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SOMMAIRE

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1 - Von wissenschaftlichen Erkennen - De la connaissance scientifique.

1.

Eine Erklärung, wie sie einer Schrift in einer Vorrede nach der Gewohnheit vorausgeschickt wird — über den Zweck, den der Verfasser sich in ihr vorgesetzt, sowie über die Veranlassungen und das Verhältnis, worin er sie zu andern frühern oder gleichzeitigen Behandlungen desselben Gegenstandes zu stehen glaubt — scheint bei einer philosophischen Schrift nicht nur überflüssig, sondern um der Natur der Sache willen sogar unpassend und zweckwidrig zu sein. Denn wie und was von Philosophie in einer Vorrede zu sagen schicklich wäre — etwa eine historische Angabe der Tendenz und des Standpunkts, des allgemeinen Inhalts und der Resultate, eine Verbindung von hin und her sprechenden Behauptungen und Versicherungen über das Wahre — , kann nicht für die Art und Weise gelten, in der die philosophische Wahrheit darzustellen sei. [Orig-0-1]

1.

L'auteur d'un livre présente habituellement, dans une préface, des éclaircissements à propos de l'objet qu'il s'est fixé, de ce qui l'a amené à écrire ce livre, et des relations que celui-ci entretient à son avis avec les ouvrages précédents ou contemporains traitant du même sujet. Mais quand il s'agit d'un livre de philosophie, cette présentation ne semble pas seulement superflue, elle semble aussi impropre et même contraire au but visé. Car quoi que l'on puisse être fondé à dire de la philosophie dans une préface, qu'il s'agisse d'une indication d'ordre historique à propos de l'intention et du point de vue adopté, du contenu général et des résultats obtenus, ou qu'il s'agisse d'une série d'affirmations jetées çà et là à propos du Vrai tout cela ne saurait constituer une façon valable de présenter la vérité philosophique elle-même.

2.

— Auch weil die Philosophie wesentlich im Elemente der Allgemeinheit ist, die das Besondere in sich schließt, so findet bei ihr mehr als bei andern Wissenschaften der Schein statt, als ob in dem Zwecke oder den letzten Resultaten die Sache selbst und sogar in ihrem vollkommenen Wesen ausgedrückt wäre, gegen welches die Ausführung eigentlich das Unwesentliche sei. In der allgemeinen Vorstellung hingegen, zum Beispiel was Anatomie sei, etwa die Kenntnis der Teile des Körpers nach ihrem unlebendigen Dasein betrachtet, ist man überzeugt, die Sache selbst, den Inhalt dieser Wissenschaft, noch nicht zu besitzen, sondern außerdem um das Besondere sich bemühen zu müssen. [Orig-0-2]

2.

C'est que la philosophie se situe à un niveau d'universalité qui englobe le particulier. De ce fait, il semble que pour elle plus que pour d'autres sciences, ce dont il s'agit réside dans le but visé et les résultats obtenus, et que ce soit même là qu'elle se manifeste pleinement, alors que la façon de la présenter ne serait à proprement parler que secondaire. Dans la représentation commune, celle que l'on se fait de l'anatomie par exemple, on est persuadé qu'avec la connaissance des parties du corps à partir de leur Étant inerte on ne parvient pas à la connaissance des choses en elles-mêmes, donc au contenu de cette science, mais qu'au contraire il est nécessaire de descendre au niveau du particulier.

3.

— Ferner ist bei einem solchen Aggregate von Kenntnissen, das den Namen Wissenschaft nicht mit Recht führt, eine Konversation über Zweck und dergleichen Allgemeinheiten nicht von der historischen und begrifflosen Weise verschieden, worin von dem Inhalte selbst, diesen Nerven, Muskeln und so fort, gesprochen wird. Bei der Philosophie hingegen würde die Ungleichheit entstehen, daß von einer solchen Weise Gebrauch gemacht, und diese doch von ihr selbst als unfähig, die Wahrheit zu fassen, aufgezeigt würde.

3.

Quand on parle de la fin et des généralités de cette sorte, dans le cadre d'une telle accumulation de connaissances qui ne peut à bon droit porter le nom de science, on n'est pas encore très éloigné du mode empirique et non conceptuel selon lequel on parle du contenu lui-même : des nerfs, des muscles etc. S'agissant de philosophie, par contre, on verrait aussitôt surgir une incohérence si l'on procédait de cette façon, puisque ce serait alors suivre une voie qui se serait montrée elle-même incapable de conduire à la vérité.

