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SOMMAIRE

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Element des Wissens - Élément du Savoir.

58.

Das reine Selbsterkennen im absoluten Anderssein, dieser Äther als solcher, ist der Grund und Boden der Wissenschaft oder das Wissen im Allgemeinen. Der Anfang der Philosophie macht die Voraussetzung oder Foderung, daß das Bewußtsein sich in diesem Elemente befinde. Aber dieses Element hat seine Vollendung und Durchsichtigkeit selbst nur durch die Bewegung seines Werdens. Es ist die reine Geistigkeit, {oder} [als] das Allgemeine, das die Weise der einfachen Unmittelbarkeit hat. {Weil es die Unmittelbarkeit des Geistes, weil die Substanz überhaupt der Geists ist, ist sie die verklärte Wesenheit, die Reflexion, die selbst einfach oder die Unmittelbarkeit ist, das Sein, das die Reflexion in sich selbst ist. }

58.

La pure connaissance de soi dans l'être-autre absolu, cet éther en tant que tel, est le sol et le terrain sur lesquels repose le savoir global. Le commencement de la philosophie suppose ou exige que la conscience soit présente dans cet élément. Mais cet élément n'atteint sa plénitude et sa transparence que par le mouvement de son devenir. C'est la pure spiritualité, ou l'universalité, et il a le mode de l'immédiateté simple. {Parce qu'il est l'immédiateté de l'esprit, parce que la substance est avant tout l'esprit, elle est l'essentialité transfigurée, la réflexion qui est simple en elle-même, ou l'immédiateté, qui est la réflexion en elle-même. }

59.

[- dies Einfache, wie es als solchesExistenz hat, ist der Boden, der Denken, der nur im Geist ist. Weil dieses Element, diese Unmittelbarkeit des Geistes das Substantielle überhaupt des Geistes ist, ist sie die verklärte Wesenheit, die Reflexion, die selbst einfach, die Unmittelbarkeit als solche für sich ist, das Sein, das die Reflexion in sich selbst ist. ]

59.

[ Ce quelque chose de simple, qui a en tant que tel une existence, est le socle, la pensée qui n'est que dans l'esprit. Parce que cet élément, qui est l'immédiateté de l'esprit, est la globalité substantielle de celui-ci, il est l'entité fondamentale illuminée, la réflexion, qui simple elle-même, est en soi l'immédiateté comme telle, l'être, qui est la réflexion en elle-même. ]

60.

Die Wissenschaft von ihrer Seite verlangt vom Selbstbewußtsein, daß es in diesen Äther sich erhoben habe, um mit ihr und in ihr leben zu können und zu leben. Umgekehrt hat das Individuum das Recht zu fodern, daß die Wissenschaft ihm die Leiter wenigstens zu diesem Standpunkte reiche. Sein Recht gründet sich auf seine absolute Selbstständigkeit, die es in jeder Gestalt seines Wissens zu besitzen weiß, denn in jeder, sei sie von der Wissenschaft anerkannt oder nicht, und der Inhalt sei welcher er wolle, ist es die absolute Form zugleich oder hat die unmittelbare Gewißheit seiner selbst ; und, wenn dieser Ausdruck vorgezogen würde, damit unbedingtes Sein.

60.

De son côté, la science requiert de la conscience de soi qu'elle se soit hissée dans cet éther pour pouvoir vivre, vivre avec elle et en elle. À l'inverse, l'individu a le droit de vouloir que la science lui dresse une échelle au moins jusqu'à ce point de vue, lui montre en lui-même ce point de vue. Son droit se fonde sur son absolue autonomie, qui connaît le savoir contenu dans chaque forme, car dans chaque, qu'elle soit ou non connue de la science, ou qu'elle ait le contenu que l'on veut, réside la forme absolue, ou mieux encore, la certitude immédiate de soi-même. À moins que l'on ne préfère finalement cette expression : être inconditionné.

61.

Wenn der Standpunkt des Bewußtseins, von gegenständlichen Dingen im Gegensatze gegen sich selbst und von sich selbst im Gegensatze gegen sie zu wissen, der Wissenschaft als das Andre gilt - das, worin es bei sich selbst ist, vielmehr als der Verlust des Geistes -, so ist ihm dagegen das Element der Wissenschaft eine jenseitige Ferne, worin es nicht mehr sich selbst besitzt. Jeder von diesen beiden Teilen scheint für den andern das Verkehrte der Wahrheit zu sein. Daß das natürliche Bewußtsein sich der Wissenschaft unmittelbar anvertraut, ist ein Versuch, den es, es weiß nicht von was angezogen, macht, auch einmal auf dem Kopfe zu gehen ; der Zwang, diese ungewohnte Stellung anzunehmen und sich in ihr zu bewegen, ist eine so unvorbereitete als unnötig scheinende Gewalt, die ihm angemutet wird, sich anzutun.

61.

Si le point de vue de la conscience, qui se représente les choses en opposition avec lui-même, et se représente lui-même en opposition avec elles, est tenu par la science pour l'Autre,alors le lieu où elle se tient chez elle, se trouve être bien plutôt celui où l'esprit se perd, et alors l'élément de la science, au contraire, est pour elle un lointain dans lequel elle cesse de s'appartenir. Chacune de ces deux faces apparaît à l'autre comme une inversion de la vérité. Le fait que la conscience naturelle se confie sans médiation à la science, constitue pour elle une tentative de marcher sur la tête- et elle le fait sans même savoir ce qui l'y pousse. La contraindre d'adopter cette posture inhabituelle et se mouvoir ainsi, voilà une violence si peu préparée qu'elle en semble inutile, et qu'on lui enjoint de se faire à elle-même.

62.

- Die Wissenschaft sei an ihr selbst, was sie will, im Verhältnisse zum unmittelbaren Selbstbewußtsein stellt sie sich als ein Verkehrtes gegen es dar, oder weil das unmittelbare Selbstbewußtsein das Prinzip der Wirklichkeit ist, trägt sie, indem es für sich außer ihr ist, die Form der Unwirklichkeit. Sie hat darum jenes Element mit ihr zu vereinigen, oder vielmehr zu zeigen, daß und wie es ihr selbst angehört. Der Wirklichkeit entbehrend, ist sie nur das An-sich, der Zweck, der erst noch ein Innres, nicht als Geist, nur erst geistige Substanz ist. Sie hat sich zu äußern und für sich selbst zu werden, dies heißt nichts anders als : sie hat das Selbstbewußtsein als eins mit sich zu setzen.

62.

Mais que la science soit à elle-même ce qu'elle veut, dans son rapport à la conscience immédiate, la pose bien comme l'inverse de celle-ci. Ou encore, parce que la conscience de soi trouve dans la certitude d'elle-même le principe de la réalité, elle adopte, à l'intérieur pour soi comme à l'extérieur, la forme de l'irréalité. Elle doit pour cela s'unir à tel élément, ou plutôt montrer qu'il est en son propre pouvoir, et de quelle façon. Privée d'une telle effectivité, elle n'est que l'en-soi, la visée, qui est d'abord surtout un intérieur, non pas en tant qu'esprit, mais seulement en tant que substance spirituelle. Cet en-soi doit se manifester, et devenir pour-soi ; cela ne veut rien dire d'autre que : il doit installer en lui-même la conscience de soi.