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SOMMAIRE

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... in seinem positiven [Verhalten]; sein Subjekt. - ... dans son [comportement] positif; son sujet.

136.

In Ansehung dessen aber, daß solches Denken einen Inhalt hat, es sei der Vorstellungen oder Gedanken oder der Vermischung beider, hat es eine andre Seite, die ihm das Begreifen erschwert. Die merkwürdige Natur derselben hängt mit dem oben angegebenen Wesen der Idee selbst enge zusammen, oder drückt sie vielmehr aus, wie sie als die Bewegung erscheint, die denkendes Auffassen ist.

136.

en considérant qu'une telle façon de penser a un contenu, qu'il s'agisse de représentations ou de pensées ou d'un mélange des deux, elle a un autre aspect, qui lui rend difficile la conceptualisation. La nature remarquable de cet aspect a quelque chose  à voir avec l'entité profonde de l'idée elle-même dont nous avons parlé plus haut, ou mieux encore, elle exprime celle-ci comme elle apparaît, comme un mouvement d'appréhension pensante.

137.

- Wie nämlich in seinem negativen Verhalten, wovon soeben die Rede war, das räsonierende Denken selber das Selbst ist, in das der Inhalt zurückgeht, so ist dagegen in seinem positiven Erkennen das Selbst ein vorgestelltes Subjekt, worauf sich der Inhalt als Akzidens und Prädikat bezieht. Dies Subjekt macht die Basis aus, an die er geknüpft wird und auf der die Bewegung hin und wider läuft. Anders verhält es sich im begreifenden Denken. Indem der Begriff das eigene Selbst des Gegenstandes ist, das sich als seinWerden darstellt, ist es nicht ein ruhendes Subjekt, das unbewegt die Akzidenzen trägt, sondern der sich bewegende und seine Bestimmungen in sich zurücknehmende Begriff. In dieser Bewegung geht jenes ruhende Subjekt selbst zugrunde ; es geht in die Unterschiede und Inhalt ein und macht vielmehr die Bestimmtheit, das heißt, den unterschiednen Inhalt wie die Bewegung desselben aus, statt ihr gegenüberstehen zu bleiben.

137.

  Comme en effet, dans son comportement négatif, qui vient d'être évoqué, la pensée raisonnante est elle-même le soi-même dans lequel le contenu revient, de même en revanche, le soi est dans sa connaissance positive une représentation du sujet, auquel le contenu se réfère comme à un accident ou un prédicat. Ce sujet constitue la base à laquelle le contenu est associé et sur laquelle le mouvement effectue son va et vient. Il en va autrement dans la pensée conceptualisante. Dans la mesure où le concept est le soi propre de l'objet, qui se représente comme son devenir, on n'est pas en présence d'un sujet au repos qui absorbe les accidents sans en être ébranlé, mais d'un concept qui se meut lui-même, et qui récupère en lui ses déterminations. Dans ce mouvement, un tel sujet au repos va lui-même à sa perte; il s'enfonce dans les différences et le contenu, et  constitue plutôt la détermination, c'est-à-dire le contenu changé comme il en est pour le mouvement lui-même, au lieu de demeurer en face de lui.

138.

Der feste Boden, den das Räsonieren an dem ruhenden Subjekte hat, schwankt also, und nur diese Bewegung selbst wird der Gegenstand. Das Subjekt, das seinen Inhalt erfüllt, hört auf, über diesen hinauszugehen, und kann nicht noch andre Prädikate oder Akzidenzen haben. Die Zerstreutheit des Inhalts ist umgekehrt dadurch unter das Selbst gebunden ; er ist nicht das Allgemeine, das frei vom Subjekte mehrern zukäme. Der Inhalt ist somit in der Tat nicht mehr Prädikat des Subjekts, sondern ist die Substanz, ist das Wesen und der Begriff dessen, wovon die Rede ist. Das vorstellende Denken, da seine Natur ist, an den Akzidenzen oder Prädikaten fortzulaufen, und mit Recht, weil sie nicht mehr als Prädikate und Akzidenzen sind, über sie hinauszugehen, wird, indem das, was im Satze die Form eines Prädikats hat, die Substanz selbst ist, in seinem Fortlaufen gehemmt.