4.

So wird auch durch die Bestimmung des Verhältnisses, das ein philosophisches Werk zu andern Bestrebungen über denselben Gegenstand zu haben glaubt, ein fremdartiges Interesse hereingezogen, und das, worauf es bei der Erkenntnis der Wahrheit ankommt, verdunkelt. So fest der Meinung der Gegensatz des Wahren und des Falschen wird, so pflegt sie auch entweder Beistimmung oder Widerspruch gegen ein vorhandenes philosophisches System zu erwarten, und in einer Erklärung über ein solches nur entweder das eine oder das andre zu sehen. Sie begreift die Verschiedenheit philosophischer Systeme nicht so sehr als die fortschreitende Entwicklung der Wahrheit, als sie in der Verschiedenheit nur den Widerspruch sieht.

4.

De la même façon, en déterminant la relation qu'une œuvre philosophique croit entretenir avec d'autres efforts à propos du même objet, on introduit un intérêt de nature hétérogène qui a pour conséquence d'obscurcir ce qui est important dans la recherche de la vérité. L'opposition entre le vrai et le faux est si bien établie dans l'opinion commune qu'elle attend toujours, à propos d'un système philosophique, soit une approbation soit un rejet, et qu'elle ne sait rien voir d'autre dans un exposé qui concerne un sujet de ce genre. Dans la diversité des systèmes philosophiques, elle ne voit pas tant le dévoilement progressif de la vérité qu'une contradiction.

5.

Die Knospe verschwindet in dem Hervorbrechen der Blüte, und man könnte sagen, daß jene von dieser widerlegt wird, ebenso wird durch die Frucht die Blüte für ein falsches Dasein der Pflanze erklärt, und als ihre Wahrheit tritt jene an die Stelle von dieser. Diese Formen unterscheiden sich nicht nur, sondern verdrängen sich auch als unverträglich miteinander. Aber ihre flüssige Natur macht sie zugleich zu Momenten der organischen Einheit, worin sie sich nicht nur nicht widerstreiten, sondern eins so notwendig als das andere ist, und diese gleiche Notwendigkeit macht erst das Leben des Ganzen aus.

5.

Le bouton disparaît dans l'éclosion de la fleur, et l'on pourrait dire qu'il est réfuté par elle. De la même façon, le fruit qui apparaît désigne la fleur comme un faux Étant de la plante : l'un prend la place de l'autre et constitue sa vérité. Ces formes ne sont pas seulement distinctes les unes des autres : elles se repoussent, car elles sont mutuellement incompatibles. Mais en même temps, la fluidité de leur nature en fait des instances de l'unité organique au sein de laquelle elles ne font pas que se repousser, mais sont également nécessaires l'une à l'autre, et c'est cette nécessité qui vient donner sa vie à l'ensemble.

6.

Aber der Widerspruch gegen ein philosophisches System pflegt teils sich selbst nicht auf diese Weise zu begreifen, teils auch weiß das auffassende Bewußtsein gemeinhin nicht, ihn von seiner Einseitigkeit zu befreien oder frei zu erhalten, und in der Gestalt des streitend und sich zuwider Scheinenden gegenseitig notwendige Momente zu erkennen.

6.

Mais d'un côté l'opposition à un système philosophique ne se conçoit pas d'ordinaire de cette façon, et de l'autre, la conscience qui appréhende cette contradiction ne sait ni la libérer de son caractère unilatéral, ni la maintenir libre de celui-ci : elle ne sait pas reconnaître dans ce qui semble une opposition à soi-même des instances réciproquement nécessaires.

7.

Die Foderung von dergleichen Erklärungen sowie die Befriedigungen derselben scheinen vielleicht das Wesentliche zu betreiben. Worin könnte mehr das Innere einer philosophischen Schrift ausgesprochen sein als in den Zwecken und Resultaten derselben, und wodurch diese bestimmter erkannt werden als durch ihre Verschiedenheit von dem, was das Zeitalter sonst in derselben Sphäre hervorbringt ? Wenn aber ein solches Tun für mehr als für den Anfang des Erkennens, wenn es für das wirkliche Erkennen gelten soll, ist es in der Tat zu den Erfindungen zu rechnen, die Sache selbst zu umgehen, und dieses beides zu verbinden, den Anschein des Ernstes und Bemühens um sie, und die wirkliche Ersparung desselben.

7.

