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SOMMAIRE

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Womit muß der Anfang der Wissenschaft gemacht werden ? — Quel doit être le point de départ de la science ? (1-30)

1. 

In neuern Zeiten erst ist das Bewußtseyn entstanden, daß es eine Schwierigkeit sey, einen Anfang in der Philosophie zu finden, und der Grund dieser Schwierigkeit so wie die Möglichkeit, sie zu lösen, ist vielfältig besprochen worden. Der Anfang der Philosophie muß entweder ein Vermitteltes oder Unmittelbares seyn, und es ist leicht zu zeigen, daß es weder das Eine noch das Andere seyn könne ; somit findet die eine oder die andere Weise des Anfangens ihre Widerlegung.

1. 

seulement de nos jours que l'on a pris conscience de la difficulté de trouver un commencement à la philosophie, et la cause de cette difficulté, de même que la possibilité de la résoudre, ont fait l'objet de nombreux débats. Le commencement de la philosophie doit être direct ou indirect, et il est facile de montrer qu'il ne peut être ni l'un ni l'autre. l'une ou l'autre façon d'en envisager le commencement peut donc trouver ici sa réfutation.

2. 

Das Princip einer Philosophie drückt wohl auch einen Anfang aus, aber nicht sowohl einen subjektiven als objektiven, den Anfang aller Dinge. Das Princip ist ein irgendwie bestimmter Inhalt, — das Wasser, das Eine, Nus, Idee, — Substanz, Monade u. s. f. , oder wenn es sich auf die Natur des Erkennens bezieht und damit mehr nur ein Kriterium als eine objektive Bestimmung seyn soll Denken, Anschauen, Empfinden, Ich, die Subjektivität selbst, so ist es hier gleichfalls die Inhaltsbestimmung, auf welche das Interesse geht.

2. 

Le Principe même d'une philosophie suppose pourtant un commencement, mais qui ne serait pas tant subjectif qu'objectif, le commencement de toutes choses. Ou bien ce principe est celui d'un contenu déterminé — l'eau, l'Un, le νοῦς, l'Idée la substance, la Monade, etc. ou bien, s'il se rattache à la nature de la connaissance, et il doit être en cela considéré comme un critère plutôt que comme une détermination objective ; la pensée, la sensation, le Moi, la subjectivité elle-même  : c'est sur la détermination de ce contenu que doit se porter l'intérêt .

3. 

Das Anfangen als solches dagegen bleibt als ein Subjektives in dem Sinne einer zufälligen Art und Weise, den Vortrag einzuleiten, unbeachtet und gleichgültig, somit auch das Bedürfniß der Frage, womit anzufangen sey, unbedeutend gegen das Bedürfniß des Princips, als in welchem allein das Interesse der Sache zu liegen scheint, das Interesse, was das Wahre, was der absolute Grund von Allem sey.

3. 

Au contraire, le commencement en tant que tel demeure quelque chose de subjectif, au sens où il s'agit d'une façon fortuite d'ouvrir un
débat, qui peut commencer d'une façon, ou d'une autre, si bien que la question de savoir par quoi commencer, n'a pas de sens à l'égard de la nécesité du principe. C'est en effet dans ce principe que réside l'intérêt de la chose en question, qu'il s'agisse de la vérité ou de la racine absolue de Tout.

4. 

Aber die moderne Verlegenheit um den Anfang geht aus einem weiteren Bedürfnisse hervor, welches diejenigen noch nicht kennen, denen es dogmatisch um das Erweisen des Princips zu thun ist, oder skeptisch um das Finden eines subjektiven Kriteriums gegen dogmatisches Philosophiren und welches diejenigen ganz verleugnen, die wie aus der Pistole, aus ihrer innern Offenbarung, aus Glauben, intellektueller Anschauung u. s. w. anfangen, und der Methode und Logik überhoben seyn wollten.

4. 

Mais l'embarras qu'on éprouve aujourd'hui- envers la question du commencement découle d'une autre nécessité, que ne soupçonnent pas ceux qui ont une attitude dogmatique à l'égard de la mise en évidence du principe, ou qui, au contraire, ont une attitude sceptique et cherchent à trouver un critère subjectif pour contrer la façon dogmatique de procéder, ce que nient absolument ceux qui, mis au pied du mur, prennent comme point de départ la révélation intime, la foi, l'intuition intellectuelle, etc. et n'ont que mépris envers la logique et la méthode.

5. 

Wenn das früher abstrakte Denken zunächst nur für das Princip als Inhalt sich interessirt, aber im Fortgange der Bildung auf die andere Seite, auf das Benehmen des Erkennens zu achten getrieben ist, so wird auch das subjektive Thun als wesentliches Moment der objektiven Wahrheit erfaßt, und das Bedürfniß führt sich herbei, daß die Methode mit dem Inhalt, die Form mit dem Princip vereint sey. So soll das Princip auch Anfang und das, was das Prius für das Denken ist, auch das Erste im Gange des Denkens seyn.

