prev

SOMMAIRE

prev

Allgemeine Einteilung der Logik - Division générale de la Logique

SYNOPSIS : § Les triangles § Deux aspects du concept § Importance de Kant § Critique de Kant § Logique et Métaphysique

1. 

In dem, was über den Begriff dieser Wissenschaft und wohin seine Rechtfertigung falle, gesagt worden ist, liegt, daß die allgemeine Eintheilung hier nur vorläufig seyn, gleichsam nur insofern angegeben werden kann, als der Verfasser die Wissenschaft bereits kennt, daher historisch hier zum Voraus anzuführen im Stande ist, zu welchen Hauptunterschieden sich der Begriff in seiner Entwickelung bestimmen wird.

1. 

De ce que nous avons dit concernant le concept de cette science, et d'où elle tire sa justification, il résulte que l'auteur ne peut en donner qu'une division provisoire, celle que, en somme, il connaît déjà, en tant qu'auteur de cette science, et d'après laquelle un aperçu historique peut en être donné, avec les principales ramifications que ce concept a subies au cours de son développement.

2. 

Doch kann versucht werden, das was zum Eintheilen erforderlich ist, zum Voraus im Allgemeinen verständlich zu machen, obgleich auch dabei ein Verfahren der Methode in Anspruch genommen werden muß, das seine volle Verständigung und Rechtfertigung erst innerhalb der Wissenschaft erhält. - Zuvörderst also ist zu erinnern, daß hier vorausgesetzt wird, die Eintheilung müsse mit dem Begriffe zusammenhängen, oder vielmehr in ihm selbst liegen. Der Begriff ist nicht unbestimmt, sondern bestimmt an ihm selbst ; die Eintheilung aber drückt entwickelt diese seine Bestimmtheit aus ; sie ist das Urtheil desselben, nicht ein Urtheil über irgend einen äußerlich genommenen Gegenstand, sondern das Urtheilen, d. i. Bestimmen des Begriffs an ihm selbst.

2. 

On peut cependant essayer de donner une idée générale des principes qui doivent présider à la division, même si de ce fait on doit se permettre d'utiliser un procédé qui ne ture sa pleine justification et intelligibilité qu'à l'intérieur de la science. — Il convient d'abord de rappeler que nous partons de cette idée que la division doit être liée au concept, ou plutôt même, qu'il doit être se situer en lui.
Le concept n'est pas indéterminé ; au contraire, il est sa propre détermination. Et c'est la division qui exprime, élabore, celle-ci. Elle en constitue le jugement, non pas le jugement sur tel ou tel objet extérieur donné, mais le jugement par lequel le concept se trouve défini, déterminé comme tel, et de lui-même.

§

§ Les triangles

3. 

Die Rechtwinklichkeit, Spitzwinklichkeit u. s. f. , wie die Gleichseitigkeit u. s. f. , nach welchen Bestimmungen die Dreiecke eingetheilt werden, liegt nicht in der Bestimmtheit des Dreiecks selbst, d. h. nicht in dem, was der Begriff des Dreiecks genannt zu werden pflegt, ebenso wenig als in dem, was für den Begriff des Thieres überhaupt, oder des Säugethiers, Vogels u. s. w. die Bestimmungen liegen, nach welchen jenes in Säugethiere, Vögel u. s. w. und diese Klassen in weitere Gattungen eingetheilt werden. Solche Bestimmungen werden anderswoher, aus der empirischen Anschauung aufgenommen ; sie treten zu jenem sogenannten Begriffe von Außen hinzu. In der philosophischen Behandlung des Eintheilens muß der Begriff selbst sich als ihren Ursprung enthaltend zeigen.

3. 

Les divisions portant sur les triangles, par exemple, en triangles rectangles, isocèles, etc. sont des déterminations qui qui ne sont pas intrinsèques au triangle lui-même, c'est-à-dire qu'elles ne font pas partie de ce que l'on appelle généralement le concept de triangle, aussi peu que, dans le règne animal, les déterminations en oiseaux, mammifères et autres catégories, ou bien les ordres qui les englobent, dans le concept d'animal en général. Ces déterminations proviennent de l'observation empirique : c'est depuis l'extérirut qu'elles rejoignent ce que l'on appelle “concepts”. Dans le traitement philosophique de la division, c'est le concept lui-même qui doit se montrer comme étant la source de ces déterminations.