138.

  Le sol ferme que la raison raisonneuse trouvait chez le sujet au repos vacille ainsi, et c'est seulement ce mouvement lui-même qui devient l'objet. Le sujet, qui remplit son contenu, cesse d'aller au-delà de celui-ci, et ne peut plus connaître d'autres accidents ni prédicats. La dispersion du contenu, à l'inverse, est associée au Soi; ce contenu n'est pas l'universel qui, délivré du sujet, se trouverait dévolu à plusieurs. Le contenu n'est donc plus, par conséquent, le prédicat du sujet, mais il est la substance, il en est l'entité et le concept dont il s'agit. La pensée représentative,  puisque sa nature est de suivre le cours des accidents et des prédicats, et, quand ils ne sont plus seulement des prédicats et des accidents, de les dépasser à juste titre, se trouve alors freinée dans sa course, dans la mesure où ce qui a dans la proposition la forme d'un prédicat est en fait la substance elle-même. 

139.

Es erleidet, es so vorzustellen, einen Gegenstoß. Vom Subjekte anfangend, als ob dieses zum Grunde liegen bliebe, findet es, indem das Prädikat vielmehr die Substanz ist, das Subjekt zum Prädikat übergegangen und hiemit aufgehoben ; und indem so das, was Prädikat zu sein scheint, zur ganzen und selbstständigen Masse geworden, kann das Denken nicht frei herumirren, sondern ist durch diese Schwere aufgehalten. - Sonst ist zuerst das Subjekt als das gegenständliche fixe Selbst zugrunde gelegt ; von hier aus geht die notwendige Bewegung zur Mannigfaltigkeit der Bestimmungen oder der Prädikate fort ; hier tritt an die Stelle jenes Subjekts das wissende Ich selbst ein, und ist das Verknüpfen der Prädikate und das sie haltende Subjekt. Indem aber jenes erste Subjekt in die Bestimmungen selbst eingeht und ihre Seele ist, findet das zweite Subjekt, nämlich das wissende, jenes, mit dem es schon fertig sein und worüber hinaus es in sich zurückgehen will, noch im Prädikate vor, und statt in dem Bewegen des Prädikats das Tuende, als Räsonieren, ob jenem dies oder jenes Prädikat beizulegen wäre, sein zu können, hat es vielmehr mit dem Selbst des Inhalts noch zu tun, soll nicht für sich, sondern mit diesem zusammensein.

139.

 Elle subit, si on se représente les choses ainsi, un contre-coup. Comme elle part du sujet, comme si celui-ci demeurait à la base, elle trouve, dans la mesure où le prédicat est bien plutôt la substance, que le sujet est transformé en prédicat et du même coup aboli; et donc ce que le prédicat semblait être, est devenu maintenant la masse totale et autonome. La pensée ne peut donc pas librement errer aux alentours, mais elle est retenue par cette pesanteur. D'habitude, le sujet est d'abord posé à la base en tant que soi-même objet fixe; et à partir de là s'amorce le mouvement nécessaire vers la multiplicité des déterminations ou du prédicat. Alors vient se mettre à la place le Moi lui-même qui sait, et qui a pour rôle de relier les prédicats et le sujet qui les tient. Mais si le premier sujet s'engage dans les déterminations elles-mêmes et est leur âme, le second sujet, c'est-à-dire celui qui sait, trouve encore en face de lui le prédicat avec lequel il veut en finir, et au-delà duquel il veut faire retour sur lui-même; et faute de pouvoir être un facteur agissant dans le mouvement du prédicat en tant que raisonnement, pour pouvoir dire si tel prédicat ou tel autre est à affecter à ce sujet-là, il doit plutôt s'occuper du soi-même du contenu, non pour lui-même, mais pour être associé à celui-ci.

140.

