wissenschaft vorstellt. Daß man sich gerade dieß darunter vorstelle, ist eine historische Versicherung in Ansehung deren man sich allein auf dieses und jenes Anerkannte berufen, oder eigentlich nur bittweise beibringen kann, daß man dieß und jenes als anerkannt gelten lassen möge.

26.

L'explication rationnellement fondée du concept de Science peut tout au plus en donner une représentation et une connaissance d'ordre historique ; mais une définition de la Science, ou plutôt de la Logique, ne peut tirer sa preuve que de la nécessité de son apparition. Une définition, dont une science fait son point de départ Absolu ne peut consister en rien d'autre que l'expression méthodique, précise, de ce que l'on se représente couramment et communément comme l'objet et le but de cette science. Que l'on se représente cela est justement une affirmation d'ordre historique, à l'égard de laquelle on peut seulement en appeler à ceci ou cela de déjà connu, ou quelque chose qu'à proprement parler, on ne peut évoquer qu'à condition de le considérer comme déjà connu.

27.

Es hört gar nicht auf, daß der Eine daher, der Andere dorther einen Fall und Instanz beibringt, nach der auch noch etwas mehr und anderes bei diesem und jenem Ausdrucke zu verstehen, in dessen Definition also noch eine nähere oder allgemeinere Bestimmung aufzunehmen und darnach auch die Wissenschaft einzurichten sey. — Es kommt dabei ferner auf Raisonnement an, was alles und bis zu welcher Grenze und Umfang es hereingezogen oder ausgeschlossen werden müsse; dem Raisonnement selbst aber steht das mannigfaltigste und verschiedenartigste Dafürhalten offen, worüber am Ende allein die Willkür eine feste Bestimmung abschließen kann. Bei diesem Verfahren, die Wissenschaft mir ihrer Definition anzufangen, wird von dem Bedürfniß nicht die Rede, daß die Nothwendigkeit ihres Gegenstandes und damit ihrer selbst aufgezeigt würde.

27.

Cela n'empêche pas les uns ou les autres d'introduire ici ou là un cas, une instance, qui permette d'entendre par cette expression plus, et autre chose, que ce qu'elle ne dit, à compléter cette définition par une détermination plus précise ou plus générale, et d'orienter la Science en fonction de cela.
C'est au raisonnement qu'il revient de décider de ce qui doit être admis ou rejeté, et jusqu'à quelle limite cette acceptation ou ce rejet peuvent être menés. Mais en laissant toute liberté au raisonnement quant à la diversité et à la variété de l'opinion, c'est finalement l'arbitraire seul qui peut imposer une stricte détermination. Si l'on adopte ce procédé qui consiste à débuter la science par sa définition, il ne saurait être question d'avoir besoin de démontrer la nécessité de son objet, et par là même sa propre nécessité.

28.

Der Begriff der reinen Wissenschaft und seiner Deduktion wird in gegenwärtiger Abhandlung also insofern vorausgesetzt, als die Phänomenologie des Geistes nichts anderes als die Deduktion desselben ist. Das absolute Wissen ist die Wahrheit aller Weisen des Bewußtseins, weil, wie jener Gang desselben es hervorbrachte, nur in dem absoluten Wissen, die Trennung des Gegenstandes von der Gewißheit seiner selbst vollkommen sich aufgelöst hat, und die Wahrheit, dieser Gewißheit, so wie diese Gewißheit, der Wahrheit gleich geworden ist.

28.

C'est le concept de la science pure et de sa déduction que nous adopterons comme point de départ dans la présente étude, dans la mesure où la Phénoménologie de l'Esprit n'est pas autre chose que cette déduction. Le savoir absolu est la Vérité de toutes les modalités de la conscience, puisque, ainsi que l'a montré l'évolution de celle-ci, c'est seulement dans le savoir absolu que se trouve parfaitement résolue la dissociation de l'objet et de la certitude de lui-même, de même que pour la Vérité de cette certitude et la certitude de la Vérité.

29.

Die reine Wissenschaft setzt somit die Befreiung von dem Gegensatze des Bewußtseyns voraus. Sie enthält den Gedanken, insofern er eben so sehr die Sache an sich selbst ist, oder die Sache an sich selbst, insofern sie ebenso sehr der reine Gedanke ist. Als Wissenschaft ist die Wahrheit das reine sich entwicklende Selbstbewußtseyn, und hat die Gestalt des Selbst, daß das an und für sich seyende gewußter Begriff, der Begriff als solcher aber das an und für sich seyende ist.

29.