5. 

Si la pensée abstraite du début ne vient ensuite s'intéresser au Principe qu'en tant que contenu, elle est cependant obligée dans la suite de son développement, de porter son attention sur l'application de la connaissance, et ainsi l'aspect action-subjective devient un moment essentiel de la vérité objective, et la nécessité d'unir la méthode au contenu, la Forme au Principe. Ainsi le Principe est-il également le commencement, et ce qui est le prius pour la pensée est également le l'élément premier dans le processus de la pensée.

6. 

Es ist hier nur zu betrachten, wie der logische Anfang erscheint ; die beiden Seiten, nach denen er genommen werden kann, sind schon genannt, entweder als Resultat auf vermittelte, oder als eigentlicher Anfang auf unmittelbare Weise. Die in der Bildung der Zeit so wichtig erscheinende Frage, ob das Wissen der Wahrheit ein unmittelbares, schlechthin anfangendes Wissen, ein Glauben, oder aber ein vermitteltes Wissen sey, ist an diesem Orte nicht zu erörtern. Insofern solche Betrachtung vorläufig angestellt werden kann, ist dieß anderwärts (in m. Encykl. der philos. Wissenschaf. 3te Ausg. im Vorbegr. _. 61. ff. ) geschehen.

6. 

Il ne faut considérer ici que la façon dont apparaît le commencement de la Logique. Les deux aspects selon lesquels on peut l'appréhender sont déjà connus : ou bien comme résultat indirect, ou bien comme un véritable début, sans intermédiaire. La question qui, avec le temps, a pris une telle importance, celle de savoir si la connaissance de la Vérité est une connaissance immédiate, disons un savoir initial, une croyance, ou bien une connaisssance directe, cette question ne sera pas traitée ici car elle l'a déjà été ailleurs (dans mon Encyclopédie des Sciences Philosophiques, 3e éd., dans “Vorbegriff”, § 61 sq.)

7. 

Hier mag daraus nur dieß angeführt werden, daß es Nichts giebt, nichts im Himmel oder in der Natur oder im Geiste oder wo es sey, was nicht ebenso die Unmittelbarkeit enthält, als die Vermittelung, so daß sich diese beiden Bestimmungen als ungetrennt und untrennbar und jener Gegensatz sich als ein Richtiges zeigt. Was aber die wissenschaftliche Erörterung betrifft, so ist es jeder logische Satz, in welchem die Bestimmungen der Unmittelbarkeit und der Vermittelung und also die Erörterung ihres Gegensatzes und ihrer Wahrheit vorkommt.

7. 

On peut seulement dire qu'il n'y a rien dans le ciel, ni dans la nature, ni dans l'esprit, ni ailleurs, qui n'implique aussi bien la médiation que l'immédiateté, et que par conséquent ce sont des déterminations qui sont à la fois non-séparées et inséparables et que le contraire de chacune d'elle montre ce qui est juste. Mais s'agissant de l'examen scientifique, chacune des propositions logiques comporte les déterminations de l'immédiateté et de la médiation, et implique un débat concernant leur opposition et leur vérité.

8. 

Insofern dieser Gegensatz in Beziehung auf Denken, Wissen, Erkennen, die konkretere Gestalt von unmittelbarem oder vermitteltem Wissen erhält, wird die Natur des Erkennens überhaupt, sowohl innerhalb der Wissenschaft der Logik betrachtet, als dasselbe in seiner weitern konkreten Form, in die Wissenschaft vom Geiste, und in die Phänomenologie desselben fällt. Vor der Wissenschaft aber schon über das Erkennen ins Reine kommen wollen, heißt verlangen, daß es außerhalb derselben erörtert werden sollte ; außerhalb der Wissenschaft läßt sich dieß wenigstens nicht auf wissenschaftliche Weise, um die es hier allein zu thun ist, bewerkstelligen.

8. 

Dans la mesure où cette opposition, par rapport à la pensée, au savoir, et à la connaissance, revêt la forme plus concrète du savoir immédiat ou médiatisé, la nature de la connaissance en général, et dans le même temps la science de la logique se considère comme partie prenante, dans sa forme évoluée et plus concrète, de la science de l'esprit et de sa Phénoménologie. Mais vouloir parvenir à la science, avant la connaissance pure, cela signifie qu'elle soit traitée en dehors de celle-ci, ce qui n'est guère possible sur le plan scientifique, et c'est justement cela seul qui est à faire.

9. 