4. 

Der Begriff der Logik aber selbst ist in der Einleitung als das Resultat einer jenseits liegenden Wissenschaft, damit hier gleichfalls als eine Voraussetzung angegeben worden. Die Logik bestimmte sich danach als die Wissenschaft des reinen Denkens, die zu ihrem Princip das reine Wissen habe, die nicht abstrakte, sondern dadurch konkrete lebendige Einheit, daß in ihr der Gegensatz des Bewußtseyns von einem subjektiv — für sich Seyenden und einem zweiten solchen Seyenden, einem Objektiven, als überwunden, und das Seyn als reiner Begriff an sich selbst, und der reine Begriff als das wahrhafte Seyn gewußt wird. Dieß sind sonach die beiden Momente, welche im Logischen enthalten sind. Aber sie werden nun als untrennbar seyend gewußt, nicht wie im Bewußtseyn jedes auch als für sich seyend ; dadurch, allein, daß sie zugleich als unterschiedene (jedoch nicht für sich seyende) gewußt werden, ist ihre Einheit nicht abstrakt, todt, unbewegend, sondern konkret.

4. 

Le concept de Logique, nous l'avons montré dans l'Introduction, est le résultat d'une science qui se situe au-delà de lui, et donc, de ce fait, est pareillement une hypothèse ? La Logique se définit donc de ce fait comme la science du penser pur, de ce qui, par son principe, possède le savoir pur, non-abstrait, mais au contraire, de par son unité concrète et vivante, parce qu'en elle se trouve réduite la contradiction du subjectif : un étant pour soi, et un second étant, objectif, ou encore, l'être en tant que pur concept en lui-même, et le pur concept de la l'Être véritable.
Tels sont donc les deux moments que comporte la Logique. Mais ils sont perçus désormais comme des entités inséparables, et non comme résidant chacun pour soi tels qu'ils apparissent dans la conscience. Et du fait qu'ils sont ainsi perçus comme distincts (et non cependant comme existant chacun pour soi), leur unité n'est nullement abstraite, morte, immobile, mais au contraire concrète.

5. 

Diese Einheit macht das logische Princip zugleich als Element aus, so daß die Entwickelung jenes Unterschiedes, der sogleich in ihm ist, nur innerhalb dieses Elementes vor sich geht. Denn indem die Eintheilung, wie gesagt worden, das Urtheil des Begriffs, das Setzen der ihm schon immanenten Bestimmung und damit seines Unterschiedes ist, so darf dieß Setzen nicht als ein Wiederauflösen jener konkreten Einheit in ihre Bestimmungen, wie sie als für sich seyend gelten sollen, gefaßt werden, was hier ein leeres Zurückgehen auf den vorigen Standpunkt, den Gegensatz des Bewußtseyns wäre ; dieser ist vielmehr verschwunden ; jene Einheit bleibt das Element, und aus ihr tritt jenes Unterscheiden der Eintheilung und überhaupt der Entwickelung nicht mehr heraus.

5. 

Cette unité fait en même temps du principe logique un élément, de sorte que l'élaboration de cette distinction qu'il implique en même temps, s'effectue seulement à l'intérieur de lui-même. Car du fait que la division, comme il a été dit plus haut, constitue le jugement porté sur le concept, le choix posé sur sa détermination déjà immanente, et donc sa différence, ce choix ne doit pas avoir pour effet de re-décomposer chaque unité concrète en ses diverses déterminations, telles qu'elles devraient exister par elles-mêmes : cela signifierait un retour au point de vue antérieur, à l'opposition à la conscience. Cette opposition-là a plutôt disparu : chaque unité demeure l'élément dont le parcours ne va plus au-delà de la distinction due à la division et au développement en général.