La science pure suppose donc l'affranchissement par rapport à l'opposition à la conscience. Elle contient l'idée, dans la mesure où cette idée est la Chose en Soi, ou bien la Chose en Soi, dans la mesure où elle est l'idée pure. En tant que science, la Vérité est la conscience pure en développement, elle a la forme du Soi-même, c'est-à-dire que le concept conscient de l'en-soi et du pour-soi est en fait le concept en-soi et pour-soi lui-même.

30.

Dieses objektive Denken ist denn der Inhalt der reinen Wissenschaft. Sie ist daher so wenig formell, sie entbehrt so wenig der Materie zu einer wirklichen und wahren Erkenntniß, daß ihr Inhalt vielmehr allein das absolute Wahre, oder wenn man sich noch des Worts Materie bedienen wollte, die wahrhafte Materie ist, — eine Materie aber, der die Form nicht ein Aeußerliches ist, da diese Materie vielmehr der reine Gedanke, somit die absolute Form selbst ist. Die Logik ist sonach als das System der reinen Vernunft, als das Reich des reinen Gedankens zu fassen. Dieses Reich ist die Wahrheit, wie sie ohne Hülle an und für sich selbst ist. Man kann sich deswegen ausdrücken, daß dieser Inhalt die Darstellung Gottes ist, wie er in seinem ewigen Wesen vor der Erschaffung der Natur und des endlichen Geistes ist.

30.

C'est cette pensée objective qui est le contenu de la science pure. Elle est de ce fait si peu formelle, si loin de pouvoir se passer de matière pour une connaissance réelle et vraie, que c'est plutôt son contenu qui est la Vérité absolue, ou bien que, si l'on veut absolument continuer à employer les vocable “matière”, qui est la véritable “matière”, — mais une matière dont la forme ne lui est pas étrangère, une matière qui est plutôt la pensée pure elle-même, et par là la forme absolue. La Logique doit donc être pensée comme le système de la Raison Pure, le domaine de la pensée pure. Ce domaine est celui de la Vérité, telle qu'elle existe en-soi et pour-soi, sans masque. On peut donc en dire que ce contenu est une représentation de Dieu, tel qu'il est dans son essence éternelle, anticipant la création de la nature et d'un esprit fini.

31.

Anaxagoras wird als derjenige gepriesen, der zuerst den Gedanken ausgesprochen habe, daß der Nus, der Gedanke, das Princip der Welt, daß das Wesen der Welt als der Gedanke bestimmt ist. Er hat damit den Grund zu einer Intellektualansicht des Universums gelegt, deren reine Gestalt die Logik seyn muß. Es ist in ihr nicht um ein Denken über etwas, das für sich außer dem Denken zu Grunde läge, zu thun, um Formen, welche bloße Merkmale der Wahrheit abgeben sollten; sondern die nothwendigen Formen und eigenen Bestimmungen des Denkens sind der Inhalt und die höchste Wahrheit selbst.

31.

On vante Anaxagore pour avoir été le premier à énoncer que le noûs, la pensée, constitue le principe du monde, et que l'Essence du monde est constitué par la pensée. En cela il a jeté les bases d'une vision intellectualiste de l'Univers, dont la Logique doit être la forme pure. Il ne s'agirait pas chez elle d'une pensée sur quelque chose, dont l'entité résiderait en dehors de la pensée, des formes qui constitueraient de simples signes de la Vérité, mais les formes nécessaires et les déterminations propres de la pensée sont le contenu et la Vérité suprême elle-même.

32.

Um dieß in der Vorstellung wenigstens aufzunehmen, ist die Meinung auf die Seite zu legen, als ob die Wahrheit etwas Handgreifliches seyn müsse. Solche Handgreiflichkeit wird zum Beispiel selbst noch in die platonischen Ideen, die in dem Denken Gottes sind, hineingetragen, als ob sie gleichsam existirende Dinge, aber in einer andern Welt oder Region seyen, außerhalb welcher die Welt der Wirklichkeit sich befinde und eine von jenen Ideen verschiedene, erst durch diese Verschiedenheit reale Substantialität habe.

32.

Mais pour se représenter cela quelque peu au moins, il faut se défaire de l'opinion selon laquelle la Vérité serait quelque chose de tangible. Cette façon de voir est encore présente, par exemple, dans les Idées platoniciennes, qui résident dans la pensée de Dieu, comme si elles étaient des choses ayant une existence réelle, mais situées dans un autre monde ou une région diféfrente, et que par rapport à elles, le monde réel serait un mode extérieur, chacune de ces idées lui étant différente et cette différence constituant sa véritable substantialité.

33.