Logisch ist der Anfang, indem er im Element des frei für sich seyenden Denkens, im reinen Wissen gemacht werden soll. Vermittelt ist es hiermit dadurch, daß das reine Wissen die letzte, absolute Wahrheit des Bewußtseyns ist. Es ist in der Einleitung bemerkt, daß die Phänomenologie des Geistes die Wissenschaft des Bewußtseyns, die Darstellung davon ist, daß das Bewußtseyn den Begriff der Wissenschaft, d. i. das reine Wissen, zum Resultate hat. Die Logik hat insofern die Wissenschaft des erscheinenden Geistes zu ihrer Voraussetzung, welche die Nothwendigkeit und damit den Beweis der Wahrheit des Standpunkts, der das reine Wissen ist, wie dessen Vermittelung überhaupt, enthält und aufzeigt.

9. 

Le commencement est logique, dans la mesure où elle est l'élément de la pensée libre en elle-même, et s'exerçant au sein d'un savoir pur. Il est donc de ce fait absolument médiat, puisque le savoir pur est la vérité dernière et absolue de la conscience. Nous avons montré, dans l'Introduction, que la Phénoménologie de l'Esprit est la science de la conscience, que son but est de montrer que la conscience a pour résultat le concept de la science, c'est-à-dire le Savoir Pur. La Logique a donc comme préalable la science de l'esprit se manifestant, qui est la nécessité et par là la connaissance de la Vérité de son état, qui est le savoir pur, par lequel la médiation en général se manifeste.

10. 

In dieser Wissenschaft des erscheinenden Geistes wird von dem empirischen, sinnlichen Bewußtseyn ausgegangen ; und dieses ist das eigentliche unmittelbare Wissen ; daselbst wird erörtert, was an diesem unmittelbaren Wissen ist. Anderes Bewußtseyn, wie der Glaube an göttliche Wahrheiten, innere Erfahrung, Wissen durch innere Offenbarung u. s. f. zeigt sich bei geringer Überlegung sehr uneigentlich als unmittelbares Wissen aufgeführt zu werden.

10. 

La science de l'esprit dans son surgissement, part de la conscience empirique, sensible : c'est le savoir immédiat proprement dit. Nous apprenons par là en quoi consiste ce savoir immédiat. Les autres types de conscience, comme la croyance en des vérités divines, l'expérience intérieure, la connaissance par révélation intérieure, etc. se révèlent, même par un examen superficiel, non susceptibles de constituer une source de savoir direct.

11. 

In jener Abhandlung ist das unmittelbare Bewußtseyn auch das in der Wissenschaft Erste und Unmittelbare, somit die Voraussetzung ; in der Logik aber ist dasjenige die Voraussetzung, was aus jener Betrachtung sich als das Resultat erwiesen hatte, — die Idee als reines Wissen. Die Logik ist die reine Wissenschaft, d. i. das reine Wissen in dem ganzen Umfange seiner Entwickelung.

11. 

La condition préalable à toute étude, c'est la conscience immédiate ; dans la science, c'est le point de départ premier et immédiat. Mais s'agissant de la Logique, c'est elle-même qui est la condition préalable, c'est elle qui se manifeste comme étant le résultat — elle est l'Idée en tant que savoir pur. La Logique est la science pure, c'est-à-dire le savoir pur dans la totalité de son développement.

12. 

Diese Idee aber hat sich in jenem Resultate dahin bestimmt, die zur Wahrheit gewordenen Gewißheit zu seyn, die Gewißheit, die nach der einen Seite dem Gegenstande nicht mehr gegenüber ist, sondern ihn innerlich gemacht hat, ihn als sich selbst weiß, — und die auf der andern Seite das Wissen von sich als von einem, das dem Gegenständlichen gegenüber und nur dessen Vernichtung sey, aufgegeben, dieser Subjektivität entäußert und Einheit mit seiner Entäußerung ist.

12. 

Cette Idée s'est ainsi définie dans chacun des résultats obtenus de façon à constituer une certitude, la certitude qui, d'un côté n'est plus opposée à l'objet, mais s'est incorporée à lui, et qui le sait, — et d'un autre côté, elle est le savoir de soi en tant qu'elle est une opposition à l'objet, et sa négation, et cette subjectivité s'extériorise et constitue une unité avec sa propre extériorisation.

13. 

Daß nun von dieser Bestimmung des reinen Wissens aus der Anfang seiner Wissenschaft immanent bleibe, ist nichts zu thun, als das zu betrachten oder vielmehr mit Beiseitsetzung aller Reflexionen, aller Meinungen, die man sonst hat, nur aufzunehmen was vorhanden ist.

13. 

Il n'y a rien d'autre à faire, pour que cette détermination du savoir pur demeure le commencement de la science, que de considérer ou plutôt, mettre de côté toutes les réflexions que l'on peut faire à son propos, toutes les significations que l'on peut lui donner, — et accepter ce qui est donné.