La nécessité de tels éclaircissements et leur satisfaction peuvent passer pour l'essentiel. En effet, où le contenu d'un écrit philosophique peut-il apparaître mieux que dans son objectif et dans ses résultats ? Et comment pourrait-on connaître ceux-ci avec plus de précision que par leur différence avec ce que l'époque a produit dans le même domaine ? Mais quand une telle façon d'agir vaut pour le début de la connaissance, voire pour la connaissance elle-même, il faut mettre cela sur le compte d'une tentative de contourner la difficulté en combinant les apparences du sérieux et de l'effort vers elle, et la réalité de son évitement.

8.

— Denn die Sache ist nicht in ihrem Zwecke erschöpft, sondern in ihrer Ausführung, noch ist das Resultat das wirkliche Ganze, sondern es zusammen mit seinem Werden ; der Zweck für sich ist das unlebendige Allgemeine, wie die Tendenz das bloße Treiben, das seiner Wirklichkeit noch entbehrt, und das nackte Resultat ist der Leichnam, der sie hinter sich gelassen.

8.

Car ce qui est visé ne s'épuise pas dans son but, mais dans sa réalisation et le résultat n'est pas non plus le tout effectif : il ne l'est que conjointement avec son devenir. Le but en lui-même est un universel inanimé, de même que la tendance n'est que l'élan auquel manque encore sa réalité effective, et le résultat nu est le cadavre qui a laissé derrière lui la tendance.

9.

— Ebenso ist die Verschiedenheit vielmehr die Grenze der Sache ; sie ist da, wo die Sache aufhört, oder sie ist das, was diese nicht ist. Solche Bemühungen mit dem Zwecke oder den Resultaten, sowie mit den Verschiedenheiten und Beurteilungen des einen und des andern, sind daher eine leichtere Arbeit, als sie vielleicht scheinen. Denn statt mit der Sache sich zu befassen, ist solches Tun immer über sie hinaus, statt in ihr zu verweilen und sich in ihr zu vergessen, greift solches Wissen immer nach einem Andern, und bleibt vielmehr bei sich selbst, als daß es bei der Sache ist und sich ihr hingibt.

9.

De la même façon, la dissemblance est plutôt la limite de quelque chose ; elle se tient là où cesse quelque chose, ou bien elle est ce que ce quelque chose n'est pas. De tels travaux à propos du but visé ou des résultats, de même qu'à propos des divergences et des appréciations des uns et des autres, sont peut-être en fin de compte plus aisés qu'ils ne semblent. C'est qu'au lieu de s'occuper d'une chose quelconque, une telle façon d'agir va toujours au-delà d'elle ; au lieu de séjourner en elle et de s'y oublier, un savoir de ce genre tend toujours à saisir quelque chose d'autre et demeure près de lui-même plutôt qu'auprès de la chose visée et de s'y consacrer.

10.

— Das leichteste ist, was Gehalt und Gediegenheit hat, zu beurteilen, schwerer, es zu fassen, das schwerste, was beides vereinigt, seine Darstellung hervorzubringen.

10.

Pour ce qui est substantiel et compact, le plus facile, c'est de le juger ; il est plus difficile de le comprendre, et encore plus difficile de réunir jugement et compréhension pour en faire l'exposé.

11.

Der Anfang der Bildung und des Herausarbeitens aus der Unmittelbarkeit des substantiellen Lebens wird immer damit gemacht werden müssen, Kenntnisse allgemeiner Grundsätze und Gesichtspunkte zu erwerben, sich nur erst zu dem Gedanken der Sache überhaupt heraufzuarbeiten, nicht weniger sie mit Gründen zu unterstützen oder zu widerlegen, die konkrete und reiche Fülle nach Bestimmtheiten aufzufassen, und ordentlichen Bescheid und ernsthaftes Urteil über sie zu erteilen zu wissen. Dieser Anfang der Bildung wird aber zunächst dem Ernste des erfüllten Lebens Platz machen, der in die Erfahrung der Sache selbst hineinführt, und wenn auch dies noch hinzukommt, daß der Ernst des Begriffs in ihre Tiefe steigt, so wird eine solche Kenntnis und Beurteilung in der Konversation ihre schickliche Stelle behalten.

11.