Formell kann das Gesagte so ausgedrückt werden, daß die Natur des Urteils oder Satzes überhaupt, die den Unterschied des Subjekts und Prädikats in sich schließt, durch den spekulativen Satz zerstört wird, und der identische Satz, zu dem der erstere wird, den Gegenstoß zu jenem Verhältnisse enthält. - Dieser Konflikt der Form eines Satzes überhaupt und der sie zerstörenden Einheit des Begriffs ist dem ähnlich, der im Rhythmus zwischen dem Metrum und dem Akzente stattfindet. Der Rhythmus resultiert aus der schwebenden Mitte und Vereinigung beider. So soll auch im philosophischen Satze die Identität des Subjekts und Prädikats den Unterschied derselben, den die Form des Satzes ausdrückt, nicht vernichten, sondern ihre Einheit als eine Harmonie hervorgehen. Die Form des Satzes ist die Erscheinung des bestimmten Sinnes oder der Akzent, der seine Erfüllung unterscheidet ; daß aber das Prädikat die Substanz ausdrückt und das Subjekt selbst ins Allgemeine fällt, ist die Einheit, worin jener Akzent verklingt.

140.

 De façon formelle, ce qui a été dit peut s'exprimer ainsi: la nature du jugement ou de la proposition en général, qui inclut la différence du sujet et du prédicat, est détruite par la proposition spéculative et que la proposition d'identité qui devient la première, intègre le contrecoup par rapport à cette relation. - Ce conflit de la forme d'une proposition en général, et de l'unité du concept qui la détruit est semblable à celui qui s'exprime dans le rythme, entre le mètre et l'accent. Le rythme est le résultat moyen entre ce qui flotte et ce qui rassemble. Il en est de même, dans la proposition philosophique de l'identité du sujet et du prédicat: elle ne doit pas en abolir la différence, exprimée par la forme de la proposition, mais doit présenter leur unité comme une harmonie. La forme de la proposition marque l'apparition du sens déterminé, ou accent qui différencie son accomplissement. Mais que le prédicat exprime la substance et que le sujet lui-même tombe dans l'universel, c'est là l'unité dans laquelle un tel accent s'efface. 

141.

Um das Gesagte durch Beispiele zu erläutern, so ist in dem Satz : Gott ist das Sein, das Prädikat das Sein ; es hat substantielle Bedeutung, in der das Subjekt zerfließt. Sein soll hier nicht Prädikat, sondern das Wesen sein ; dadurch scheint Gott aufzuhören, das zu sein, was er durch die Stellung des Satzes ist, nämlich das feste Subjekt. - Das Denken, statt im Übergange vom Subjekte zum Prädikate weiterzukommen, fühlt sich, da das Subjekt verlorengeht, vielmehr gehemmt und zu dem Gedanken des Subjekts, weil es dasselbe vermißt, zurückgeworfen ; oder es findet, da das Prädikat selbst als ein Subjekt, als das Sein, als das Wesen ausgesprochen ist, welches die Natur des Subjekts erschöpft, das Subjekt unmittelbar auch im Prädikate ; und nun, statt daß es im Prädikate in sich gegangen die freie Stellung des Räsonierens erhielte, ist es in den Inhalt noch vertieft, oder wenigstens ist die Forderung vorhanden, in ihn vertieft zu sein. -So auch wenn gesagt wird : das Wirkliche ist das Allgemeine, so vergeht das Wirkliche als Subjekt, in seinem Prädikate. Das Allgemeine soll nicht nur die Bedeutung des Prädikats haben, so daß der Satz dies aussagte, das Wirkliche sei allgemein, sondern das Allgemeine soll das Wesen des Wirklichen ausdrücken. - Das Denken verliert daher so sehr seinen festen gegenständlichen Boden, den es am Subjekte hatte, als es im Prädikate darauf zurückgeworfen wird, und in diesem nicht in sich, sondern in das Subjekt des Inhalts zurückgeht.

141.

