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SOMMAIRE

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Womit muß der Anfang der Wissenschaft gemacht werden ? — Quel doit être le point de départ de la science ?, 31-33

31. 

Ferner Seyn und Nichts sind im Anfang als unterschieden vorhanden ; denn er weißt auf etwas Anderes hin ; — er ist ein Nichtseyn, das auf das Seyn als auf ein Anderes bezogen ist ; das Anfangende ist noch nicht ; es geht erst dem Seyn zu. Der Anfang enthält also das Seyn als ein solches, das sich von dem Nichtseyn entfernt oder es aufhebt, als ein ihm Entgegengesetztes.

31. 

De plus, l'Être et le Néant sont présents dans le commencement, en tant qu'ils sont distincts ; car l'un sait quelque chose d'autre que ce que que sait l'autre. ; c'est un non-être qui se rapporte à l'Être en tant qu'autre chose : il s'en rapproche seulement. Le commencement contient donc aussi l'Être comme quelque chose qui s'éloigne du non-Être, ou bien le supprime, comme son contraire.

32. 

Ferner aber ist das, was anfängt, schon, eben so sehr aber ist es auch noch nicht. Die Entgegengesetzten, Seyn und Nichtseyn sind also in ihm in unmittelbarer Vereinigung ; oder er ist ihre ununterschiedene Einheit.

32. 

En outre, ce qui commence est déjà, tout en n'étant pas encore. Les contraires, Être et non-Être sont donc étroitement unis dans le commencement, et l'on peut dire que ce dernier représente leur unité indifférenciée.

33. 

Die Analyse des Anfangs gäbe somit den Begriff der Einheit des Seyns und des Nichtseyns, — oder in reflektirterer Form, der Einheit des Unterschieden — und des Nichtunterschiedenseyns, — oder der Identität der Identität und Nichtidentität. Dieser Begriff könnte als die erste, reinste d. i. abstrakteste, Definition des Absoluten angesehen werden ; — wie er dieß in der That seyn würde, wenn es überhaupt um die Form von Definitionen und um den Namen des Absoluten zu thun wäre. In diesem Sinne würden, wie jener abstrakte Begriff die erste, so alle weitern Bestimmungen und Entwickelungen nur bestimmtere und reichere Definitionen dieses Absoluten seyn. Aber die, welche mit dem Seyn als Anfang darum nicht zufrieden sind, weil es in Nichts übergeht, und daraus die Einheit des Seyns und Nichts entsteht, mögen zusehen, ob sie mit diesem Anfange, der mit der Vorstellung des Anfangs anfängt, und mit deren Analyse, die wohl richtig seyn wird, aber gleichfalls auf die Einheit des Seyns und Nichts führt, zufriedener seyn mögen, als damit, daß das Seyn zum Anfange gemacht wird.

33. 

L'analyse du commencement nous fournit donc le concept de l'unité de l'Être et du non-Être — ou encore, sous une autre forme plus rationnelle, l'unité de la différenciation et de l'indifférentiation, — ou encore l'identité de l'identité et de la non-identité. Ce concept pourrait donc constituer la première définition, la plus pure, c'est-à-dire la plus abstraite de l'Absolu. Il le serait en effet si ce qui importait le plus pour nous était de formuler la définition et de nommer l'Absolu. En ce sens, ce concept abstrait étant considéré comme étant le premier, toutes les autres déterminations et tous les autres développements ne seraient que des définitions plus précises et plus riches de cet Absolu. Mais ceux qui ne veulent pas voir dans l'Être le commencement, parce qu'il se transforme en non-Être, et qu'il en découle l'unité de l'Être et du Néant, pourraient se demander si, avec ce commencement qui commence par la représentation du commencement, et par cette analyse, qui est peut-être juste, mais qui conduit aussi à l'unité de l'Être et du Néant, ils pourraient en fin de compte être plus satisfaits que de mettre l'Être au commencement ?