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CHANT 2 (231-416)

SYNOPSIS : § La “force vitale” ? § L'âme et le corps sont solidaires § Contre Démocrite

231.

Nec tamen haec simplex nobis natura putanda est.
tenvis enim quaedam moribundos deserit aura
mixta vapore, vapor porro trahit aëra secum;
nec calor est quisquam, cui non sit mixtus et aër;

231.

Pourtant, cette nature, elle est loin d'être simple.
Des mourants s'échappe encore un souffle, ténu,
Où se mêlent chaleur avec l'air qu'elle entraîne ;
Car à toute chaleur un peu d'air se mélange :

235.

rara quod eius enim constat natura, necessest
aëris inter eum primordia multa moveri.
iam triplex animi est igitur natura reperta;
nec tamen haec sat sunt ad sensum cuncta creandum,
nil horum quoniam recipit mens posse creare

235.

Sa nature poreuse implique forcément,
Qu'en elle, en mouvement, l'air ait des éléments.
Si la substance triple de l'esprit est là,
Elle ne suffit pas pour donner à sentir,
Puisque un seul élément ne pourrait parvenir

240.

sensiferos motus, quae denique mente volutat.
quarta quoque his igitur quaedam natura necessest
adtribuatur; east omnino nominis expers;
qua neque mobilius quicquam neque tenvius extat
nec magis e parvis et levibus ex elementis;

240.

À mettre en mouvement ce qu'est la sensation. [Com 240]
Il faut donc à cela joindre une quatrième,
À laquelle jamais on n'a donné de nom. [Com 242]
Rien qui soit plus mobile, rien de plus ténu,
Rien dont les éléments soient plus petits, plus lisses :

245.

sensiferos motus quae didit prima per artus.
prima cietur enim, parvis perfecta figuris,
inde calor motus et venti caeca potestas
accipit, inde aër, inde omnia mobilitantur:
concutitur sanguis, tum viscera persentiscunt

245.

C'est d'elle qu'en nos membres vient la sensation,
En premier, si petits en sont les éléments,
Ensuite la chaleur est mise en mouvement,
Puis le souffle du vent, et tout enfin s'anime.
Le sang est ébranlé, la sensation pénètre

250.

omnia, postremis datur ossibus atque medullis
sive voluptas est sive est contrarius ardor.
nec temere huc dolor usque potest penetrare neque acre
permanare malum, quin omnia perturbentur
usque adeo [ut] vitae desit locus atque animai

250.

Toute la chair jusqu'à la moëlle des os même,
Pour le plaisir tout aussi bien que la douleur.
Mais la douleur, le mal aigu parvenus là
Ne s'y installent pas sans tout bouleverser,
Et réduire la place qui reste à la vie,

255.

diffugiant partes per caulas corporis omnis.
sed plerumque fit in summo quasi corpore finis
motibus: hanc ob rem vitam retinere valemus.
Nunc ea quo pacto inter sese mixta quibusque
compta modis vigeant rationem reddere aventem

255.

L'âme s'enfuit alors par les pores du corps.
Mais d'habitude s'établit une limite
À ces mouvements-là — et nous restons en vie.
Expliquons maintenant comment sont agencés
Ces quatre éléments-là, d'où leur vient leur vigueur.

260.

abstrahit invitum patrii sermonis egestas;
sed tamen, ut potero summatim attingere, tangam.
inter enim cursant primordia principiorum
motibus inter se, nihil ut secernier unum
possit nec spatio fieri divisa potestas,

260.

La langue de nos pères y fait comme barrière,
Mais je vais le tenter, j'y tiens énormément.
Les éléments premiers, agités, s'entrecroisent
Sans que l'on puisse bien en distinguer aucun
Ni limiter le champ de l'action de chacun :

265.

sed quasi multae vis unius corporis extant.
quod genus in quovis animantum viscere volgo
est odor et quidam color et sapor, et tamen ex his
omnibus est unum perfectum corporis augmen,
sic calor atque aër et venti caeca potestas

265.

Ensemble ils constituent la force d'un seul corps.
La chair de tous les êtres vivants comporte
Odeur, couleur, saveur qui lui sont propres, mais
Qui ne forment pourtant qu'un tout avec le corps.
Chaleur, air et force invisible du souffle

§ La “force vitale” ?

§ La “force vitale” ?

270.

mixta creant unam naturam et mobilis illa
vis, initum motus ab se quae dividit ollis,
sensifer unde oritur primum per viscera motus.
nam penitus prorsum latet haec natura subestque
nec magis hac infra quicquam est in corpore nostro

270.