14. 

Das reine Wissen als in diese Einheit zusammengegangen, hat alle Beziehung auf ein Anderes und auf Vermittelung aufgehoben ; es ist das Unterschiedslose ; dieses Unterschiedslose hört somit selbst auf, Wissen zu seyn ; es ist nur einfache Unmittelbarkeit vorhanden.

14. 

Le savoir pur, devenu cette unité, se trouve libéré de tout rapport avec un autre que lui, et de toute médiation ; il est l'indifférencié, et cet indifférencié cesse d'être le savoir : il n'est plus l'immédiateté simple.

15. 

Die einfache Unmittelbarkeit ist selbst ein Reflexionsausdruck, und bezieht sich auf den Unterschied von dem Vermittelten. In ihrem wahren Ausdrucke ist daher diese einfache Unmittelbarkeit das reine Seyn. Wie das reine Wissen nichts heißen soll, als das Wissen als solches, ganz abstrakt, so soll auch reines Seyn nichts heißen, als das Seyn überhaupt ; Seyn, sonst nichts, ohne alle weitere Bestimmung und Erfüllung.

15. 

L'immédiateté simple est elle-même une expression réfléchie, et elle se différencie d'avec la médiateté. Sa véritable expression, c'est l'immédiateté simple de l'Être pur. De la même façon que le savoir pur n'est pas autre chose que le Savoir en tant que tel, totalement abstrait, de même, l'être pur n'est pas autre chose que l'Être en général. L'Être, et rien d'autre, sans autre détermination ni définition.

16. 

Hier ist das Seyn das Anfangende, als durch Vermittelung und zwar durch sie, welche zugleich Aufheben ihrer selbst ist, entstanden, dargestellt ; mit der Voraussetzung des reinen Wissens als Resultats des endlichen Wissens, des Bewußtseyns. Soll aber keine Voraussetzung gemacht, der Anfang selbst unmittelbar genommen werden, so bestimmt er sich nur dadurch, daß es der Anfang der Logik des Denkens für sich, seyn soll. Nur der Entschluß, den man auch für eine Willkür ansehen kann, nämlich daß man das Denken als solches betrachten wolle, ist vorhanden.

16. 

Ici l'Être est le commencement, en tant qu'il est le produit d'une médiation, à savoir, d'une médiation qui se supprime d'elle-même. Il repose sur la prémisse du savoir pur en tant que résultat du savoir fini, de la conscience. Si l'on refuse toute condition préalable, pour que le commencement lui-même soit immédiat, alors il ne peut se déterminer lui-même que comme le commencement de la Logique de la pensée en soi. On ne se trouve plus en présence que d'une décision que l'on peut considérer comme arbitraire, notamment celle qui consiste à ne considérer la pensée que comme telle.

17. 

So muß der Anfang absoluter oder was hier gleichbedeutend ist, abstrakter Anfang seyn ; er darf so nichts voraussetzen, muß durch nichts vermittelt seyn, noch einen Grund haben ; er soll vielmehr selbst Grund der ganzen Wissenschaft seyn. Er muß daher schlechthin ein Unmittelbares seyn, oder vielmehr nur das Unmittelbare selbst. Wie er nicht gegen Anderes eine Bestimmung haben kann, so kann er auch keine in sich, keinen Inhalt enthalten, denn dergleichen wäre Unterscheidung und Beziehung von Verschiedenem aufeinander, somit eine Vermittelung. Der Anfang ist also das reine Seyn.

17. 

Ainsi le commencement doit-il être absolu ou, ce qui revient au même, abstrait. Il ne doit reposer sur rien, ne doit pas être le résultat d'une médiation, ne doit pas avoir de fondement. C'est plutôt lui-même qui doit être le fondement de toute la science. Il doit donc être quelque chose de parfaitement immédiat, et même plutôt : l'immédiateté lui-même. De même qu'il ne peut comporter aucune détermination à l'égard d'autre chose que lui, de même est-il dépourvu lui-même de contenu, car s'il en avait un, ce serait une façon de se différencier d'autre chose, et cela impliquerait un rapport avec d'autres choses, constituerait une médiation. Le commencement est donc l'Être pur.

18. 

Nach dieser einfachen Darlegung dessen, was zunächst nur zu diesem selbst Allereinfachsten, dem logischen Anfang, gehört, können noch folgende weitere Reflexionen beigebracht werden ; doch können sie nicht sowohl zur Erläuterung und Bestätigung jener Darlegung, die für sich fertig ist, dienen sollen, als sie vielmehr nur durch Vorstellungen und Reflexionen veranlaßt werden, die uns zum Voraus in den Weg kommen können, jedoch, wie alle andere vorangehende Vorurtheile, in der Wissenschaft selbst ihr Erledigung finden müssen, und daher eigentlich zur Geduld hierauf zu verweisen wären.

