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SOMMAIRE

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Allgemeine Einteilung der Logik - Division générale de la Logique, 10-12

10.

Kant_hat* in neueren Zeiten dem, was gewöhnlich Logik genannt worden, noch eine, nämlich eine transcendentale Logik gegenüber gestellt. Das, was hier objektive Logik genannt worden, würde zum Theil dem entsprechen, was bei ihm die transcendentale Logik ist. Er unterscheidet sie von dem, was er allgemeine Logik nennt, so, daß sie à) die Begriffe betrachte, die sich a priori auf Gegenstände beziehen, somit nicht von allem Inhalte der objektiven Erkenntniß abstrahire, oder daß sie die Regeln des reinen Denkens eines Gegenstandes enthalte, und ß) zugleich auf den Ursprung unserer Erkenntniß gehe, insofern sie nicht den Gegenständen zugeschrieben werden könne. — Diese zweite Seite ist es, auf die das philosophische Interesse Kants ausschließend gerichtet ist.

10.

Kant, de nos jours, à côté de ce que l'on appelle couramment “Logique”, en a créé une autre, une Logique transcendantale. Ce que nous appelons ici “Logique objective” correspondrait en partie à ce qui, chez lui, s'appelle “Logique transcendantale”. Il distingue cette dernière de ce qu'il appelle “Logique Générale”, pour les raisons que voici :
a) elle considère les concepts qui concernent a priori les objets, et de ce fait ne sont pas séparés des contenus de la connaissance objective, ou bien elle se distingue par le fait qu'elle contient les règles de la pensée pure de l'objet ;
b) elle remonte du même coup aux sources de notre connaissance, dans la mesure où cette origine ne peut être attribuée aux objets.
— Ce deuxième aspect est celui sur lequel se concentre tout l'intérêt de la philosophie de Kant.

11.

Sein Hauptgedanke ist, die Kategorien dem Selbstbewußtseyn, als dem subjektiven Ich, zu vindiciren. Vermöge dieser Bestimmung bleibt die Ansicht innerhalb des Bewußtseyns und seines Gegensatzes stehen, und hat außer dem Empirischen des Gefühls und der Anschauung noch Etwas, das nicht durch das denkende Selbstbewußtseyn gesetzt und bestimmt ist, ein Ding-an-sich, ein dem Denken fremdes und äußerliches, übrig bleiben; obgleich leicht einzusehen ist, daß ein solches Abstraktum, wie Ding-an-sich, selbst nur ein Produkt des, und zwar nur abstrahirenden, Denkens ist.
— Wenn andere Kantianer sich über das Bestimmen des Gegenstandes durch Ich so ausgedrückt haben, daß das Objektiviren des Ich, als ein ursprüngliches und nothwendiges Thun des Bewußtseyns anzusehen sey, so daß in diesem ursprünglichen Thun noch nicht die Vorstellung des Ich selbst ist, — als welche erst ein Bewußtseyn jenes Bewußtseyns, oder selbst ein Objektiviren jenes Bewußtseyn sey, — so ist dieses von dem Gegensatze des Bewußtseyns befreite objektivirende Thun näher dasjenige, was für Denken als solches überhaupt genommen werden_kann*.

11.

Son idée principale est de rattacher les catégories à la conscience de soi, au Moi subjectif. En fonction de cette détermination, sa façon de voir demeure intermédiaire entre la conscience et son opposé, et a quelque chose de plus que l'empirisme de la sensation et l'intuition, quelque chose qui n'est pas posé ni déterminé par la conscience de soi, une Chose-en-Soi, étrangère à la pensée et extérieure, qui demeure à part ; il est pourtant facile de voir qu'une abstraction comme celle de la Chose-en-Soi n'est elle-même qu'un produit de la pensée, de la pensée-qui-abstrait.
Si d'autres Kantiens ont insisté, à propos de la détermination de l'objet par le Moi, sur le fait que l'objectivation du Moi devait être vu comme une fonction originelle et nécessaire de la conscience, dans laquelle la représentation du Moi serait encore absente — cette représentation étant d'abord la conscience de la conscience, ou une objectivation de la conscience première — c'est donc le travail d'objectivation libéré de l'opposition envers la conscience qui devrait plutôt, en général, être considéré comme la pensée.

12.

Dieses Thun sollte aber nicht mehr Bewußtseyn genannt werden; Bewußtseyn schließt den Gegensatz des Ich und seines Gegenstandes in sich, der in jenem ursprünglichen Thun nicht vorhanden ist. Die Benennung  »Bewußtseyn«  wirft noch mehr den Schein von Subjektivität auf dasselbe, als der Ausdruck Denken, der aber hier überhaupt im absoluten Sinne als unendliches mit der Endlichkeit des Bewußtseyns nicht behaftetes, Denken, kurz Denken als solches, zu nehmen ist.

12.

Mais ce travail ne devrait plus alors s'appeler conscience : la conscience implique l'opposition entre le Moi et son Objet-en-Soi, laquelle ne participe pas du travail ayant sa source dans la fonction originelle. Le terme de “conscience” confère davantage à ce travail l'apparence de la subjectivité que ne le fait le terme de pensée, lequel, cependant, doit être pris dans son sens absolu, en tant que pensée infinie, et ne comportant pas la finitude de la conscience, autrement dit : en tant que pensée comme telle.

NOTES

Kant  : Je rappelle que si je me réfère souvent, dans cet ouvrage, à la philosophie de Kant, (ce que beaucoup de gens pourraient trouver superflu), c'est parce que, (de quelque manière qu'on juge par ailleurs, comme nous le faisons ici, l'exécution de ses diverses parties), elle forme la base et le point de départ de la philosophie allemande moderne et que les reproches qu'on peut lui adresser sur un grand nombre de points ne diminuent en rien ses mérites. On s'y réfère aussi fréquemment dans la logique objective, parce qu'elle approfondit davantage certains aspects plus définis du logique, aspects que la philosophie ultérieure a trop négligés, lorsqu'elle ne les a pas traités avec un brutal mépris — qui n'est d'ailleurs pas resté impuni. La philosophie la plus courante chez nous ne va pas plus loin que les résultats obtenus par Kant, à savoir que la raison est incapable de reconnaître un contenu vrai, et que pour ce qui est de la vérité absolue, il faut s'en remettre à la foi. Mais ce qui, chez Kant, n'est qu'un résultat, constitue, dans la philosophie en question, un commencement et un point de départ, de sorte que les déductions, grâce auxquelles ce résultat a été obtenu, et qui constituent la connaissance philosophique, se trouvent par avance éliminés. La philosophie kantienne sert ainsi d'oreiller à la paresse de la pensée, qui cherche à se justifier en prétendant que tout a été démontré et accompli. C'est pourquoi une connaissance et un contenu définis de la pensée, qui ne veulent pas se contenter de cette consolation stérile et aride, se doivent de remonter à ces déductions.

comme la pensée : Si l'expression de “travail d'objectivation du moi” est là pour rappeler d'autres productions de l'esprit, comme celle de l'imagination par exemple, il faut pourtant faire remarquer qu'il n'est ici question d'une détermination de l'objet que pour autant que les moments dont son contenu est composé ne font pas partie, eux, de la sensation, ni de l'intuition. Un tel objet est une idée, et le définir, c'est soit le créer, soit, quand il est déjà présupposé, se former à partir de lui d'autres idées, le développer davantage par la pensée.