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SOMMAIRE

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Concept général de la Logique § 66-69 - Logique et Grammaire.

66.

Er kann durch die Grammatik hindurch den Ausdruck des Geistes überhaupt, die Logik, erkennen. So wer zur Wissenschaft hinzutritt, findet in der Logik zunächst ein isolirtes System von Abstraktionen, das auf sich selbst beschränkt, nicht über die anderen Kenntnisse und Wissenschaften übergreift. Vielmehr, gehalten gegen den Reichthum der Weltvorstellungen, gegen den real erscheinenden Inhalt der anderen Wissenschaften, und verglichen mit dem Versprechen der absoluten Wissenschaft, das Wesen dieses Reichthums, die innere Natur des Geistes und der Welt, die Wahrheit zu enthüllen, hat diese Wissenschaft in ihrer abstrakten Gestalt, in der farblosen, kalten Einfachheit ihrer reinen Bestimmungen vielmehr das Ansehen, Alles eher zu leisten als dieß Versprechen, und gehaltlos jenem Reichthum gegenüber zu stehen.

66.

Par la Grammaire, il peut connaître l'expression de l'esprit en général : la Logique. Ainsi celui qui accède à la science trouve-t-il tout d'abord dans la Logique un système d'abstractions isolé, replié sur lui-même, sans contact avec les autres savoirs et les autres sciences. Mieux encore : confrontée à la richesse des représentations du monde, et au contenu apparemment réel des autres sciences, et avec la promesse de la science absolue de dévoiler cette richesse, la nature profonde de l'esprit et du monde, la Vérité, cette science, dans sa disposition abstraite, par l'aspect incolore, froid, simpliste, de ses pures déterminations, semble fort loin de tenir sa promesse, et dépourvue de cette richesse.

67.

Die erste Bekanntschaft mit der Logik schränkt ihre Bedeutung auf sie selbst ein; ihr Inhalt gilt nur für eine isolirte Beschäftigung mit den Denkbestimmungen, neben der die anderen wissenschaftlichen Beschäftigungen ein eigener Stoff und Gehalt für sich sind, auf welche das Logische etwa einen formellen Einfluß hat, und zwar einen solchen, der sich mehr von selbst macht, und für den die wissenschaftliche Gestalt und deren Studium allerdings auch zur Noth entbehrt werden kann.

67.

La première connaissance que l'on a de la Logique est celle d'une signification refermée sur elle-même. Son contenu semble n'avoir de valeur que comme une relation isolée avec les déterminations de la pensée, à côté de laquelle l'activité des autres sciences a un matériau et un contenu qui lui sont propres, sur lesquels la Logique n'a qu'une influence formelle, et telle qu'elle se fait plutôt à partir d'elle-même, et que pour elle, on peut en somme se passer de la rigueur scientifique et de son étude, sans grand dommage.

68.

Die anderen Wissenschaften haben die regelrechte Methode, eine Folge von Definitionen, Axiomen, Theoremen und deren Beweisen u.s.f. zu seyn, im Ganzen abgeworfen; die sogenannte natürliche Logik macht sich für sich in ihnen geltend und hilft sich ohne besondere, auf das Denken selbst gerichtete Erkenntnis fort. Vollends aber hält sich der Stoff und Inhalt dieser Wissenschaften für sich selbst vom Logischen völlig unabhängig, und ist auch für Sinn, Gefühl, Vorstellung und praktisches Interesse jeder Art ansprechender.

68.

Les autres sciences ont globalement rejeté la méthode traditionnelle, qui consiste en une suite de définitons, d'axiomes et de théorèmes accompagnée de leurs preuves, etc. C'est la Logique dite “naturelle” qui se donne pour ce qu'elle est elle-même, et pour la connaissance fondée en elle-même de la pensée, sans avoir besoin de recourir à quoi que ce soit d'autre. Mais pourtant, le matériau et le contenu de ces sciences, totalement indépendantes de la Logique, demeurent plus intéressants en eux-mêmes, en ce qui concerne les sens, les sentiments, les représentations et les intérêts pratiques de toutes sortes.

69.

So muß denn allerdings die Logik zuerst gelernt werden, als etwas, das man wohl versteht und einsieht, aber woran Umfang, Tiefe und weitere Bedeutung anfangs vermißt wird. Erst aus der tiefern Kenntniß der anderen Wissenschaften erhebt sich für den subjektiven Geist das Logische als ein nicht nur abstrakt Allgemeines, sondern als das den Reichthum des Besonderen in sich fassende Allgemeine; — wie derselbe Sittenspruch in dem Munde des Jünglings, der ihn ganz richtig versteht, nicht die Bedeutung und den Umfang besitzt, welchen er im Geiste eines lebenserfahrenen Mannes hat, dem sich damit die ganze Kraft des darin enthaltenen Gehaltes ausdrückt, so erhält das Logische erst dadurch die Schätzung seines Werths, wenn es zum Resultate der Erfahrung der Wissenschaften geworden ist; es stellt sich daraus als die allgemeine Wahrheit, nicht als eine besondere Kenntniß neben anderem Stoffe und Realitäten, sondern als das Wesen alles dieses sonstigen Inhalts dem Geiste dar.

69.

La Logique doit donc être étudiée d'abord comme quelque chose que l'on comprend, que l'on pénètre, mais dont on ne perçoit pas d'emblée les contours, la profondeur, et toute la portée. Ce n'est que par la connaissance la plus profonde des autres sciences que l'esprit subjectif réalise que la Logique n'est pas seulement la généralité abstraite, mais la généralité comprenant toute la richesse du particulier — de la même façon qu'une maxime sortant de la bouche d'un adolescent qui la comprend fort bien, n'a pas le même sens ni la même portée lorsqu'elle sort de la bouche d'un homme ayant vécu, et pour qui s'exprime toute la force contenue en elle — de même Le Logique ne peut-il être vraiment appréciée à sa juste valeur que quand il est le résultat de l'expérience scientifique ; il se présente alors comme la vérité générale, et non comme une connaissance particulière, concernant des matériaux et des réalités particuliers, mais comme l'essence de tous les matériaux et de toutes les réalités.