18. 

D'après ce qui a été dit à propos de cette chose la plus simple qui soit, à savoir : le commencement de la Logique, on peut encore ajouter les réflexions suivantes, qui ne sont d'ailleurs pas destinées à expliciter ou confirmer notre exposé, qui peut se suffire à lui-même. Ce sont des représentations et des réflexions que nous pouvons rencontrer sur notre chemin, et qui, comme tous les autres préjugés que nous rencontrons, trouvent leur propre résolution dans la science elle-même, et pour lesquelles il suffit simplement de patienter et de les supporter.

19. 

Die Einsicht, daß das Absolut-Wahre ein Resultat seyn müsse, und umgekehrt, daß ein Resultat ein erstes Wahres voraussetzt, das aber, weil es Erstes ist, objektiv betrachtet, nicht nothwendig, und nach der subjektiven Seite, nicht erkannt ist, — hat in neuern Zeiten den Gedanken hervorgebracht, daß die Philosophie nur mit einem hypothetischen und problematischen Wahren anfangen, und das Philosophiren daher zuerst nur ein Suchen seyn könne, eine Ansicht, welche Reinhold in den spätern Zeiten seines Philosphirens vielfach urgiert hat, und der man die Gerechtigkeit widerfahren lassen muß, daß ihr ein wahrhaftes Interesse zu Grunde liegt, welches die spekulative Natur des philosophischen Anfangs betrifft.

19. 

Le point de vue qui consiste à dire que l'absolument vrai doit être un résultat, et inversement, qu'un résultat établit une vérité première, mais que étant première, il n'est pas nécessaire qu'elle soit considérée comme objective, et ne relève pas non plus de la connaissance subjective, ce point de vue, de nos jours, a donné lieu à l'idée que le commencement de la philosophie pourrait bien n'être qu'hypothétique et problématique, et que philosopher ne peut être d'abord qu'une recherche. Une façon de voir, dont Reinhold, vers la fin de son activité philosophique, avait souvent souligné l'importance, et il faut lui rendre cette justice que son point de vue reposait sur un intérêt véritablement fondé sur la nature spéculative du commencement de la philosophie.

20. 

Die Auseinandersetzung dieser Ansicht ist zugleich eine Veranlassung, ein vorläufiges Verständniß über den Sinn des logischen Fortschreitens überhaupt, einzuleiten ; denn jene Ansicht schließt die Rücksicht auf das Fortgehen sogleich in sich. Und zwar stellt sie es so vor, daß das Vorwärtsschreiten in der Philosophie vielmehr ein Rückwärtsgehen und Begründen sey, durch welches erst sich ergebe, daß das, womit angefangen wurde, nicht bloß ein willkürlich Angenommenes, sondern in der That Theils das Wahre, Theils das erste Wahre sey.

20. 

L'examen de cette façon de voir les choses nous conduit du même coup à nous faire une opinion provisoire sur le sens de la progression philosophique en général. Car cette façon de voir conduit en effet aussitôt à des considérations sur la progression en elle-même, mais des considérations selon lesquelles la marche en avant de la philosophie serait plutôt une régression, et qui aurait pour but de nous montrer que ce par quoi les choses ont débuté n'a pas été admis arbitrairement, mais constitue en partie la Vérité, en partie la Vérité première.

21. 

Man muß zugeben, daß es eine wesentliche Betrachtung ist, — die sich innerhalb der Logik selbst näher ergeben wird, — daß das Vorwärtsgehen ein Rückgang in den Grund, zu dem Ursprünglichen und Wahrhaften ist, von dem das, womit der Anfang gemacht wurde, abhängt, und in der That hervorgebracht wird. — So wird das Bewußtseyn auf seinem Wege von der Unmittelbarkeit aus, mit der es anfängt, zum absoluten Wissen, als seiner innersten Wahrheit, zurückgeführt. Dieß Letzte, der Grund, ist denn auch dasjenige, aus welchem das Erste hervorgeht, das zuerst als Unmittelbares auftrat.

21. 

Il faut reconnaître que c'est là une considération essentielle, — et dont le caractère se révélera davantage à l'intérieur de la Logique — que celle selon laquelle la progression serait en fait une régression vers le fondement, vers ce qu'il y a d'originel et de Vrai, vers ce qui a permis le commencement, et qui lui a permis de se manifester.
Ainsi donc la conscience, sur le chemin qu'elle suit à partir de l'immédiateté, et par laquelle elle commence, pour aller vers le savoir absolu, se trouve ramenée à sa plus intime Vérité. C'est de ce fondement que le Début peut surgir, et qui se présente comme l'immédiat.

22. 