Le début des études et du laborieux arrachement à l'immédiateté de la vie matérielle doit de ce fait toujours consister à acquérir des connaissances sur des principes et des points de vue universels, pour s'élancer ensuite seulement vers la pensée des choses en général, non sans fournir les fondements nécessaires pour les soutenir ou les réfuter, en saisissant la plénitude riche et concrète des déterminations, et en sachant formuler à propos d'elles des réponses judicieuses et des jugements fondés. Mais ce début de la formation laissera bientôt la place au sérieux de la vie dans sa plénitude, qui conduit à l'expérience des choses elles-mêmes. Et quand on atteindra sérieusement le concept dans ses profondeurs, la connaissance et le jugement pourront tenir la place qui leur convient dans le discours.

12.

Die wahre Gestalt, in welcher die Wahrheit existiert, kann allein das wissenschaftliche System derselben sein. Daran mitzuarbeiten, daß die Philosophie der Form der Wissenschaft näher komme — dem Ziele, ihren Namen der Liebe zum Wissen ablegen zu können und wirkliches Wissen zu sein — , ist es, was ich mir vorgesetzt. Die innere Notwendigkeit, daß das Wissen Wissenschaft sei, liegt in seiner Natur, und die befriedigende Erklärung hierüber ist allein die Darstellung der Philosophie selbst. Die äußere Notwendigkeit aber, insofern sie, abgesehen von der Zufälligkeit der Person und der individuellen Veranlassungen, auf eine allgemeine Weise gefaßt wird, ist dasselbe, was die innere, in der Gestalt, wie die Zeit das Dasein ihrer Momente vorstellt. Daß die Erhebung der Philosophie zur Wissenschaft an der Zeit ist, dies aufzuzeigen würde daher die einzig wahre Rechtfertigung der Versuche sein, die diesen Zweck haben, weil sie die Notwendigkeit desselben dartun, ja weil sie ihn zugleich ausführen würde.

12.

La vraie figure sous laquelle la vérité vient à l'existence ne peut être que celle de son propre système scientifique. Ainsi collaborer à cette tâche qui consiste à rapprocher la philosophie de la forme de la science, faire en sorte qu'elle abandonne son nom d'amour du savoir pour devenir vraiment savoir effectif voilà le but que je me suis fixé. La nécessité interne pour que le savoir soit science tient à sa nature, et l'explication satisfaisante de cela ne peut être que la présentation de la philosophie elle-même. La nécessité externe, par contre, si l'on fait abstraction des contingences personnelles et des motivations individuelles, peut alors être saisie sur le mode de l'universel : c'est la même que l'interne, dans la façon dont l'époque présente l'Étant de ses instances. Que le moment soit venu d'élever la philosophie au niveau de la science, voilà qui serait la seule vraie justification des tentatives qui se font en ce sens, en mettant à la fois en évidence la nécessité de le faire, et en la réalisant en même temps complètement.

NOTES

Orig-0-1 Eine Erklärung, wie sie einer Schrift in einer Vorrede nach der Gewohnheit vorausgeschickt wird - über den Zweck, den der Verfasser sich in ihr vorgesetzt, sowie über die Veranlassungen und das Verhältnis, worin er sie zu andern frühern oder gleichzeitigen Behandlungen desselben Gegenstandes zu stehen glaubt - scheint bei einer philosophischen Schrift nicht nur überflüssig, sondern um der Natur der Sache willen sogar unpassend und zweckwidrig zu sein. Denn wie und was von Philosophie in einer Vorrede zu sagen schicklich wäre - etwa eine historische Angabe der Tendenz und des Standpunkts, des allgemeinen Inhalts und der Resultate, eine Verbindung von hin und her sprechenden Behauptungen und Versicherungen über das Wahre -, kann nicht für die Art und Weise gelten, in der die philosophische Wahrheit darzustellen sei.

Orig-0-2 - Auch weil die Philosophie wesentlich im Elemente der Allgemeinheit ist, die das Besondere in sich schließt, so findet bei ihr mehr als bei andern Wissenschaften der Schein statt, als ob in dem Zwecke oder den letzten Resultaten die Sache selbst und sogar in ihrem vollkommenen Wesen ausgedrückt wäre, gegen welches die Ausführung eigentlich das Unwesentliche sei. In der allgemeinen Vorstellung hingegen, zum Beispiel was Anatomie sei, etwa die Kenntnis der Teile des Körpers nach ihrem unlebendigen Dasein betrachtet, ist man überzeugt, die Sache selbst, den Inhalt dieser Wissenschaft, noch nicht zu besitzen, sondern außerdem um das Besondere sich bemühen zu müssen.