Die platonische Idee ist nichts anderes, als das Allgemeine oder bestimmter der Begriff des Gegenstandes; nur in seinem Begriffe hat Etwas Wirklichkeit; insofern es von seinem Begriffe verschieden ist, hört es auf wirklich zu seyn, und ist ein Nichtiges; die Seite der Handgreiflichkeit und des sinnlichen Außersichseyns gehört dieser nichtigen Seite an.

33.

L'idée platonicienne n'est rien d'autre que l'Universel, ou plus précisément le concept de l'objet. Ce n'est que dans son concept que quelque chose a une réalité. Dans la mesure où ce quelque chose s'écarte de son concept, il cesse d'être réel, il devient non-existant. Son côté tangible et son existence en dehors de lui-même ne sont que des aspects de cette non-existence.

34.

— Von der andern Seite aber kann man sich auf die eigenen Vorstellungen der gewöhnlichen Logik berufen; es wird nämlich angenommen, daß z.B. Definitionen nicht Bestimmungen enthalten, die nur ins erkennende Subjekt fallen, sondern die Bestimmungen des Gegenstandes, welche seine wesentlichste eigenste Natur ausmachen. Oder wenn von gegebenen Bestimmungen auf andere geschlossen wird, wird angenommen, daß das Erschlossene nicht ein dem Gegenstande Aeußerliches und Fremdes sey, sondern daß es ihm vielmehr selbst zukomme, daß diesem Denken das Seyn entspreche.

34.

D'un autre côté, cependant, on peut invoquer les représentations propres à la Logique courante. On admet en effet, par exemple, les définitions qui ne comportent pas de déterminations relevant du sujet connaissant, mais sont des déterminations de l'objet, et qui constituent sa nature intime et essentielle. Ou bien quand on passe de déterminations données à d'autres, on admet que celles-ci ne lui soient pas étrangères ni extérieures, mais qu'elles lui sont plutôt propres, et que cette pensée en désigne l'Être.

35.

— Es liegt überhaupt bei dem Gebrauche der Formen des Begriffs, Urtheils, Schlusses, Definition, Division u.s.f. zu Grunde, daß sie nicht bloß Formen des selbstbewußten Denken sind, sondern auch des gegenständlichen Verstandes. Denken ist ein Ausdruck, der die in ihm enthaltene Bestimmung vorzugsweise dem Bewußtseyn beilegt. Aber insofern gesagt wird, daß Verstand, daß Vernunft in der gegenständlichen Welt ist, daß der Geist und die Natur allgemeine Gesetze habe, nach welchen ihr Leben und ihre Veränderung sich machen, so wird zugegeben, daß die Denkbestimmungen eben so sehr objektiven Werth und Existenz haben.

35.

D'une manière générale, ce qui est à la base même de formes telle que le concept, le jugement, le syllogisme, la définition, la division, etc., c'est le fait qu'elles ne soient pas seulement des formes de la pensée consciente, mais aussi celles de l'entendement appliqué aux objets. — Penser est un terme qui, de par sa propre détermination, relève de la conscience. Mais pour autant qu'on dise que la compréhension, la Raison est dans le monde objectif, que l'esprit et la Nature ont des lois générales, auxquelles elles conforment leur vie et leurs variations, on admet du même coup que les déterminations de la pensée ont eux aussi une valeur et une existence objectives.

36.

Die kritische Philosophie machte zwar bereits die Metaphysik zur Logik, aber sie, wie der spätere Idealismus, gab, wie vorhin erinnert worden, aus Angst vor dem Objekt den logischen Bestimmungen eine wesentlich subjektive Bedeutung; dadurch bleiben sie zugleich mit dem Objekte, das sie flohen, behaftet, und ein Ding-an-sich, ein unendlicher Anstoß, blieb als ein Jenseits an ihnen übrig.

36.

La philosophie critique a certes déjà transformé la Métaphysique en Logique ; mais tout comme l'idéalisme qui l'a suivie, et comme cela a été montré plus haut, elle a donné aux détermination logiques une tournure essentiellement subjective, due à la crainte éprouvée face à l'objet. Ces déterminations se sont donc ainsi trouvées contaminées par l'objet même qu'elles fuyaient, et elles ont conservé une empreinte, une trace ineffaçable de la Chose-en-soi.

37.

Aber die Befreiung von dem Gegensatze des Bewußtseyns, welche die Wissenschaft muß voraussetzen können, erhebt die Denkbestimmungen über diesen ängstlichen, unvollendeten Standpunkt, und fordert die Betrachtung derselben, wie sie an und für sich, ohne eine solche Beschränkung und Rücksicht, das Logische, das Rein-vernünftige sind.

37.