6. 

Damit sind die früher (auf dem Wege zur Wahrheit) für sich seyenden Bestimmungen, wie ein Subjektives und Objektives, oder auch Denken und Seyn oder Begriff und Realität, wie sie in irgend einer Rücksicht bestimmt worden seyn mögen, nun in ihrer Wahrheit, d. i. in ihrer Einheit, zu Formen herabgesetzt. In ihrem Unterschiede blieben sie daher selbst an sich der ganze Begriff und dieser wird in der Eintheilung nur unter seinen eigenen Bestimmungen gesetzt.

6. 

De ce fait, les déterminations qui auparavant (sur le chemin de la Vérité) existaient chacune pour-soi, en tant que subjectives et objectives, ou en pensée et en existence, en concept et réalité, de quelque façon qu'elle aient pu être déterminées, se trouvent maintenant posées dans leur vérité, c'est-à-dire dans leur unité, à l'état de formes.
Elles demeurent pour elles-mêmes, dans leurs différences, le concept total, et celui-ci n'est posé dans la division que sous ses déterminations propres.

§

§ Deux aspects du concept

7. 

So ist es der ganze Begriff, der das eine Mal als seyender Begriff, das andere Mal als Begriff zu betrachten ist ; dort ist er nur Begriff an sich, der Realität oder des Seyns, hier ist er Begriff als solcher, für sich seyender Begriff, (wie er es um konkrete Formen zu nennen, im denkenden Menschen, aber auch schon, freilich nicht als bewußter noch weniger als gewußter Begriff, im empfindenden Thier, und in der organischen Individualität überhaupt ist ; Begriff an sich ist er aber nur in der unorganischen Natur). — Die Logik wäre hiernach zunächst in die Logik des Begriffs als Seyns, und des Begriffs als Begriffs oder — indem wir uns der sonst gewöhnlichen, obgleich der unbestimmtesten und darum der vieldeutigsten Ausdrücke bedienen, — in die objektive und subjektive Logik einzutheilen.

7. 

Ainsi le concept total doit-il être considéré tantôt comme concept existant, tantôt comme concept. Là il n'est que le concept en soi, le concept de la réalité ou de l'être ; ici, il est le concept en tant que tel, le concept existant pour soi (comme il en est, pour citer des exemples concrets, chez l'Homme pensant, mais aussi, disons sous une forme qui n'est pas consciente, et encore moins savante, chez l'animal capable de ressentir, et chez l'individualité organique d'une façon générale ; mais dans la Nature inorganique, il est seulement le concept en soi.) — Il faudrait donc diviser tout d'abord la Logique en Logique du concept en tant qu'être, et en Logique du concept en tant que concept, ou bien — pour nous servir des expressions courantes, bien qu'elles soient les moins déterminées et par là dotées de multiples sens, — en Logique objective et Logique subjective.

8. 

Nach dem zu Grunde liegenden Elemente aber der Einheit des Begriffs in sich selbst und damit der Untrennbarkeit seiner Bestimmungen, müssen diese ferner auch, insofern sie unterschieden, der Begriff in ihrem Unterschiede gesetzt wird, wenigstens in Beziehung aufeinander stehen. Es ergiebt sich daraus eine Sphäre der Vermittlung, der Begriff als System der Reflexionsbestimmungen, d. i. des zum Insichseyn des Begriffs übergehenden Seyns, der auf diese Weise noch nicht als solcher für sich gesetzt ist, sondern mit dem unmittelbaren Seyn als einem ihm auch Äußeren zugleich behaftet ist.

8. 

Mais de par l'élément qui en constitue la base, l'unité du concept en lui-même, ainsi que l'inséparabilité de ses déterminations, et en raison des différences qui les séparent, le concept étant posé comme supposant ces différences, nous sommes contraints d'établir des rapports entre ces dernières. Il se fait ainsi une sphère de médiation, le concept devenant un système de déterminations issues de la réflexion ; autrement dit : l'être devient l'être en soi du concept, et ce dernier n'est donc pas posé comme tel, mais affcté aussi de l'être-immédiat comme s'agissant d'un élément extérieur.