 Pour illustrer ce qui vient d'être dit par des exemples, dans la proposition: Dieu est l'être, le prédicat est l'être. Il a une signification substantielle, dans laquelle le sujet se dissout. «Être», ici, ne doit donc pas constituer le prédicat, mais l'entité. De ce fait, «Dieu» semble cesser d'être ce qu'il est de par l'agencement de la proposition, c'est-à-dire le sujet fixe. -  Au lieu d'aller plus loin que le simple passage du sujet au prédicat, et puisque le sujet court à sa perte, la pensée se sent plutôt entravée et rejetée vers la pensée du sujet qui lui fait défaut; ou encore, puisque le prédicat lui-même s'exprime en tant que sujet, en tant que l'être, en tant que l'entité fondamentale qui épuise la nature du sujet, elle trouve le sujet immédiatement dans le prédicat. Dès lors, au lieu d'occuper dans le prédicat la place de liberté tenue par le raisonnement, elle est encore enfouie dans le contenu, ou pour le moins, l'exigence qu'elle s'y enfonce est manifeste. - De la même façon que quand on dit : le réel est l'universel, le réel s'efface en tant que sujet dans son prédicat.  L'universel ne doit pas seulement disposer de la signification du prédicat, comme le dirait la proposition selon laquelle l'entité fondamentale serait universelle, mais l'universel doit exprimer le fondement de la réalité.  - La pensée perd de ce fait autant le sol ferme et objectif qu'elle tenait dans le sujet, autant qu'elle est rejetée dans le prédicat, et non en tant qu'elle-même en lui, mais revient dans le sujet du contenu.

142.

Auf diesem ungewohnten Hemmen beruhen großenteils die Klagen über die Unverständlichkeit philosophischer Schriften, wenn anders im Individuum die sonstigen Bedingungen der Bildung, sie zu verstehen, vorhanden sind. Wir sehen in dem Gesagten den Grund des ganz bestimmten Vorwurfs, der ihnen oft gemacht wird, daß Mehreres erst wiederholt gelesen werden müsse, ehe es verstanden werden könne ;- ein Vorwurf, der etwas Ungebührliches und Letztes enthalten soll, so daß er, wenn er gegründet, weiter keine Gegenrede zulasse.- Es erhellt aus dem Obigen, welche Bewandtnis es damit hat. Der philosophische Satz, weil er Satz ist, erweckt die Meinung des gewöhnlichen Verhältnisses des Subjekts und Prädikats und des gewohnten Verhaltens des Wissens. Dies Verhalten und die Meinung desselben zerstört sein philosophischer Inhalt ; die Meinung erfährt, daß es anders gemeint ist, als sie meinte ; und diese Korrektion seiner Meinung nötigt das Wissen, auf den Satz zurückzukommen und ihn nun anders zu fassen.

142.

C'est sur cette difficulté inhabituelle que reposent la plupart des plaintes concernant l'obscurité des écrits philosophiques, même pour quelqu'un qui dispose pourtant des éléments de culture nécessaires à leur compréhension. Nous voyons dans ce qui a été dit la base du reproche qui leur est souvent adressé, qu'il faut avoir lus certains passages bien des fois avant de pouvoir les comprendre. C'est un reproche quelque peu exagéré et définitif, mais contre lequel, s'il est fondé, on ne saurait rien opposer. À la lumière ce qui vient d'être dit, voici vraiment ce qu'il en est. La proposition philosophique, parce que c'est une proposition, suscite l'opinion qu'il s'agit du rapport ordinaire entre sujet et prédicat, et du comportement ordinaire du savoir. C'est ce comportement, et l'opinion qui lui est liée, que détruit le contenu philosophique de la proposition. L'opinion en question découvre que ce qui est pensé est autre chose que ce qu'elle pensait. Et cette correction apportée à sa vision des choses oblige le savoir à faire retour sur la proposition en question et à la considérer maintenant différemment.

143.

Eine Schwierigkeit, die vermieden werden sollte, macht die Vermischung der spekulativen und der räsonnierenden Weise aus, wenn einmal das vom Subjekte Gesagte die Bedeutung seines Begriffs hat, das andere Mal aber auch nur die Bedeutung seines Prädikats oder Akzidens.- Die eine Weise stört die andere und erst diejenige philosophische Exposition würde es erreichen, plastisch zu sein, welche strenge die Art des gewöhnlichen Verhältnisses der Teil eines Satzes ausschlöße.

143.