Mais l'affranchissement envers l'opposition manisfestée par la conscience, que la science doit présupposer comme réalisé, permet aux déterminations de dépasser ce point de vue incomplet, induit par la crainte, et les amène à être envisagées telles qu'elle sont, en-soi et pour-soi, sans la moindre restriction ni précaution, c'est-à-dire comme le Logique, le rationnel pur.

38.

Kant preist sonst die Logik, nämlich das Aggregat von Bestimmungen und Sätzen, das im gewöhnlichen Sinne Logik heißt, darüber glücklich, daß ihr vor andern Wissenschaften eine so frühe Vollendung zu Theil geworden sey; seit Aristoteles habe sie keinen Rückschritt gethan, aber auch keinen Schritt vorwärts, das Letztere deswegen, weil sie allem Ansehen nach geschlossen und vollendet zu seyn scheine. —

38.

- Kant fait la louange de la logique, c'est-à-dire à l'ensemble des déterminations et propositions qui, dans le sens courant, constituent ce qu'on appelle la Logique, parce qu'elle a été constituée de bonne heure, avant les autres sciences. Et c'est vrai que depuis Aristote, si elle n'a pas fait un pas en arrière, elle n'a pas non plus fait de pas en avant, pour la bonne raison qu'elle semblait déjà complètement achevée et close.

39.

Wenn die Logik seit Aristoteles keine Veränderung erlitten hat, — wie denn in der That die Veränderungen, wenn man die neuern Kompendien der Logik betrachtet, häufig mehr nur in Weglassungen bestehen, — so ist daraus eher zu folgern, daß sie um so mehr einer totalen Umarbeitung bedürfe; denn ein zweitausendjähriges Fortarbeiten des Geistes muß ihm ein höheres Bewußtseyn über sein Denken und über seine reine Wesenheit in sich selbst, verschafft haben.

39.

Or, si depuis Aristote, la Logique n'a effectivement subi aucun changement, — et en effet, sur la question du changement, il n'est que de consulter les manuels les plus récents pour s'en convaincre : il s'agit plutôt d'éliminations que de modifications —  on doit en conclure qu'elle a d'autant plus besoin d'être révisée, car le travail de l'esprit durant deux millénaires doit avoir permis à celui-ci d'accéder à une plus haute conscience de sa pensée et de son essentialité.

40.

Die Vergleichung der Gestalten, zu denen sich der Geist der praktischen und der religiösen Welt und der Geist der Wissenschaft in jeder Art reellen und ideellen Bewußtseyns emporgehoben hat, mit der Gestalt, in der sich die Logik, sein Bewußtseyn über sein reines Wesen, befindet, zeigt einen zu großen Unterschied, als daß es nicht der oberflächlichsten Betrachtung sogleich auffallen sollte, daß dieß letztere Bewußtseyn den erstern Erhebungen durchaus unangemessen und ihrer unwürdig ist.

40.

La comparaison entre les formes auxquelles sont parvenus l'Esprit du monde concret et religieux, et celui de la science, dans tous les mode de conscience, réelle et idéale, avec la forme par laquelle la Logique prend conscience de sa pure essence, montre une différence tellement grande qu'est immédiatement visible la disproportion entre cette conscience-là et le premier surgissement de celle-ci, encore indigne d'elle.

41.

In der That ist das Bedürfniß einer Umgestaltung der Logik längst gefühlt worden. In der Form und im Inhalt, wie sie sich in den Lehrbüchern zeigt, ist sie, man darf sagen, in Verachtung gekommen. Sie wird noch mitgeschleppt mehr im Gefühle, daß eine Logik überhaupt nicht zu entbehren sey, und aus einer noch fortdauernden Gewohnheit an die Tradition von ihrer Wichtigkeit, als aus Ueberzeugung, daß jener gewöhnliche Inhalt und die Beschäftigung mit jenen leeren Formen Werth und Nutzen habe.

41.

En fait, la nécessité d'une transformation de la Logique était ressentie depuis longtemps. Aussi bien dans sa forme que dans son contenu, ainsi qu'on peut le constater dans les manuels, elle ne s'est attirée (on peut le dire) que du mépris. On la traîne encore avec soi, parce qu'on garde l'idée que la Logique en général est indispensable, par une habitude, par une importance due à la tradition, plutôt que par la conviction que le fait de s'occuper de ce contenu banal et de ces formes vides puisse avoir jamais quelque valeur et utilité.

42.

Die Erweiterungen, die ihr durch psychologisches, pädagogisches und selbst physiologisches Material eine Zeitlang gegeben wurden, sind nachher für Verunstaltungen ziemlich allgemein anerkannt worden. An und für sich muß ein großer Theil dieser psychologischen, pädagogischen, physiologischen Beobachtungen, Gesetze und Regeln, sie mochten in der Logik, oder wo es sey, stehen, als sehr schaal und trivial erscheinen.