9. 

Dieß ist die Lehre von dem Wesen, die zwischen der Lehre vom Seyn und der vom Begriff inmitten steht. — Sie ist in der allgemeinen Eintheilung dieses logischen Werks noch unter die objektive Logik gestellt worden, insofern, ob das Wesen zwar bereits das Innere, dem Begriffe der Charakter des Subjekts ausdrücklich vorzubehalten ist.

9. 

C'est là la Théorie de l'essence, qui se situe entre celle de l'Être et celle du Concept. — Dans l'économie générale de cet ouvrage concernant la Logique, elle se place encore sous la rubrique de la Logique objective, pour autant que l'essence concerne déjà l'intériorité, et qu'il faille envisager de donner au Concept un caractère en rapport avec le Sujet.

§

§ Importance de Kant

10. 

Kant_hat* in neueren Zeiten dem, was gewöhnlich Logik genannt worden, noch eine, nämlich eine transcendentale Logik gegenüber gestellt. Das, was hier objektive Logik genannt worden, würde zum Theil dem entsprechen, was bei ihm die transcendentale Logik ist. Er unterscheidet sie von dem, was er allgemeine Logik nennt, so, daß sie à) die Begriffe betrachte, die sich a priori auf Gegenstände beziehen, somit nicht von allem Inhalte der objektiven Erkenntniß abstrahire, oder daß sie die Regeln des reinen Denkens eines Gegenstandes enthalte, und ß) zugleich auf den Ursprung unserer Erkenntniß gehe, insofern sie nicht den Gegenständen zugeschrieben werden könne. — Diese zweite Seite ist es, auf die das philosophische Interesse Kants ausschließend gerichtet ist.

10. 

Kant, de nos jours, à côté de ce que l'on appelle couramment “Logique”, en a créé une autre, une Logique transcendantale. Ce que nous appelons ici “Logique objective” correspondrait en partie à ce qui, chez lui, s'appelle “Logique transcendantale”. Il distingue cette dernière de ce qu'il appelle “Logique Générale”, pour les raisons que voici :
a) elle considère les concepts qui concernent a priori les objets, et de ce fait ne sont pas séparés des contenus de la connaissance objective, ou bien elle se distingue par le fait qu'elle contient les règles de la pensée pure de l'objet ;
b) elle remonte du même coup aux sources de notre connaissance, dans la mesure où cette origine ne peut être attribuée aux objets.
— Ce deuxième aspect est celui sur lequel se concentre tout l'intérêt de la philosophie de Kant.

11. 

Sein Hauptgedanke ist, die Kategorien dem Selbstbewußtseyn, als dem subjektiven Ich, zu vindiciren. Vermöge dieser Bestimmung bleibt die Ansicht innerhalb des Bewußtseyns und seines Gegensatzes stehen, und hat außer dem Empirischen des Gefühls und der Anschauung noch Etwas, das nicht durch das denkende Selbstbewußtseyn gesetzt und bestimmt ist, ein Ding-an-sich, ein dem Denken fremdes und äußerliches, übrig bleiben ; obgleich leicht einzusehen ist, daß ein solches Abstraktum, wie Ding-an-sich, selbst nur ein Produkt des, und zwar nur abstrahirenden, Denkens ist. — Wenn andere Kantianer sich über das Bestimmen des Gegenstandes durch Ich so ausgedrückt haben, daß das Objektiviren des Ich, als ein ursprüngliches und nothwendiges Thun des Bewußtseyns anzusehen sey, so daß in diesem ursprünglichen Thun noch nicht die Vorstellung des Ich selbst ist, — als welche erst ein Bewußtseyn jenes Bewußtseyns, oder selbst ein Objektiviren jenes Bewußtseyn sey, — so ist dieses von dem Gegensatze des Bewußtseyns befreite objektivirende Thun näher dasjenige, was für Denken als solches überhaupt genommen werden_kann*.

11. 

