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SOMMAIRE

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... und dieses in den Begriff. - ...et de celle-ci [la pensée] dans le concept.

80.

Daß das Vorgestellte Eigentum des reinen Selbstbewußtseins wird, diese Erhebung zur Allgemeinheit überhaupt ist nur die eine Seite, noch nicht die vollendete Bildung.

80.

Ce qui est représenté devient la propriété de la conscience pure, mais cette élévation à l'universalité, en général, n'est encore que l'un des aspects, et non la totalité, de la culture en formation.

81.

- Die Art des Studiums der alten Zeit hat diese Verschiedenheit von dem der neuern, daß jenes die eigentliche Durchbildung des natürlichen Bewußtseins war. An jedem Teile seines Daseins sich besonders versuchend und über alles Vorkommende philosophierend, erzeugte es sich zu einer durch und durch betätigten Allgemeinheit. In der neuern Zeit hingegen findet das Individuum die abstrakte Form vorbereitet ; die Anstrengung, sie zu ergreifen und sich zu eigen zu machen, ist mehr das unvermittelte Hervortreiben des Innern und abgeschnittne Erzeugen des Allgemeinen als ein Hervorgehen desselben aus dem Konkreten und der Mannigfaltigkeit des Daseins.

81.

La façon d'étudier aux temps anciens différait de celle d'aujourd'hui en ceci qu'elle consistait en somme à façonner intégralement la conscience naturelle. À chaque étape de la recherche de son être-là spécifique, et en philosophant sur tout ce qui se présentait, on se dirigeait vers une universalité éprouvée de part en part. Dans les temps modernes au contraire, l'individu se trouve en face de la forme abstraite toute prête ; l'effort à faire pour la saisir et se l'approprier est plus le mouvement direct de l'intime et l'engendrement dissocié de la généralité que le surgissement hors du concret et de la multiplicité de l'être-là.

82.

Itzt besteht darum die Arbeit nicht so sehr darin, das Individuum aus der unmittelbaren sinnlichen Weise zu reinigen und es zur gedachten und denkenden Substanz zu machen, als vielmehr in dem Entgegengesetzten, durch das Aufheben der festen bestimmten Gedanken das Allgemeine zu verwirklichen und zu begeistert. Es ist aber weit schwerer, die festen Gedanken in Flüssigkeit zu bringen, als das sinnliche Dasein. Der Grund ist das vorhin Angegebene ; jene Bestimmungen haben das Ich, die Macht des Negativen oder die reine Wirklichkeit zur Substanz und zum Element ihres Daseins ; die sinnlichen Bestimmungen dagegen nur die unmächtige abstrakte Unmittelbarkeit oder das Sein als solches. Die Gedanken werden flüssig, indem das reine Denken, diese innere Unmittelbarkeit, sich als Moment erkennt oder indem die reine Gewißheit seiner selbst von sich abstrahiert ;

82.

C'est la raison pour laquelle la tâche ne consiste pas tant à purifier l'individu du mode de l'immédiateté sensible, pour en faire une substance pensée et pensante, mais bien au contraire, par l'abolition des pensées fixes et déterminées, de rendre concret l'universel et y introduire de l'esprit. Mais il est bien plus difficile de rendre fluides les pensées fixes que l'Étant sensible. La raison vient d'en être donnée : chaque détermination a son Moi, la puissance de la négation ou la réalité pure comme substance de son existence. Les déterminations sensibles, au contraire, n'ont pour elles que l'immédiateté abstraite et impuissante, ou l'être en tant que tel. Les pensées deviennent fluides, quand la pensée pure, cette immédiateté intérieure, se découvre comme un moment ou quand la pure certitude de soi parvient à s'abstraire d'elle-même.

83.

- nicht sich wegläßt, auf die Seite setzt, sondern das Fixe ihres Sich-selbst-setzens aufgibt, sowohl das Fixe des reinen Konkreten, welches Ich selbst im Gegensatze gegen unterschiedenen Inhalt ist, - als das Fixe von Unterschiedenen, die im Elemente des reinen Denkens gesetzt an jener Unbedingtheit des Ich Anteil haben. Durch diese Bewegung werden die reinen Gedanken Begriffe, und sind erst, was sie in Wahrheit sind, Selbstbewegungen, Kreise, das, was ihre Substanz ist, geistige Wesenheiten.

83.

Ce n'est pas qu'elle se donne congé à elle-même, ni qu'elle se met de côté, mais elle abandonne la fixité de sa propre position, aussi bien que ce qu'il y a de fixe dans le concret pur, qui est le Moi lui-même en opposition à un contenu différencié, comme la fixité du différencié qui, inscrite dans l'élément de la pensée pure, est partie prenante dans l'indétermination du Moi dont il a été question. C'est par ce mouvement que les pensées pures deviennent des concepts, et sont avant tout ce qu'elles sont en vérité, des mouvements autonomes, des cercles, ce qui constitue leur substance : des entités fondamentales de l'esprit.