 Une difficulté qui devrait être évitée est celle qui  provient du mélange de la démarche spéculative et de la démarche rationnelle quand le sujet dont il est question a tantôt son propre concept, et tantôt seulement la signification de son prédicat ou de son occurrence. Chacune de ces démarches perturbe l'autre, et seule parviendrait à être suffisamment souple l'exposition philosophique qui parviendrait à exclure strictement le rapport qu'entretiennent d'habitude entre elles les parties d'une proposition. 

144.

In der Tat hat auch das nicht spekulative Denken sein Recht, das gültig, aber in der Weise des spekulativen Satzes nicht beachtet ist. Daß die Form des Satzes aufgehoben wird, muß nicht nur auf unmittelbare Weise geschehen, nicht nur den bloßen Inhalt des Satzes. Sondern diese entgegengesetzte Bewegung muß ausgesprochen werden ; sie muß nicht nur jene innerliche Hemmung, sondern dies Zurückgehen des Begriffs in sich muß dargestellt sein. Diese Bewegung, welche das ausmacht, was sonst der Beweis leisten sollte, ist die dialektische Bewegung des Satzes selbst. Sie allein ist das wirkliche Spekulative, und nur das Aussprechen derselben ist spekulative Darstellung. Als Satz ist das Spekulative nur die innerliche Hemmung und die nicht daseiende Rückkehr des Wesens in sich. Wir sehen uns daher oft von philosophischen Expositionen an dieses innre Anschauung verwiesen und dadurch die Darstellung der dialektischen Bewegung des Satzes erspart, die wir verlangten.

144.

En fait, la pensée non-spéculative a aussi ses droits, qui sont valables, mais dont il n'est pas tenu compte dans la démarche spéculative. Que la forme de la proposition soit abolie, cela ne doit pas seulement se manifester de façon immédiate, et pas seulement à cause du contenu brut de la proposition: ce mouvement en sens contraire doit être manifeste; ce ne doit pas être seulement le blocage interne déjà évoqué, mais le retour du concept sur lui-même qui doit être montré. Et ce mouvement, qui produit ce que la preuve devait en principe fournir, est le mouvement dialectique de la proposition elle-même. Lui seul est l'activité spéculative véritable, et seule son expression constitue la représentation spéculative. En tant que proposition, le spéculatif n'est que le frein interne, ou le retour  de l'entité sur elle-même, mais un retour dépourvu de son Étant. C'est la raison pour laquelle nous sommes souvent renvoyés par les exposés philosophiques à ces intuitions intérieures, et de ce fait, privés de l'exposition du mouvement dialectique de la proposition, qui est ce que nous attendions. 

145.

- Der Satz soll ausdrücken, was das Wahre ist, aber wesentlich ist es Subjekt ; als dieses ist es nur die dialektische Bewegung, dieser sich selbst erzeugende, fortleitende und in sich zurückgehende Gang. — Bei dem sonstigen Erkennen macht der Beweis diese Seite der ausgesprochnen Innerlichkeit aus. Nachdem aber die Dialektik vom Beweise getrennt worden, ist in der Tat der Begriff des philosophischen Beweisens verloren gegangen.

145.

La proposition  doit exprimer ce qu'est le vrai, mais ce vrai est essentiellement sujet; et en tant que sujet, il n'est que le mouvement dialectique, cette marche qui s'engendre elle-même, se projette en avant, et en même temps effectue un retour sur elle-même. -  Dans l'autre [mode de] connaissance, la preuve a pour rôle d'exprimer cet aspect de l'intériorité. Mais quand la dialectique a été dissociée de la preuve, c'est en fait le concept même de la preuve philosophique qui a été perdu. 

146.

- Es kann hierüber erinnert werden, daß die dialektische Bewegung gleichfalls Sätze zu ihren Teilen oder Elementen habe ; die aufgezeigte Schwierigkeit scheint daher immer zurückzukehren und eine Schwierigkeit der Sache selbst zu sein.- Es ist dies dem ähnlich, was beim gewöhnlichen Beweise so vorkommt, daß die Gründe, die er gebraucht, selbst wieder einer Begründung bedürfen, und so fort ins Unendliche. Diese Form des Begründens und Bedingens gehört aber jenem Beweisen, von dem die dialektische Bewegung verschieden ist, und somit dem äußerlichen Erkennen an. Was diese selbst betrifft, so ist ihr Element der reine Begriff ; hiemit hat sie einen Inhalt, der durch und durch Subjekt an ihm selbst ist. Es kommt also kein solcher Inhalt vor, der als zum Grunde liegendes Subjekt sich verhielte, und dem seine Bedeutung als ein Prädikat zukäme ; der Satz ist unmittelbar eine nur leere Form.