Son idée principale est de rattacher les catégories à la conscience de soi, au Moi subjectif. En fonction de cette détermination, sa façon de voir demeure intermédiaire entre la conscience et son opposé, et a quelque chose de plus que l'empirisme de la sensation et l'intuition, quelque chose qui n'est pas posé ni déterminé par la conscience de soi, une Chose-en-Soi, étrangère à la pensée et extérieure, qui demeure à part ; il est pourtant facile de voir qu'une abstraction comme celle de la Chose-en-Soi n'est elle-même qu'un produit de la pensée, de la pensée-qui-abstrait.
Si d'autres Kantiens ont insisté, à propos de la détermination de l'objet par le Moi, sur le fait que l'objectivation du Moi devait être vu comme une fonction originelle et nécessaire de la conscience, dans laquelle la représentation du Moi serait encore absente — cette représentation étant d'abord la conscience de la conscience, ou une objectivation de la conscience première — c'est donc le travail d'objectivation libéré de l'opposition envers la conscience qui devrait plutôt, en général, être considéré Kant.

12. 

Dieses Thun sollte aber nicht mehr Bewußtseyn genannt werden ; Bewußtseyn schließt den Gegensatz des Ich und seines Gegenstandes in sich, der in jenem ursprünglichen Thun nicht vorhanden ist. Die Benennung Bewußtseyn wirft noch mehr den Schein von Subjektivität auf dasselbe, als der Ausdruck Denken, der aber hier überhaupt im absoluten Sinne als unendliches mit der Endlichkeit des Bewußtseyns nicht behaftetes, Denken, kurz Denken als solches, zu nehmen ist.

12. 

Mais ce travail ne devrait plus alors s'appeler conscience : la conscience implique l'opposition entre le Moi et son Objet-en-Soi, laquelle ne participe pas du travail ayant sa source dans la fonction originelle. Le terme de “conscience” confère davantage à ce travail l'apparence de la subjectivité que ne le fait le terme de pensée, lequel, cependant, doit être pris dans son sens absolu, en tant que pensée infinie, et ne comportant pas la finitude de la conscience, autrement dit : en tant que pensée comme telle.

§

§ Critique de Kant

13. 

Indem nun das Interesse der kantischen Philosophie auf das sogenannte Transcendentale der Denkbestimmungen gerichtet war, ist die Abhandlung derselben selbst leer ausgegangen ; was sie an ihnen selbst sind, ohne die abstrakte, allen gleiche Relation auf Ich, ihre Bestimmtheit gegen und ihr Verhältniß zu einander ist nicht zu einem Gegenstande der Betrachtung gemacht worden ; die Erkenntniß ihrer Natur hat sich daher durch diese Philosophie nicht im geringsten gefördert gefunden. Das einzige Interessante, was hierauf Beziehung hat, kommt in der Kritik der Ideen vor.

13. 

Ainsi l'intérêt pour la philosophie kantienne s'était-il focalisé sur le côté dit transcendantal des catégories de la pensée. Et de ce fait, leur traitement n'a pu aboutir qu'au vide : ce qu'elles sont en soi, indépendamment de leur côté abstrait, de leurs relations égales pour toutes avec le Moi, de leur délimitation et de leur comportement les unes par rapport aux autres, — rien de tout cela n'a fait l'objet d'une recherche. La connaissance de sa propre nature n'a donc, de ce fait, progressé en rien du fait de cette philosophie. La seule chose intéressante que l'on puisse lui attribuer se situe dans la critique des Idées.

14. 

Für den wirklichen Fortschritt der Philosophie aber war es nothwendig, daß das Interesse des Denkens auf die Betrachtung der formellen Seite, des Ich, des Bewußtseyns als solchen, d. i. der abstrakten Beziehung eines subjektiven Wissens auf ein Objekt, gezogen, daß die Erkenntniß der unendlichen Form, d. i. des Begriffs, auf diese Weise eingeleitet wurde. Um jedoch diese Erkenntniß zu erreichen, mußte jene endliche Bestimmtheit, in der die Form als Ich, Bewußtseyn ist, noch abgestreift werden. Die Form so in ihre Reinheit herausgedacht, enthält es dann in sich selbst, sich zu bestimmen, d. i. sich Inhalt zu geben, und zwar denselben in seiner Nothwendigkeit, — als System der Denkbestimmungen.