42.

Les développements qui lui ont été apportés pendant un certain temps à travers des matériaux relevant de la pychologie, de la pédagogie, et même de la physiologie, ont été pratiquement presque tous, par la suite, reconnus comme des déformations. Une grande partie de ces observations, de ces lois et de ces règles, qu'elles fassent partie de la Logique ou qu'elles viennent d'ailleurs, apparaissent comme triviales et fades.

43.

Vollends solche Regeln, als zum Beispiel, daß man dasjenige durchdenken und prüfen solle, was man in Büchern lese oder mündlich höre; daß man, wenn man nicht gut sehe, seinen Augen durch Brillen zu Hülfe zu kommen habe, — Regeln, die von den Lehrbüchern in der sogenannten angewandten Logik, und zwar ernsthaft in Paragraphen abgetheilt gegeben wurden, auf daß man zur Wahrheit gelange, — müssen jedermann als überflüßig vorkommen, — nur höchstens dem Schriftsteller oder Lehrer nicht, der in Verlegenheit ist, den sonst zu kurzen und todten Inhalt der Logik durch irgend etwas auszudehnen.

43.

Finalement, des règles, comme par exemple, celle qui dit que l'on doit examiner et vérifier ce qu'on lit dans les livres ou que l'on entend dire, ou que l'on doit porter des lunettes si on a une mauvaise vue, — de telles règles, que l'on trouve dans les manuels de logique appliquée, et réparties avec le plus grand sérieux dans des paragraphes devant permettre d'accéder à la Vérité, tout le monde devrait les trouver superflues ! — à la notable exception de l'auteur de l'ouvrage, ou du professeur, incapable de donner plus d'ampleur, de quelque façon que ce soit, au contenu étriqué et désuet de la Logique. [Comm 43]

44.

Was solchen Inhalt betrifft, so ist schon oben der Grund angegeben worden, warum er so geistlos ist. Die Bestimmungen desselben gelten in ihrer Festigkeit unverrückt, und werden nur in äußerliche Beziehung miteinander gebracht. Dadurch daß bei den Urtheilen und Schlüssen die Operationen vornehmlich auf das Quantitative der Bestimmungen zurückgeführt und gegründet werden, beruht Alles auf einem äußerlichen Unterschiede, auf bloßer Vergleichung, wird ein völlig analytisches Verfahren und begriffloses Kalkuliren. Das Ableiten der sogenannten Regeln und Gesetze, des Schließens vornehmlich, ist nicht viel besser, als ein Befingern von Stäbchen von ungleicher Länge, um sie nach ihrer Größe zu sortiren und zu verbinden, — als die spielende Beschäftigung der Kinder, von mannigfaltig zerschnittenen Gemälden die passenden Stücke zusammen zu suchen.

44.

En ce qui concerne le contenu lui-même, il a été dit plus haut déjà pour quelle raison l'esprit en est absent. Les déterminations en sont considérées comme fixes et inébranlables, et n'ayant entre elles que des rapports extérieurs. Dans la mesure où, en ce qui concerne les jugements et les syllogismes, les opérations se trouvent essentiellement ramenées à l'aspect quantitatif qu'on leur donne pour base, tout repose donc sur une différence extérieure, sur la simple comparaison, et devient un procédé totalement analytique, un calcul d'où le concept est absent. La déduction faite à partir des prétendues lois et règles, surtout celles du syllogisme, ne vaut pas beaucoup mieux que la manipulation de bâtonnets de longueurs différentes dans le but de les trier et les rassembler selon leur taille — comme le font les enfants dans le jeu qui consiste à réunir les morceaux découpés d'une image.

45.

— Man hat daher nicht mit Unrecht dieses Denken dem Rechnen und das Rechnen wieder diesem Denken gleichgesetzt. In der Arithmetik werden die Zahlen als das Begrifflose genommen, das außer seiner Gleichheit oder Ungleichheit, das heißt, außer seinem ganz äußerlichen Verhältnisse keine Bedeutung hat, das weder an ihm selbst, noch dessen Beziehung ein Gedanke ist.

45.

Ce n'est donc pas à tort que l'on a comparé cette façon de penser au calcul et le calcul à cette façon de penser. Dans l'arithmétique, les nombres sont considérés comme dépourvus de concept, comme n'ayant aucune importance en dehors de leur égalité ou inégalité, en dehors de leurs rapports purement extérieurs, comme quelque chose qui, en soi-même ou dans les rapports qu'il entretient, n'a aucune signification, n'a rien à voir avec une “idée”.

46.