146.

À ce propos, on peut rappeler que le mouvement dialectique comporte aussi des parties et des éléments qui sont des propositions. La difficulté que l'on a soulignée semble être de ce fait toujours récurrente, et relever de la difficulté inhérente à la chose elle-même.  - On se trouve là devant quelque chose qui ressemble à ce qui se passe avec la preuve ordinaire: le fondement sur lequel elle repose demande à être fondé  à son tour, et ainsi de suite, à l'infini. Mais cette forme de fondation et de conditionnement est aussi celle de toute démonstration et donc de la connaissance acquise de l'extérieur, ce qui n'est pas le cas du mouvement dialectique. Ce qui le caractérise, lui, c'est précisément que l'élément qui le constitue est le pur concept; son contenu est donc de part en part un sujet en lui-même. Il n'offre donc pas non plus de contenu qui puisse se comporter comme fondement sur lequel reposerait le sujet, et auquel la signification adviendrait en tant que prédicat: la proposition est de façon immédiate une forme seulement vide. 

147.

Außer dem sinnlich angeschauten oder vorgestellten Selbst ist es vornehmlich der Name als Name, der das reine Subjekt, das leere begrifflose Eins bezeichnet. Aus diesem Grunde kann es z. B. dienlich sein, den Namen : Gott zu vermeiden, weil dies Wort nicht unmittelbar zugleich Begriff, sondern der eigentliche Name, die feste Ruhe des zum Grunde liegenden Subjekts ist ; da hingegen z. B. das Sein oder das Eine, die Einzelheit, das Subjekt usf. selbst auch unmittelbar Begriffe andeuten.

147.

En dehors du Soi perçu ou appréhendé de façon sensible, c'est surtout le nom en tant que Nom qui désigne le sujet pur, le Un vide et dénué de concept. Ceci étant, il peut être utile, par exemple, d'éviter d'employer le nom Dieu, parce ce nom n'est pas en même temps et immédiatement un concept, mais le nom propre, celui du repos immuable dans lequel repose le sujet constituant le fondement. Par contre, par exemple, l'Être ou l'Un, l'Unicité, le Sujet etc. introduisent d'eux-même et immédiatement des concepts. 

148.

- Wenn auch von jenem Subjekte spekulative Wahrheiten gesagt werden, so entbehrt doch ihr Inhalt des immanenten Begriffs, weil es nur als ruhendes Subjekt vorhanden ist, und sie bekommen durch diesen Umstand leicht die Form der bloßen Erbaulichkeit.- Von dieser Seite wird also auch das Hindernis, das in der Gewohnheit liegt, das spekulative Prädikat nach der Form des Satzes, nicht als Begriff und Wesen zu fassen, durch die Schuld des philosophischen Vortrags selbst vermehrt und verringert werden können. Die Darstellung muß, der Einsicht in die Natur des Spekulativen getreu, die dialektische Form behalten und nichts hereinnehmen, als insofern es begriffen wird und der Begriff ist.

148.

Et quand on veut parler aussi de ce sujet en termes de vérités spéculatives, le concept immanent fait défaut à leur contenu, parce que celui-ci n'est présent que comme sujet en repos: ces vérités-là prennent alors facilement la forme de propos édifiants. - De ce point de vue, il se peut aussi que l'obstacle que constitue l'habitude de saisir le prédicat spéculatif en tant que forme de la proposition, et non en tant que concept et entité, puisse se trouver aggravé ou diminué par la présentation philosophique elle-même. En demeurant fidèle à son regard sur  la nature du spéculatif, la présentation doit conserver la forme dialectique et ne rien y introduire d'autre que ce qui peut être conçu ou constituer le concept.

149.