14. 

Il était cependant nécessaire, pour le progrès de la philosophie, que l'intérêt de la pensée se portât sur l'examen de l'aspect formel, du Moi, de la conscience en tant que telle, c'est-à-dire du rapport abstrait d'un savoir subjectif et d'un Objet, et que la connaissance de la forme infinie, c'est-à-dire le concept, fût produite en suivant cette voie. Et cependant, pour parvenir à cela, toute estimation finie de la forme en tant que Moi, en tant que conscience, a dû être effacée. La forme étant ainsi présentée dans sa pureté devient capable de se déterminer elle-même, et de fournir son contenu, et même un contenu nécessaire, — en tant que Système des catégories de pensée.

15. 

Die objektive Logik tritt damit vielmehr an die Stelle der vormaligen Metaphysik, als welche das wissenschaftliche Gebäude über die Welt war, das nur durch Gedanken aufgeführt seyn sollte. — Wenn wir auf die letzte Gestalt der Ausbildung dieser Wissenschaft Rücksicht nehmen, so ist erstens unmittelbar die Ontologie, an deren Stelle die objektive Logik tritt, — der Theil jener Metaphysik, der die Natur des Ens überhaupt erforschen sollte ; — das Ens begreift sowohl Seyn als Wesen in sich, für welchen Unterschied unsere Sprache glücklicherweise den verschiedenen Ausdruck gerettet hat.

15. 

La Logique Objective prend donc de ce fait plutôt la place de l'ancienne Métaphysique, celle qui correspondait à l'édifice scientifique du Monde, érigé à l'aide des seules Idées. — Si l'on tient compte du dernier aspect pris par la construction de cette science, on voit que c'est d'abord la Logique Objective qui prend immédiatement la place de l'Ontologie, de cette partie de la métaphysique qui se fixait pour tâche de découvrir la nature de “l'Ens” en général, de cet “Ens” qui comprend aussi bien l'Être en tant qu'Essence, notions que notre langue, pour les différencier, utilise d'ordinaire des vocables différents.

§

§ Logique et Métaphysique

16. 

— Alsdann aber begreift die objektive Logik auch die übrige Metaphysik insofern in sich, als diese mit den reinen Denkformen die besondern, zunächst aus der Vorstellung genommenen Substrate, die Seele, die Welt, Gott, zu fassen suchte, und die Bestimmungen des Denkens das Wesentliche der Betrachtungsweise ausmachten. Aber die Logik betrachtet diese Formen frei von jenen Substraten, den Subjekten der Vorstellung, und ihre Natur und Werth an und für sich selbst.

16. 

Mais la Logique Objective comprend aussi la Métaphysique en général, dans la mesure où celle-ci cherchait à appréhender, par les formes de la pensée pure, les substrats particuliers tirés de la représentation, tels que l'âme, le Monde, Dieu, et une façon d'envisager les déterminations de la pensée de l'essence. Mais la Logique considère ces formes en dehors de leurs substrats, en dehors de leur représentation, elle n'envisage leur nature et leur valeur qu'en elles et pour elles-mêmes.

17. 

Jene Metaphysik unterließ dieß und zog sich daher den gerechten Vorwurf zu, sie ohne Kritik gebraucht zu haben, ohne die vorgängige Untersuchung, ob und wie sie fähig seyen, Bestimmungen des Dings-an-sich, nach kantischem Ausdruck, — oder vielmehr des Vernünftigen zu seyen. — Die objektive Logik ist daher die wahrhafte Kritik derselben, — eine Kritik, die sie nicht nach der abstrakten Form der Apriorität gegen das Aposteriorische, sondern sie selbst in ihrem besondern Inhalte betrachtet.

17. 