Mélangés eux aussi ne font qu'une substance
Une force donnant l'impulsion initiale
Qui fait naître en la chair ce que nous ressentons.
Cette force est en nous profondément cachée,
Et rien n'est plus enfoui au fond de notre corps :

275.

atque anima est animae proporro totius ipsa.
quod genus in nostris membris et corpore toto
mixta latens animi vis est animaeque potestas,
corporibus quia de parvis paucisque creatast,
sic tibi nominis haec expers vis, facta minutis

275.

C'est l'âme de notre âme à elle toute seule.
Ainsi que dans le corps et nos membres se mêlent,
La force de l'esprit et le pouvoir de l'âme,
Faits de corps si petits et si rares aussi,
De même cette force sans nom, et cachée,

280.

corporibus, latet atque animae quasi totius ipsa
proporrost anima et dominatur corpore toto.
consimili ratione necessest ventus et aër
et calor inter se vigeant commixta per artus
atque aliis aliud subsit magis emineatque,

280.

D'éléments minuscules, est le tout de notre âme
Et c'est elle qui règle le tout de nos corps.
Il nous faut donc admettre que le souffle, et l'air,
Et la chaleur entremêlés sont partout dans le corps,
Et que c'est chacun d'eux qui tour à tour domine

285.

ut quiddam fieri videatur ab omnibus unum,
ni calor ac ventus seorsum seorsumque potestas
aëris interemant sensum diductaque solvant.
est etiam calor ille animo, quem sumit, in ira
cum fervescit et ex oculis micat acrius ardor;

285.

Alors qu'une unité semble entre eux s'établir.
Car si chaleur et souffle agissent d'un côté
Et de l'autre le vent, la sensation s'efface.
La chaleur est bien là, dans l'esprit en colère,
Quand les yeux yeux enflammés jettent des étincelles.

290.

est et frigida multa, comes formidinis, aura,
quae ciet horrorem membris et concitat artus;
est etiam quoque pacati status aëris ille,
pectore tranquillo fit qui voltuque sereno.
sed calidi plus est illis quibus acria corda

290.

Mais c'est le souffle froid de l'épouvante aussi
Qui fait trembler le corps et agite les membres.
Ou encore le calme paisible de l'air,
Montrant un cœur tranquille, un visage serein.
Plus grande est la chaleur des gens au cœur féroce,

295.

iracundaque mens facile effervescit in ira,
quo genere in primis vis est violenta leonum,
pectora qui fremitu rumpunt plerumque gementes
nec capere irarum fluctus in pectore possunt.
at ventosa magis cervorum frigida mens est

295.

Sujets à la colère, dont l'esprit flambe vite.
À ce genre appartient la race léonine,
Dont le poitrail se rompt dans les rugissements,
Sans pouvoir contenir les flots de la colère.
Plus venteuse et plus froide, est l'âme chez le cerf,

300.

et gelidas citius per viscera concitat auras,
quae tremulum faciunt membris existere motum.
at natura boum placido magis aëre vivit
nec nimis irai fax umquam subdita percit
fumida, suffundens caecae caliginis umbra,

300.

Plus prompte à insuffler le froid dedans sa chair,
Et le faire trembler d'un coup de tous ses membres.
Chez le bœuf, l'air paisible au contraire domine :
Jamais en eux ne prend le feu de la colère
Dont la fumée répand un brouillard aveuglant,

305.

nec gelidis torpet telis perfixa pavoris;
interutrasque sitast cervos saevosque leones.
sic hominum genus est: quamvis doctrina politos
constituat pariter quosdam, tamen illa relinquit
naturae cuiusque animi vestigia prima.

305.

Jamais les dards glacés de la peur ne les percent,
Ils sont entre le lion féroce et puis le cerf.
De même pour les hommes : si leur éducation
Donne à certains d'entre eux un poli uniforme,
Leur nature première montre certains vestiges.

310.

nec radicitus evelli mala posse putandumst,
quin proclivius hic iras decurrat ad acris,
ille metu citius paulo temptetur, at ille
tertius accipiat quaedam clementius aequo.
inque aliis rebus multis differre necessest

310.

Il ne faut pas penser qu'on puisse éradiquer
Les défauts dont la pente mène à la colère ;
Que celui-ci ne soit vite craintif, et l'autre,
N'accepte tout, montrant un peu trop d'indulgence.
Bien d'autres différences peuvent nous apparaître

315.

naturas hominum varias moresque sequacis;
quorum ego nunc nequeo caecas exponere causas
nec reperire figurarum tot nomina quot sunt
principiis, unde haec oritur variantia rerum.
illud in his rebus video firmare potesse,

315.