- So sehr als das räsonnierende Verhalten ist dem Studium der Philosophie die nicht räsonnierende Einbildung auf ausgemachte Wahrheiten hinderlich, auf welche der Besitzer es nicht nötig zu haben meint zurückzukommen, sondern sie zugrunde legt und sie auszusprechen zu können glaubt, sowie durch sie richten und absprechen. Von dieser Seite tut es besonders not, daß wieder ein ernsthaftes Geschäfte aus dem Philosophieren gemacht werde. Von allen Wissenschaften, Künsten, Geschicklichkeiten, Handwerken gilt die Überzeugung, daß, um sie zu besitzen, eine vielfache Bemühung des Erlernens und Übens derselben nötig ist. In Ansehung der Philosophie dagegen scheint jetzt das Vorurteil zu herrschen, daß, wenn zwar jeder Augen und Finger hat, und wenn er Leder und Werkzeug bekommt, er darum nicht imstande sei, Schuhe zu machen — jeder doch unmittelbar zu philosophieren und die Philosophie zu beurteilen verstehe, weil er den Maßstab an seiner natürlichen Vernunft dazu besitze,- als ob er den Maßstab eines Schuhes nicht an seinem Fuße ebenfalls besässe.

149.

aussi gênante pour l'étude de la philosophie que le comportement raisonneur est la prétention qui ne raisonne pas, qui porte sur des vérités toutes faites, sur lesquelles leur détenteur estime ne pas avoir besoin de revenir, et sur lesquelles au contraire il se fonde et qu'il croit pouvoir énoncer, autant que s'en servir pour juger et interdire. De ce côté-là, il est particulièrement nécessaire que l'on traite de nouveau la philosophie comme une affaire sérieuse. On est persuadé que dans tous les domaines: les sciences, les arts, les savoir-faire, les métiers, la maîtrise ne peut être obtenue que par un effort répété d'apprentissage et d'entraînement. On admet volontiers qu'il n'est pas suffisant de disposer de ses yeux et de ses doigts, d'avoir du cuir et des outils pour être capable de fabriquer des chaussures. Mais à l'inverse, quand il s'agit de philosophie, il semble que règne aujourd'hui l'idée que chacun est immédiatement capable de philosopher, et de porter des jugements sur elle, parce qu'il possède,  du fait de sa raison naturelle, la mesure nécessaire pour cela. N'a-t-il donc pas dans son propre pied la mesure pour faire une chaussure ?

150.

Es scheint gerade in den Mangel von Kenntnissen und von Studium der Besitz der Philosophie gesetzt zu werden und diese da aufzuhören, wo jene anfangen. Sie wird häufig für ein formelles, inhaltleeres Wissen gehalten, und es fehlt sehr an der Einsicht, daß, was auch dem Inhalte nach in irgendeiner Kenntnis und Wissenschaft Wahrheit ist, diesen Namen allein dann verdienen kann, wenn es von der Philosophie erzeugt worden ; daß die andern Wissenschaften, sie mögen es mit Räsonnieren, ohne die Philosophie, versuchen, soviel sie wollen, ohne sie nicht Leben, Geist, Wahrheit in ihnen zu haben vermögen.

150.

Il semble vraiment que l'on veuille faire reposer la maîtrise de la philosophie sur l'absence de connaissances et d'étude, et faire s'arrêter celle-ci là où les autres commencent. On la considère souvent comme un savoir formel et dépourvu de contenu, et l'on ne voit pas du tout que ce qui est la vérité pour le contenu de n'importe quelle connaissance ou science ne peut mériter ce nom que si ledit contenu a été produit par la philosophie. Les autres sciences peuvent bien chercher autant qu'elles le veulent en raisonnant sans la philosophie: sans elle, elles ne peuvent avoir vie, esprit, ni vérité.

NOTES

dialektische Bewegung : C'est ici la première occurrence de ce mot dans le texte.

sonstigen Erkennen : [B], [L], interprêtent « sonstig » comme « ordinaire ». Le texte de Hegel est ici — comme souvent - assez sibyllin. Mais cette « autre connaissance » peut en effet renvoyer à celle qui n'est pas spéculative.