— So wird noch mehr der absolute Geist, der als die konkrete und letzte höchste Wahrheit alles Seyns sich ergiebt, erkannt, als am Ende der Entwickelung sich mit Freiheit entäußernd und sich zur Gestalt eines unmittelbaren Seyns entlassend, — zur Schöpfung einer Welt sich entschließend, welche alles das enthält, was in die Entwickelung, die jenem Resultate vorangegangen, fiel, und das durch diese umgekehrte Stellung, mit seinem Anfang in ein von dem Resultate als dem Principe Abhängiges verwandelt wird. Das Wesentliche für die Wissenschaft, ist nicht so sehr, daß ein rein Unmittelbares der Anfang sey, sondern daß das Ganze derselben ein Kreislauf in sich selbst ist, worin das Erste auch das Letzte, und das Letzte auch das Erste wird.

22. 

l'Esprit absolu, qui se révèle ainsi comme la vérité concrète, comme l'ultime et la plus élevée des vérités de tout être, se présente au terme de son développement, en toute liberté, comme un Être immédiat ; il procède à la création d'un monde qui contient tout ce qui était en jeu dans le développement précédant ce résultat, et qui se trouve interverti par ce renversement, prenant son début dans le résultat comme s'il constituait son principe. Ce qui importe, pour la science, ce n'est pas tant le fait que son commencement soit une pure immédiateté, mais que son ensemble soit un circuit fermé sur lui-même, où ce qui est premier devient dernier, et vice-versa.

23. 

Daher ergiebt sich auf der andern Seite als ebenso nothwendig, dasjenige, in welches die Bewegung als in seinen Grund zurückgeht, als Resultat zu betrachten. Nach dieser Rücksicht ist das Erste ebenso sehr der Grund, und das Letzte ein Abgeleitetes ; indem von dem Ersten ausgegangen und durch richtige Folgerung auf das Letzte, als auf den Grund, gekommen wird, ist dieser Resultat. Der Fortgang ferner von dem, was den Anfang macht, ist nur als eine weitere Bestimmung desselben zu betrachten, so daß das Anfangende allem Folgenden zu Grunde liegen bleibt, und nichts daraus verschwindet.

23. 

De là découle, d'un autre côté, et avec la même nécessité, que le mouvement rétrograde vers son fondement soit considéré comme un résultat. De ce point de vue, ce qui vient en premier est en même temps aussi bien le fondement, et le dernier, un dérivé. Ce résultat est obtenu en partant de ce qui est Premier et en arrivant, par des déductions rigoureuses, jusqu'au Dernier, qui est alors le fondement. La progression à partir de ce qui constitue le commencement doit être vue comme détermination plus précise de ce dernier, de telle façon que le commencement de tout ce qui vient après demeure comme fondement, et ne disparaît pas.

24. 

Das Fortgehen besteht nicht darin, daß nur ein Anderes abgeleitet, oder daß in ein wahrhaft Anderes übergegangen würde ; — und insofern dieß Übergehen vorkommt, so hebt es sich ebenso sehr wieder auf. So ist der Anfang der Philosophie, die in allen folgenden Entwickelungen gegenwärtige und sich erhaltende Grundlage, das seinen weiteren Bestimmungen durchaus immanent Bleibende.

24. 

La progression ne consiste donc pas à faire surgir quelque chose qui serait un autre par déduction, ou qui serait véritablement Autre par transformation : quand cette transformation s'opère, elle s'annihile elle-même. Ainsi le commencement de la philosophie est-il ce qui demeure et est présent dans tous les développements qui suivent, la base immanente de toutes les déterminations ultérieures.

25. 

Durch diesen Fortgang denn verliert der Anfang das, was er in dieser Bestimmtheit, ein Unmittelbares und Abstraktes überhaupt zu seyn, einseitiges hat ; er wird ein Vermitteltes, und die Linie der wissenschaftlichen Fortbewegung macht sich damit zu einem Kreise. — Zugleich ergiebt sich, daß das, was den Anfang macht, indem es darin das noch Unentwickelte, Inhaltlose ist, im Anfange noch nicht wahrhaft erkannt wird, und daß erst die Wissenschaft, und zwar in ihrer ganzen Entwickelung, seine vollendete, inhaltsvolle und erst wahrhaft begründete Erkenntniß ist.

25. 

À cause de cette progression, le commencement perd ce qu'il a d'unilatéral dans la déterminité qui en fait un immédiat et un abstrait : il devient médiat, et la ligne de la progression scientifique, de ce fait, devient circulaire. — En même temps, on constate que ce qui constitue le commencement, du fait qu'il n'est pas encore développé, n'a pas de contenu, n'est pas d'abord reconnu comme vrai, et que la science à son début, puis dans tout son développement, sa finitude, son contenu, est une connaissance fondée en vérité.

26. 