84.

Diese Bewegung der reinen Wesenheiten macht die Natur der Wissenschaftlichkeit überhaupt aus. Als der Zusammenhang ihres Inhalts betrachtet, ist sie die Notwendigkeit und Ausbreitung desselben zum organischen Ganzen. Der Weg, wodurch der Begriff des Wissens erreicht wird, wird durch sie gleichfalls ein notwendiges und vollständiges Werden, so daß diese Vorbereitung aufhört, ein zufälliges Philosophieren zu sein, das sich an diese und jene Gegenstände, Verhältnisse und Gedanken des unvollkommenen Bewußtseins, wie die Zufälligkeit es mit sich bringt, anknüpft, oder durch ein hin-und hergehendes Räsonnement, Schließen und Folgern aus bestimmten Gedanken das Wahre zu begründen sucht ; sondern dieser Weg wird durch die Bewegung des Begriffs die vollständige Weltlichkeit des Bewußtseins in ihrer Notwendigkeit umfassen.

84.

C'est de ce mouvement de la pure entité fondamentale que procède la nature de la scientificité en général. Vu sous l'angle de la connexion du contenu, ce mouvement est la nécessité et le déploiement de ce contenu vers la totalité organisée. Le chemin par lequel le concept de Savoir est atteint devient du même coup lui aussi un devenir nécessaire et total. Cette préparation cesse donc d'être une façon contingente de philosopher, qui s'attacherait à ceci ou cela, à telle relation, à telle pensée qui relèvent de la conscience imparfaite, comme le veut la contingence qui la régit, ou encore à fonder le Vrai par des raisonnements à hue et à dia, des conclusions et des déductions à partir de pensées déterminées. Mais ce chemin-là est celui qui, à travers le mouvement du concept, va embrasser dans sa nécessité la totalité de la conscience universelle.

85.

Eine solche Darstellung macht ferner den ersten Teil der Wissenschaft darum aus, weil das Dasein des Geistes als Erstes nichts anderes als das Unmittelbare oder der Anfang, der Anfang aber noch nicht seine Rückkehr in sich ist. Das Element des unmittelbaren Daseins ist daher die Bestimmtheit, wodurch sich dieser Teil der Wissenschaft von den andern unterscheidet. - Die Angabe dieses Unterschiedes führt zur Erörterung einiger festen Gedanken, die hiebei vorzukommen pflegen.

85.

Plus loin encore, une telle représentation constitue la première partie de la science, parce que l'être-là de l'esprit en tant que donnée première de ce qui va se jouer, n'est autre que l'immédiat ou le commencement, mais le commencement qui n'est pas encore un retour sur soi. L'élément de l'Étant immédiat est de ce fait la détermination par laquelle cette partie de la science se distingue des autres. L'indication de cette différence conduit à discuter quelques idées bien établies qui se rencontrent couramment sur ce sujet.

86.

Das unmittelbare Dasein des Geistes, das Bewußtsein, hat die zwei Momente des Wissens und der dem Wissen negativen Gegenständlichkeit. Indem in diesem Elemente sich der Geist entwickelt und seine Momente auslegt, so kommt ihnen dieser Gegensatz zu, und sie treten alle als Gestalten des Bewußtseins auf. Die Wissenschaft dieses Wegs ist Wissenschaft der Erfahrung, die das Bewußtsein macht ; die Substanz wird betrachtet, wie sie und ihre Bewegung sein Gegenstand ist. Das Bewußtsein weiß und begreift nichts, als was in seiner Erfahrung ist ; denn was in dieser ist, ist nur die geistige Substanz, und zwar als Gegenstand ihres Selbsts. Der Geist wird aber Gegenstand, denn er ist diese Bewegung, sich ein anderes, d. h. Gegenstand seines Selbsts zu werden, und dieses Anderssein aufzuheben. Und die Erfahrung wird eben diese Bewegung genannt, worin das Unmittelbare, das Unerfahrne, d. h. das Abstrakte, es sei des sinnlichen Seins oder des nur gedachten Einfachen, sich entfremdet, und dann aus dieser Entfremdung zu sich zurückgeht, und hiemit jetzt erst in seiner Wirklichkeit und Wahrheit dargestellt wie auch Eigentum des Bewußtseins ist.

86.