Wenn auf mechanische Weise ausgerechnet wird, daß dreiviertel mit zweidrittel multipliziert, ein Halbes ausmacht, so enthält diese Operation ungefähr so viel und so wenig Gedanken, als die Berechnung, ob in einer Figur diese oder jene Art des Schlusses Statt haben könne.

46.

Quand on calcule de façon mécanique, quand on trouve que trois-quarts multipliés par deux-tiers donnent une moitié, cette opération recèle à peu près autant et aussi peu de pensée que le calcul fait pour savoir si dans une figure [de raisonnement] telle ou telle forme de syllogisme peut être employée.

47.

Damit daß dieß todte Gebein der Logik durch den Geist zu Gehalt und Inhalt belebt werde, muß ihre Methode diejenige seyn, wodurch sie allein fähig ist, reine Wissenschaft zu seyn. In dem Zustande, in dem sie sich befindet, ist kaum eine Ahnung von wissenschaftlicher Methode zu erkennen. Sie hat ungefähr die Form einer Erfahrungswissenschaft.

47.

Pour que ce squelette de Logique puisse par l'intermédiaire de l'esprit, recevoir vie et contenu, sa méthode doit être telle qu'elle soit capable d'en faire une science pure. Dans l'état où elle se trouve actuellement, il est bien difficile d'y trouver l'amorce d'une méthode scientifique : elle n'a guère que la forme d'une science expérimentale.

48.

Erfahrungswissenschaften haben für das, was sie seyn sollen, ihre eigenthümliche Methode, des Definirens und des Klassificirens ihres Stoffes, so gut es geht, gefunden. Auch die reine Mathematik hat ihre Methode, die für ihre abstrakten Gegenstände und für die quantitative Bestimmung, in der sie allein betrachtet, passend ist.

48.

Les sciences expérimentales ont, de leur côté, pour ce qu'elles doivent être, trouvé tant bien que mal leurs propres méthodes de défintion et de classification des matières dont elles traitent. Même les mathématiques pures ont leur propre méthode, qui convient à ses objets abstraits et aux déterminations quantitatives, sous lesquelles elle se contente de les examiner.

49.

Ich habe über diese Methode und überhaupt das Untergeordnete der Wissenschaftlichkeit, die in der Mathematik Statt finden kann, in der Vorrede zur Phänomenologie des Geistes, das Wesentliche gesagt; aber sie wird auch innerhalb der Logik selbst näher betrachtet werden. Spinoza, Wolf und Andere haben sie verführen lassen, sie auch auf die Philosophie anzuwenden, und den äußerlichen Gang der begrifflosen Quantität zum Gange des Begriffes zu machen, was an und für sich widersprechend ist.

49.

Sur cette méthode, et de façon générale, sur le rôle subordonné du caractère scientifique que l'on peut trouver dans la Mathématique, j'ai dit l'essentiel dans la Préface à la Phénoménologie de l'Esprit ; mais cela se trouvera examiné encore plus en détails à l'intérieur de la Logique elle-même. Spinoza, Wolf, et d'autres se sont laissé égarer à l'appliquer aussi à la Philosophie, jusqu'à faire de l'évolution extérieure de la quantité, qui n'a rien à voir avec le concept, l'évolution du concept lui-même, ce qui est une contradiction en soi.

50.

Bisher hatte die Philosophie ihre Methode noch nicht gefunden; sie betrachtete mit Neid das systematische Gebäude der Mathematik und borgte sie, wie gesagt, von ihr, oder behalf sich mit der Methode von Wissenschaften, die nur Vermischungen von gegebenem Stoffe, Erfahrungssätzen und Gedanken sind, — oder half sich auch mit dem rohen Wegwerfen aller Methode. Die Exposition dessen aber, was allein die wahrhafte Methode der philosophischen Wissenschaft seyn kann, fällt in die Abhandlung der Logik selbst; denn die Methode ist das Bewußtseyn über die Form der inneren Selbstbewegung ihres Inhalts.

50.

Jusqu'à présent, la philosophie n'a pas encore trouvé sa méthode ; elle considérait avec envie l'édifice systématique de la mathématique et, comme nous l'avons dit, lui empruntait sa méthode, ou utilisait celle des sciences, qui ne sont qu'un mélange de matériaux donnés, d'idées, et de propositions déduites de  l'expérience — quand elle ne préférait pas carrément rejeter toute méthode. Mais l'exposé de ce qui, seul, peut être la véritable méthode de la science philosophique appartient au domaine de la Logique elle-même, car la méthode en est la conscience de la forme que revêt le mouvement interne de son contenu.

51.