Darum aber, weil das Resultat erst als der absolute Grund hervortritt, ist das Fortschreiten dieses Erkennens nicht etwas Provisorisches, noch ein problematisches und hypothetisches, sondern es muß durch die Natur der Sache und des Inhaltes selbst bestimmt seyn. Weder ist jener Anfang etwas Willkürliches und nur einstweilen Angenommenes, noch ein als willkürlich Erscheinendes und bittweise Vorausgesetztes, von dem sich aber doch in der Folge zeige, daß man Recht daran gethan habe, es zum Anfange zu machen ; nicht wie bei den Konstruktionen, die man zum Behuf des Beweises eines geometrischen Satzes zu machen angewiesen wird, es der Fall ist, daß von ihnen es sich erst hinterher an den Beweisen ergiebt, daß man wohlgethan habe, gerade diese Linien zu ziehen, und dann in den Beweisen selbst, mit der Vergleichung dieser Linien oder Winkel anzufangen ; für sich an diesem Linienziehen oder Vergleichen begreift es sich nicht.

26. 

Et c'est pourquoi, puisque le résultat se présente tout d'abord comme le fondement absolu, la progression de cette connaissance n'a rien de provisoire, ni de problématique, ni d'hypothétique, mais au contraire : elle doit être déterminée par la nature même de la Chose et du contenu. Ce commencement n'est pas quelque chose d'arbitraire, ou de provisoire, ou encore une simple supposition, qui montrerait dans la suite que l'on peut avoir eu raison de l'accepter comme commencement. Il n'en est pas avec lui comme des constructions que l'on est contraint d'élaborer pour la démonstration d'une proposition géométrique, pour pouvoir prouver que l'on a eu raison de tracer telle ou telle ligne, et même de commencer cette démonstration par la comparaison des lignes et des angles ; en soi, le fait de tracer des lignes ou de comparer n'apporte rien.

27. 

So ist vorhin der Grund, warum in der reinen Wissenschaft vom reinen Seyn angefangen wird, unmittelbar an ihr selbst angegeben worden. Dieß reine Seyn ist die Einheit, in die das reine Wissen zurückgeht, oder wenn dieses selbst noch als Form von seiner Einheit unterschieden gehalten werden soll, so ist es auch der Inhalt desselben. Dieß ist die Seite, nach welcher dieß reine Seyn, dieß Absolut-Unmittelbare, ebenso absolut Vermitteltes ist. Aber es muß ebenso wesentlich nur in der Einseitigkeit, das Rein-Unmittelbare zu seyn, genommen werden, eben weil es hier als der Anfang ist. Insofern es nicht diese reinen Unbestimmtheit, insofern es bestimmt wäre, würde es als Vermitteltes, schon weiter Geführtes, genommen ; ein Bestimmtes enthält ein Anderes zu einem Ersten. Es liegt also in der Natur des Anfangs selbst, daß er das Seyn sey, und sonst nichts. Es bedarf daher keiner sonstigen Vorbereitungen, um in die Philosophie hineinzukommen, noch anderweitiger Reflexionen und Anknüpfungspunkte.

27. 

La raison fondamentale pour laquelle, dans la science pure, on commence par l'être pur, réside dans la sience même, et sans médiation. Cet Être pur est l'Unité, vers laquelle le savoir pur fait retour, et lorsque ce savoir constitue une forme distincte de son unité, alors il est aussi le contenu de l'Être pur. C'est sous cet angle que l'Être pur, absolu et immédiat, est également le médiatisé absolu. Mais il doit aussi être pris dans le sens où il est unilatéral, pur et immédiat, précisément parce qu'il constitue le commencement.
S'il n'était pas la pure indétermination, s'il était au contraire déterminé, il devrait être pris comme médiatisé, comme plus avancé. Ce qui est déterminé a pour précédent un autre que lui. Il est donc dans la nature du commencement lui-même d'être l'Être, et rien d'autre. Il n'est donc pas besoin d'aucune autre préparation pour pénétrer dans la philosophie, d'aucune autre réflexion ni d'autre point d'attache.

28. 

Daß der Anfang, Anfang der Philosophie ist, daraus kann eigentlich auch keine nähere Bestimmung oder ein positiver Inhalt für denselben genommen werden. Denn die Philosophie ist hier im Anfange, wo die Sache selbst noch nicht vorhanden ist, ein leeres Wort oder irgend eine angenommene ungerechtfertigte Vorstellung. Das reine Wissen giebt nur diese negative Bestimmung, daß er der abstrakte Anfang seyn soll. Insofern das reine Seyn als Inhalt des reinen Wissens genommen wird, so hat dieses von seinem Inhalte zurückzutreten, ihn für sich selbst gewähren zu lassen und nicht weiter zu bestimmen. — Oder indem das reine Seyn als die Einheit zu betrachten ist, in die das Wissen, auf seiner höchsten Spitze der Einigung mit dem Objekte, zusammengefallen, so ist das Wissen in diese Einheit verschwunden, und hat keinen Unterschied von ihr und somit keine Bestimmung für sich übrig gelassen. — Auch sonst ist nicht Etwas, oder irgend ein Inhalt vorhanden, der gebracht werden könnte, um damit den bestimmteren Anfang zu machen.

