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SOMMAIRE

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Inwiefern ist die Phänomenologie des Geistes negativ oder enthält das Falsche. - Dans quelle mesure la Phénoménologie de l'esprit est négative ou contient le faux.

89.

Weil nun jenes System der Erfahrung des Geistes nur die Erscheinung desselben befaßt, so scheint der Fortgang von ihm zur Wissenschaft des Wahren, das in der Gestalt des Wahren ist, bloß negativ zu sein, und man könnte mit dem Negativen als dem Falschen verschont bleiben wollen und verlangen, ohne weiteres zur Wahrheit geführt zu werden ; wozu sich mit dem Falschen abgeben ? -Wovon schon oben die Rede war, daß sogleich mit der Wissenschaft sollte angefangen werden, darauf ist hier nach der Seite zu antworten, welche Beschaffenheit es mit dem Negativen als Falschem überhaupt hat. Die Vorstellungen hierüber hindern vornehmlich den Eingang zur Wahrheit. Dies wird Veranlassung geben, vom mathematischen Erkennen zu sprechen, welches das unphilosophische Wissen als das Ideal ansieht, das zu erreichen die Philosophie streben müßte, bisher aber vergeblich gestrebt habe.

89.

Si ce système expérimental de l'esprit ne saisit que l'irruptionde celui-ci, alors il semblera que sa sortie pour aller vers la science de lavérité, qui revêt la forme de la vérité, semble n'être que négatif ; et on pourrait vouloir être débarrassé du négatif parce quefauxet exiger d'être conduit sans plus de délai vers la vérité. À quoi bon, en effet, s'encombrer de ce qui est faux ? On a déjà parlé plus haut de l'idée selon laquelle on devrait débuter directement par la science : c'est le moment de répondre à cela en montrant ce qui constitue le négatif en général comme quelque chose de faux. Les représentations que l'on se fait à ce propos entravent particulièrement l'accès à la vérité. C'est cela qui va fournir l'occasion de parler de la connaissance mathématique, que le savoir non-philosophique considère comme l'idéal que la philosophie devrait s'efforcer d'atteindre, sans y être pourtant parvenue jusqu'ici.

90.

Das Wahre und Falsche gehört zu den bestimmten Gedanken, die bewegungslos für eigne Wesen gelten, deren eines drüben, das andre hüben ohne Gemeinschaft mit dem andern isoliert und fest steht. Dagegen muß behauptet werden, daß die Wahrheit nicht eine ausgeprägte Münze ist, die fertig gegeben und so eingestrichen werden kann. Noch gibt es ein Falsches, sowenig es ein Böses gibt. So schlimm zwar als der Teufel ist das Böse und Falsche nicht, denn als dieser sind sie sogar zum besondern Subjekte gemacht ; als Falsches und Böses sind sie nur Allgemeine, haben aber doch eigne Wesenheit gegeneinander.

90.

Le vrai et le faux relèvent de notions déterminées qui dénuées de mouvement, comptent pour des entités spécifiques : l'une est là, l'autre là-bas, elles sont sans lien entre elles, isolées et fixes. A contrario, on doit affirmer que la vérité n'est pas une monnaie frappée, qui peut être distribuée toute faite pour être simplement empochée. Il n'y a pas plusde faux qu'il n'y a de mal. Certes, le mauvais et le faux ne sont pas aussi mauvais que le diable, car si on les prend ainsi, on fait de chacun d'eux un sujetparticulier, alors qu'en tant que faux et que mal ils ne sont que desuniversels,et que chacun n'est une entité spécifique que par rapport à l'autre.

91.

-Das Falsche, denn nur von ihm ist hier die Rede, wäre das Andre, das Negative der Substanz, die als Inhalt des Wissens das Wahre ist. Aber die Substanz ist selbst wesentlich das Negative, teils als Unterscheidung und Bestimmung des Inhalts, teils als ein einfaches Unterscheiden, d. h. als Selbst und Wissen überhaupt. Man kann wohl falsch wissen. Es wird etwas falsch gewußt, heißt, das Wissen ist in Ungleichheit mit seiner Substanz. Allein eben diese Ungleichheit ist das Unterscheiden überhaupt, das wesentliches Moment ist. Es wird aus dieser Unterscheidung wohl ihre Gleichheit, und diese gewordene Gleichheit ist die Wahrheit. Aber sie ist nicht so Wahrheit, als ob die Ungleichheit weggeworfen worden wäre, wie die Schlacke vom reinen Metall, auch nicht einmal so, wie das Werkzeug von dem fertigen Gefäße wegbleibt, sondern die Ungleichheit ist als das Negative, als das Selbst im Wahren als solchem selbst noch unmittelbar vorhanden.