L'Étant immédiat de l'esprit, la conscience, possède les deux instances : celle du savoir et celle de la négativité objective du savoir. Quand l'esprit se développe dans cet élément et y installe ses propres instances, cette opposition leur échoit, et elles apparaissent comme des formes de la conscience. La science de cette voie est la science de l'expérience, que produit la conscience ; la substance, avec son mouvement, est alors considérée comme objet de la conscience. La conscience sait, mais ne conceptualise rien que ce qui relève de son expérience, car ce qui est en elle n'est que la substance de l'esprit, et en quelque sorte l'objet de son propre Soi. Mais l'esprit devient ensuite objet, car il est ce mouvement qui le porte à devenir un autre, c'est-à-dire un objet de lui-même, et abolir ensuite cet autre lui-même. Et ce mouvement peut alors être appelé expérience, dans lequel l'immédiat, l'inex-périmenté, c'est-à-dire l'abstrait, qu'il appartienne à l'être sensible ou au simple pensé seulement, se fait étranger à lui-même, et revient sur lui-même après cette distance prise, et se présente alors dans sa vérité et sa réalité, tout comme une propriété de la conscience qu'il est en fait.

87.

Die Ungleichheit, die im Bewußtsein zwischen dem Ich und der Substanz, die sein Gegenstand ist, stattfindet, ist ihr Unterschied, das Negative überhaupt. Es kann als der Mangel beider angesehen werden, ist aber ihre Seele oder das Bewegende derselben ; weswegen einige Alte das Leere als das Bewegende begriffen, indem sie das Bewegende zwar als das Negative, aber dieses noch nicht als das Selbst erfaßten.

87.

La non-identité qui se forme dans la conscience entre le Moi et la substance, qui est son objet, est leur différence, le négatif en général. On peut le voir comme étant le manquedes deux, mais il est leur âme, ou encore, leur principe moteur à tous deux. C'est pourquoi certains auteurs anciens concevaient le vide comme le concept moteur : ils voyaient certes celui-ci comme le négatif, mais ne le considéraient pas encore comme le Soi-même.

88.

- Wenn nun dies Negative zunächst als Ungleichheit des Ichs zum Gegenstande erscheint, so ist es ebensosehr die Ungleichheit der Substanz zu sich selbst. Was außer ihr vorzugehen, eine Tätigkeit gegen sie zu sein scheint, ist ihr eigenes Tun, und sie zeigt sich wesentlich Subjekt zu sein. Indem sie dies vollkommen gezeigt, hat der Geist sein Dasein seinem Wesen gleich gemacht ; er ist sich Gegenstand, wie er ist, und das abstrakte Element der Unmittelbarkeit und der Trennung des Wissens und der Wahrheit ist überwunden. Das Sein ist absolut vermittelt ; - es ist substantieller Inhalt, der ebenso unmittelbar Eigentum des Ich, selbstisch oder der Begriff ist. Hiemit beschließt sich die Phänomenologie des Geistes. Was er in ihr sich bereitet, ist das Element des Wissens. In diesem breiten sich nun die Momente des Geistes in der Form der Einfachheit aus, die ihren Gegenstand als sich selbst weiß. Sie fallen nicht mehr in den Gegensatz des Seins und Wissens auseinander, sondern bleiben in der Einfachheit des Wissens, sind das Wahre in der Form des Wahren, und ihre Verschiedenheit ist nur Verschiedenheit des Inhalts. Ihre Bewegung, die sich in diesem Elemente zum Ganzen organisiert, ist die Logik oder spekulative Philosophie.

88.

Une fois que ce négatif apparaît comme la non-identité du Moi et de l'objet, alors il est du même coup la non-identité de la substance avec elle-même. Ce qui semble se produire en dehors d'elle, une activité dirigée contre elle-même, relève de sa propre action, et elle se montre alors essentiellement en tant que sujet. Ainsi montrée dans sa totalité, l'esprit peut donc faire de son Étant l'équivalent de son être intime : il s'est instauré objet, ce qu'il est d'ailleurs, et l'élément abstrait de l'immédiateté et de la faille entre le savoir et la vérité est ainsi surmonté. L'Étre est absolument soumis à médiation ; il est un contenu substantiel, qui est immédiatement aussi la propriété du Moi par lui-même, ou encore le concept. C'est ainsi que se termine la Phénoménologie de l'esprit : ce que l'esprit prépare en elle, c'est l'élément du Savoir. Et dans cet élément se déploient alors les instances de l'esprit sous la forme de l'unicité, car il les reconnaît comme ses propres objets. Ces instances ne sombrent plus dans l'opposition de l'être et du savoir, ils demeurent au contraire dans l'unicité du savoir ; ils sont le vrai sous la forme du vrai, et leur diversité ne traduit que la diversité du contenu. Leur mouvement, qui les organise en une totalité dans cet élément, est la Logique ou Philosophie spéculative.