28. 

Du fait que le commencement est celui de la philosophie, il n'est pas possible d'en tirer une définition plus précise ni un contenu plus positif. En effet, la philosophie en est ici à son début, là où la Chose n'est pas encore présente à elle-même, elle n'est donc qu'un mot creux, ou une représentation quelconque et non véritablement garantie. Le savoir pur ne nous fournit qu'une détermination négative, celle d'être un commencement abstrait. Si l'on accepte de prendre l'Être pur comme le contenu du Savoir pur, il doit se retirer de son contenu, pour le laisser tel qu'il est, sans chercher à le définir plus précisément.
— Ou alors, si l'on considère l'Être pur comme l'Unité, par laquelle le Savoir ayant atteint son plus haut point de fusion avec l'Objet, ce Savoir est comme absorbé par cette Unité, n'a plus avec lui aucune différence, et de ce fait ne peut absolument plus être défini.
— Et en dehors de cela, il n'y a rien, même pas un contenu quelconque, que l'on puisse utiliser pour produire un commencement mieux défini.

29. 

Aber auch die bisher als Anfang angenommmene Bestimmung des Seyns könnte weggelassen werden, so daß nur gefordert würde, daß ein reiner Anfang gemacht werde. Dann ist nichts vorhanden, als der Anfang selbst, und es wäre zu sehen, was er ist. — Diese Stellung könnte zugleich als ein Vorschlag zur Güte an diejenigen gemacht werden, welche Theils damit, daß mit dem Seyn angefangen werde, aus welchen Reflexionen es sey, sich nicht beruhigen und noch weniger mit dem Erfolge, den das Seyn hat, in das Nichts überzugehn, — Theils überhaupt nicht anders wissen, als daß in einer Wissenschaft mit der Voraussetzung einer Vorstellung angefangen werde, — einer Vorstellung, welche hierauf analysirt werde, so daß nun das Ergebniß solcher Analyse den ersten bestimmten Begriff in der Wissenschaft abgebe. Indem wir auch dieß Verfahren beobachteten, so hätten wir keinen besondern Gegenstand, weil der Anfang als des Denkens, ganz abstrakt, ganz allgemein, ganz Form ohne allen Inhalt seyn soll ; wir hätten somit gar nichts, als die Vorstellung von einem bloßen Anfang als solchem. Es ist also nur zu sehen, was wir in dieser Vorstellung haben.

29. 

Et de plus, on pourrait abandonner la définition de l'Être, telle que nous l'avons adoptée jusqu'ici, de façon à ce qu'il ne nous reste qu'un commencement pur. Il n'y aurait alors plus rien que le commencement lui-même, et l'on pourrait voir ce qu'il est.
— On pourrait bien adopter cette attitude en guise de concession à l'égard de ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ne peuvent admettre que l'on commence par l'Être, et encore moins que l'on poursuive en disant que l'Être peut passer au non-Être ; et de plus, ceux qui ne peuvent concevoir autre chose qu'une science avec comme condition préalable une présentation qui consiste en une analyse, de telle façon que le produit de cette analyse constitue le premier concept défini de la science. Si nous avions suivi ce processus, nous n'aurions pas d'objet particulier, dans la mesure où le commencement, étant celui de la pensée, doit être tout à fait abstrait, tout à fait général, et sans aucun contenu. Nous n'aurions ainsi rien d'autre que la représentation d'un simple commencement, d'un commencement en soi. Mais il nous faut maintenant voir ce que comporte cette représentation.

30. 

Es ist noch Nichts, und es soll Etwas werden. Der Anfang ist nicht das reine Nichts, sondern ein Nichts, von dem Etwas ausgehen soll ; das Seyn ist also auch schon im Anfang enthalten. Der Anfang enthält also Beides, Seyn und Nichts ; ist die Einheit von Seyn und Nichts ; — oder ist Nichtseyn, das zugleich Seyn, und Seyn, das zugleich Nichtseyn ist.

30. 

Il n'y a encore rien — et il doit y avoir quelque chose. Le commencement n'est pas le Néant pur, mais un Néant d'où quelque chose doit sortir. L'Être est donc déjà contenu dans le commencement, et celui-ci contient, de ce fait, les deux : l'Être et le Néant ; il est l'Unité de l'Être et du Néant, — ou encore, un non-Être, qui est en même temps un Être, et en même temps un non-Être.