Ich habe in der Phänomenologie des Geistes ein Beispiel von dieser Methode, an einem konkreteren Gegenstande, an dem Bewußtseyn aufgestellt. Es sind hier Gestalten des Bewußtseyns, deren jede in ihrer Realisirung sich zugleich selbst auflöst, ihre eigene Negation zu ihrem Resultate hat, — und damit in eine höhere Gestalt übergegangen ist. Das Einzige, um den wissenschaftlichen Fortgang zu gewinnen, und um dessen ganz einfache Einsicht sich wesentlich zu bemühen ist, — ist die Erkenntniß des logischen Satzes, daß das Negative ebenso sehr positiv ist, oder daß das sich Widersprechende sich nicht in Null, in das abstrakte Nichts auflöst, sondern wesentlich nur in die Negation seines besonderen Inhalts, oder daß eine solche Negation nicht alle Negation, sondern die Negation der bestimmten Sache, die sich auflöst, somit bestimmte Negation ist; daß also im Resultate wesentlich das enthalten ist, woraus es resultirt; — was eigentlich eine Tautologie ist, denn sonst wäre es ein Unmittelbares, nicht ein Resultat. Indem das Resultirende, die Negation, bestimmte Negation ist, hat sie einen Inhalt.

51.

J'ai présenté, dans la Phénoménologie de l'Esprit un exemple de cette méthode, portant sur un objet plus concret, la conscience.
Il existe des formes de la conscience, dont chacune, en se réalisant, se dissout elle-même, et a pour résultat sa propre négation, et ce faisant, passe dans une forme supérieure.
La seule façon de remporter la compétition scientifique, la seule et simple raison pour laquelle on doive faire des efforts, c'est la connaissance de la proposition logique selon laquelle le négatif est en même temps positif, ou que ce qui se contredit n'est pas Nul, ne se résoud pas en Néant abstrait, mais au contraire essentiellement et seulement dans la Négation de son contenu propre, ou encore que c'est cette Négation, et non toutes les Négations, mais la négation de la chose déterminée, qui se dissout, et qui est donc une Négation déterminée ; ainsi dans le résultat se trouve essentiellement le contenu d'où il provient ; il s'agit donc d'une tautologie, car sinon ce serait une donnée immédiate, et non un résultat. En tant qu'elle est ce qui résulte, la négation est une négation déterminée, elle a un contenu.

52.

Sie ist ein neuer Begriff, aber der höhere, reichere Begriff als der vorhergehende; denn sie ist um dessen Negation oder Entgegengesetztes reicher geworden; enthält ihn also, aber auch mehr als ihn, und ist die Einheit seiner und seines Entgegengesetzten. — In diesem Wege hat sich das System der Begriffe überhaupt zu bilden, — und in unaufhaltsamen, reinem, von Außen nichts hereinnehmendem Gange, sich zu vollenden.

52.

La négation est donc un concept nouveau, et plus élevé, plus riche que le précédent, du fait même de la négation de celui-ci, de son contraire ; il contient donc le premier, mais il contient plus que lui, dans la mesure où il est l'unité de lui et son contraire. C'est en suivant cette voie que doit se former le système général du concept, et qu'il doit arriver à son terme par une marche ininterrompue, pure de tout apport extérieur.

53.

Wie würde ich meinen können, daß nicht die Methode, die ich in diesem Systeme der Logik befolgt, — oder vielmehr die dieß System an ihm selbst befolgt, — noch vieler Vervollkommnung, vieler Durchbildung im Einzelnen fähig sey, aber ich weiß zugleich, daß sie die einzige wahrhafte ist. Dieß erhellt für sich schon daraus, daß sie von ihrem Gegenstande und Inhalte nichts Unterschiedenes ist; — denn es ist der Inhalt in sich, die Dialektik, die er an ihm selbst hat, welche ihn fortbewegt. Es ist klar, daß keine Darstellungen für wissenschaftlich gelten können, welche nicht den Gang dieser Methode gehen und ihrem einfachen Rhythmus gemäß sind, denn es ist der Gang der Sache selbst.

53.

Comment pourrais-je ignorer que la méthode que j'ai suivie dans ce Système de la Logique — ou plutôt celle que ce Système suit en lui-même — requiert encore beaucoup de perfectionnements ? Mais en même temps je sais qu'elle est la seule qui vaille. Cela ressort déjà du fait qu'elle n'est en rien différente de son objet et de son contenu. Car en effet c'est son contenu, la dialectique qu'il contient en lui-même qui le pousse en avant. Il est clair qu'il n'y a pas de représentation qui puisse passer pour scientifique si elle ne suit pas la voie de cette méthode et si elle n'est pas conforme à son rythme propre, car c'est le rythme et la voie de la chose elle-même.