91.

Le faux (et ici il ne s'agit que de lui) serait donc l'autre, le négatif de la substance qui, en tant que contenu du savoir, est le vrai. Mais la substance est elle-même essentiellement le négatif, en partie en tant que différentiation et détermination du contenu, en partie en tant que différentiation unique, c'est-à-dire en tant que soi-même et savoir en général. Car on peut savoir faussement. On dit que quelque chose est su faussement, par exemple, quand ce savoir est en désaccord avec sa substance. Mais c'est cette discordance qui n'est autre que la différenciation en général, et l'instance essentielle. C'est à partir de cette différenciation que se fait son identité, et cette identité advenue est la vérité. Mais elle n'est pas la vérité par le fait que la différenciation a été expulsée d'elle-même, comme les scories le sont d'un métal purifié, non plus qu'au sens où l'outil est mis à l'écart du vase terminé ; la différenciation est elle-même en tant que négatif, en tant que Soi lui-même, encore présente de façon immédiate dans le vrai en tant que tel.

92.

Es kann jedoch darum nicht gesagt werden, daß das Falsche ein Moment oder gar einen Bestandteil des Wahren ausmache. Daß an jedem Falschen etwas Wahres sei, - in diesem Ausdrucke gelten beide, wie Öl und Wasser, die unmischbar nur äußerlich verbunden sind. Gerade um der Bedeutung willen, das Moment des vollkommenen Andersseins zu bezeichnen, müssen ihre Ausdrücke da, wo ihr Anderssein aufgehoben ist, nicht mehr gebraucht werden. So wie der Ausdruck der Einheit des Subjekts und Objekts, des Endlichen und Unendlichen, des Seins und Denkens u. s. f. das Ungeschickte hat, daß Objekt und Subjekt u. s. f. das bedeuten, was sie außer ihrer Einheit sind, in der Einheit also nicht als das gemeint sind, was ihr Ausdruck sagt, ebenso ist das Falsche nicht mehr als Falsches ein Moment der Wahrheit.

92.

Il ne faut pas dire pour autant que lefauxconstitue une instance ou même une composante du vrai. Que dans tout ce qui est faux, il y a quelque chose de vrai, voilà une expression dont les deux termes ont quelque valeur, comme il en est de l'huile et de l'eau qui ne se lient l'une à l'autre que par contact, sans pouvoir se mélanger. Justement si l'on veut donner un sens à la description de l'instance d'altérité totale, on ne peut plus employer de telles expressions, là où leur altérité est levée. De même que l'expression de l'unité du sujet et de l'objet, du fini et de l'infini, de l'être et de la pensée etc. a cet inconvénient que objet et sujet etc. signifient ce qu'ils sont en dehors de leur unité, et que dans leur unité ils ne sont plus tels qu'on les pense, ce que dit leur expression elle-même. Et de même le faux n'est plus en tant que faux une instance de la vérité.

93.

Der Dogmatismus der Denkungsart im Wissen und im Studium der Philosophie ist nichts anderes als die Meinung, daß das Wahre in einem Satze, der ein festes Resultat oder auch der unmittelbar gewußt wird, bestehe. Auf solche Fragen : wann Cäsar geboren worden, wie viele Toisen ein Stadium und welches betrug u. s. f. , soll eine nette Antwort gegeben werden, ebenso wie es bestimmt wahr ist, daß das Quadrat der Hypotenuse gleich der Summe der Quadrate der beiden übrigen Seiten des rechtwinklichten Dreiecks ist. Aber die Natur einer solchen sogenannten Wahrheit ist verschieden von der Natur philosophischer Wahrheiten.

93.

Le dogmatisme du mode de pensée dans le savoir et dans l'étude de la philosophie n'est pas autre chose que l'opinion selon laquelle le vrai consisterait en une phrase constituant une certitude ou bien immédiatement connue. À des questions comme : « quand César est-il né ? », « combien de toises faisait un stade, et lequel ? » etc. il faut donner une réponse nette, de même qu'il est précisément vrai que le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés d'un triangle rectangle. Mais la nature de ce que l'on prétend ainsi être une vérité n'est pas du même ordre que celle des vérités philosophiques.