Cette Métaphysique négligea tout cela, et s'attira du coup le reproche d'avoir accepté sans critique ces formes-là, sans s'être interrogée d'abord pour savoir si et comment elles seraient capables de servir à la détermination des Choses-en-Soi, (selon l'expression de Kant), ou bien plutôt, du rationnel. — La Logique Objective est donc de ce fait, la vraie critique de ces catégories-là, une critique qui n'est pas celle qui les considère sous la forme abstraite de l'apriori opposée à celle de l'a posteriori, mais au contraire, mais en elles-mêmes, en fonction de leur contenu particulier.

18. 

Die subjektive Logik ist die Logik des Begriffs, — des Wesens, das seine Beziehung auf ein Seyn oder seinen Schein aufgehoben hat, und in seiner Bestimmung nicht äußerlich mehr, sondern das freie selbstständig, sich in sich bestimmende Subjektive, oder vielmehr das Subjekt selbst ist. — Indem das Subjektive das Mißverständniß von Zufälligem und Willkürlichem, so wie überhaupt von Bestimmungen, die in die Form des Bewußtseyns gehören, mit sich führt, so ist hier auf den Unterschied von Subjektivem und Objektivem, der sich späterhin innerhalb der Logik selbst näher entwickeln wird, kein besonderes Gewicht zu legen.

18. 

La Logique Subjective est la logique du concept, de l'Essence, qui s'est libérée de tout rapport avec un être ou son apparence, et qui, dans sa détermination, n'a plus rien d'extérieur, mais au contraire est le Subjectif libre, le déterminant se déterminant lui-même, ou, en fin de compte, le Sujet lui-même.
— Et comme au Subjectif se rattache le malentendu qui en fait l'accidentel et l'arbitraire, et en général aussi avec les déterminations qui appartiennent à la conscience, il n'est pas besoin ici de s'appesantir sur la différence entre le subjectif et l'objectif, car cette différence se montrera plus clairement par la suite au sein même de la Logique.

19. 

Die Logik zerfällt also zwar überhaupt in objektive und subjektive Logik, bestimmter aber hat sie die drei Theile :
I. Die Logik des Seyns,
II. die Logik des Wesens und
III. die Logik des Begriffs.

19. 

La logique se compose donc, globalement, de la Logique objective et de la Logique subjective. Mais pour être plus précis, on peut la décomposer en trois parties :
I. La Logique de l'Être.
II. La logique de l'Essence, et
III. La logique du Concept.

NOTES

Kant  : Je rappelle que si je me réfère souvent, dans cet ouvrage, à la philosophie de Kant, (ce que beaucoup de gens pourraient trouver superflu), c'est parce que, (de quelque manière qu'on juge para ailleurs, comme nous le faisons ici, l'exécution de ses diverses parties), elle forme la base et le point de départ de la philosophie allemande moderne et que les reproches qu'on peut lui adresser sur un grand nombre de points ne diminuent en rien ses mérites.On s'y réfère aussi fréquemment dans la logique objective, parce qu'elle approfondit davantage certains aspects plus définis du logique, aspects que la philosophie ultérieure a trop négligés, lorsqu'elle ne les a pas traités avec un brutal mépris — qui n'est d'ailleurs pas resté impuni. La philosophie la plus courante chez nous ne va pas plus loin que les résultats obtenus par Kant, à savoir que la raison est incapable de reconnaître un contenu vrai, et que pour ce qui est de la vérité absolue, il faut s'e remettre à la foi. Mais ce qui, chez Kant, n'est qu'un résultat, constitue, dans la philosophie en question, un commencement et un point de départ, de sorte que les déductions, grâce auxquelles ce résultat a été obtenu, et qui constituent la connaissance philosophique, se trouvent par avance éliminés. La philosophie kantienne sert ainsi d'oreiller à la paresse de la pensée, qui cherche à se justifier en prétendant que tout a été démontré et accompli. C'est pourquoi une connaissance et un contenu définis de la pensée, qui ne veulent pas se contenter de cette consolation stérile et aride, se doivent de remonter à ces déductions.