54.

In Gemäßheit dieser Methode erinnere ich, daß die Eintheilungen und Ueberschriften der Bücher, Abschnitte und Kapitel, die in dem Werke angegeben sind, so wie etwa die damit verbundenen Erklärungen, zum Behuf einer vorläufigen Uebersicht gemacht, und daß sie eigentlich nur von historischem Werthe sind. Sie gehören nicht zum Inhalte und Körper der Wissenschaft, sondern sind Zusammenstellungen der äußeren Reflexion, welche das Ganze der Ausführung schon durchlaufen hat, daher die Folge seiner Momente voraus weiß und angiebt, ehe sie noch durch die Sache selbst sich herbeiführen.

54.

En accord avec cette méthode je précise que les divisions et les titres des livres, les divisions et les chapitres figurant dans cet ouvrage, de même que les explications qui s'y rattachent, ont seulement pour objet d'en donner un aperçu provisoire, et n'ont à proprement parler qu'une valeur historique. Ils ne font pas partie du contenu et du corps de la science, ils résument les résultats de la réflexion extérieure qui a déjà parcouru la totalité du sujet, et donc connaît la succession de ses moments et la produit, avant que cela ne survienne du fait de la chose elle-même.

55.

In den anderen Wissenschaften sind solche Vorausbestimmungen und Eintheilungen gleichfalls für sich nichts anderes, als solche äußere Angaben; aber auch innerhalb der Wissenschaft werden sie nicht über diesen Charakter erhoben. Selbst in der Logik zum Beispiel, heißt es etwa, "die Logik hat zwei Hauptstücke, die Elementarlehre und die Methodik", alsdann unter der Elementarlehre findet sich ohne weiteres etwa die Ueberschrift: Gesetze des Denkens; — alsdann erstes Kapitel: von den Begriffen. Erster Abschnitt: von der Klarheit der Begriffe u.s.f. — Diese ohne irgend eine Deduktion und Rechtfertigung gemachten Bestimmungen und Eintheilungen machen das systematische Gerüste und den ganze Zusammenhang solcher Wissenschaften aus. Eine solche Logik sieht es für ihren Beruf an, davon zu sprechen, daß die Begriffe und Wahrheiten aus Principien müssen abgeleitet seyn; aber bei dem, was sie Methode nennt, wird auch nicht von weitem an ein Ableiten gedacht. Die Ordnung besteht etwa in der Zusammenstellung von Gleichartigem, in der Vorausschickung des Einfacheren vor dem Zusammengesetzten und anderen äußerlichen Rücksichten. Aber in Rücksicht eines inneren, nothwendigen Zusammenhangs bleibt es bei dem Register der Abtheilungsbestimmungen, und der Uebergang macht sich nur damit, daß es jetzt heißt: Zweites Kapitel; — oder: wir kommen nunmehr zu den Urtheilen, u. dergl.

55.

Dans les autres sciences, ces prédéterminations et divisions ne sont rien d'autre non plus que des données externes, et elles conservent ce caractère à l'intérieur de la science elle-même. Dans la Logique elle-même, par exemple, cela s'énonce ainsi : “La Logique comporte deux parties principales, la théorie élémentaire, et la méthodologie.” Et en dessous de la “Théorie élémentaire”, on trouve, sans transition, quelque chose comme le titre : « Lois de la pensée » ; et puis « Premier Chapitre : du concept ». « Première section : De la clarté des concepts »... etc.
Ces divisions et ces déterminations faites sans la moindre déduction ni justification constituent cependant la charpente systémique et toute la cohérence de telles sciences.

56.

Auch die Ueberschriften und Eintheilungen, die in diesem Systeme vorkommen, sollen für sich keine andere Bedeutung haben, als die der Inhaltsanzeige. Außerdem aber muß die Nothwendigkeit des Zusammenhangs und die immanente Entstehung der Unterschiede sich in der Abhandlung der Sache selbst vorfinden, denn sie fällt in die eigene Fortbestimmung des Begriffes.

56.

Une telle Logique considère comme de son devoir de proclamer que les concepts et le vérités doivent être déduits des Principes ; mais pour ce qu'elle appelle “Méthode”, il n'est pourtant pas question de déduction. L'ordonnancement consiste en somme dans le fait de réunir ce qui est de même nature, de faire passer ce qui est le plus simple avant ce qui est composé, et autres considérations externes. Mais en ce qui concerne la cohésion interne nécessaire, on en reste au registre des déterminations-divisions, et toute la progression se résume à ceci : « Chapitre deux. » Ou bien à : « Nous en venons maintenant aux jugements » et autres choses du même ordre.