À l'occasion, avec les moeurs qui en découlent.
Je ne puis, pour l'instant, en dévoiler les causes,
Et je ne puis nommer les figures multiples
Des éléments formant cette diversité.
Mais ce que je peux dire en toute certitude,

320.

usque adeo naturarum vestigia linqui
parvola, quae nequeat ratio depellere nobis,
ut nihil inpediat dignam dis degere vitam.
Haec igitur natura tenetur corpore ab omni
ipsaque corporis est custos et causa salutis;

320.

C'est que les vestiges laissés par nos natures,
Que la raison n'efface, sont bien trop petits,
Pour nous dissuader de vivre dignement.
Cette nature-là, dans le corps tout entier
Présente, en est la garde, et veille à son état.

§ L'âme et le corps sont solidaires

§ L'âme et le corps sont solidaires

325.

nam communibus inter se radicibus haerent
nec sine pernicie divelli posse videntur.
quod genus e thuris glaebis evellere odorem
haud facile est, quin intereat natura quoque eius,
sic animi atque animae naturam corpore toto

325.

Car ils ont en commun de certaines racines
Que l'on ne couper sans détruire les deux,
De même qu'on ne peut priver l'encens d'odeur
Sans détruire les grains qui en sont la nature,
On ne peut pas du corps enlever la substance

330.

extrahere haut facile est, quin omnia dissoluantur.
inplexis ita principiis ab origine prima
inter se fiunt consorti praedita vita,
nec sibi quaeque sine alterius vi posse videtur
corporis atque animi seorsum sentire potestas,

330.

De l'esprit et de l'âme — sans détruire tout.
Leurs principes liés depuis leur origine
Leur ont ainsi donné existence commune.
Ni l'âme ni le corps ne peuvent exister
L'un sans l'autre non plus qu'ils ne peuvent sentir :

335.

sed communibus inter eas conflatur utrimque
motibus accensus nobis per viscera sensus.
Praeterea corpus per se nec gignitur umquam
nec crescit neque post mortem durare videtur.
non enim, ut umor aquae dimittit saepe vaporem,

335.

C'est par le mouvement commun à ces deux forces
Que s'allume en nos chairs ce qu'est la sensation.
Et d'ailleurs notre corps ne peut naître tout seul,
Et sans l'âme grandir, survivre après la mort.
Il n'est pas comme l'eau qui perd de sa chaleur

340.

qui datus est, neque ea causa convellitur ipse,
sed manet incolumis, non, inquam, sic animai
discidium possunt artus perferre relicti,
sed penitus pereunt convulsi conque putrescunt.
ex ineunte aevo sic corporis atque animai

340.

En vapeur et pourtant n'en est pas transformée,
Mais la même demeure... Non, quand l'âme part,
Les organes en sont privés, bouleversés,
Ils ne supportent pas, périssent et pourrissent.
Ainsi dès le début de la vie, leur contact

345.

mutua vitalis discunt contagia motus,
maternis etiam membris alvoque reposta,
discidium [ut] nequeat fieri sine peste maloque;
ut videas, quoniam coniunctast causa salutis,
coniunctam quoque naturam consistere eorum.

345.

À l'âme comme au corps enseigne à se mouvoir
Dans le secret du ventre même de la mère ;
Les séparer ne peut que provoquer la ruine,
Tu peux le vérifier : leurs survies sont liées,
Tout comme leurs natures le sont l'une à l'autre.

350.

Quod super est, siquis corpus sentire refutat
atque animam credit permixtam corpore toto
suscipere hunc motum quem sensum nominitamus,
vel manifestas res contra verasque repugnat.
quid sit enim corpus sentire quis adferet umquam,

350.

Et d'ailleurs dénier que le corps soit sensible,
Et vouloir que ce soit l'âme liée au corps
Qui soit seule origine de la sensation,
C'est nier l'évidence de la vérité.
Qui donc nous montrera, mieux que le corps lui-même

355.

si non ipsa palam quod res dedit ac docuit nos?
at dimissa anima corpus caret undique sensu,
perdit enim quod non proprium fuit eius in aevo
multaque praeterea perdit quom expellitur aevo.
Dicere porro oculos nullam rem cernere posse,

355.

Ce que c'est que sentir, qui nous l'enseignera ?
Si l'on dit que le corps l'âme partie, n'a plus
Aucune sensation, c'est qu'elles n'étaient pas
Siennes vraiment — quand l'abandonnent tant de choses. [Com 358]
Prétendre que les yeux ne voient d'eux-mêmes rien,

360.

sed per eos animum ut foribus spectare reclusis,
difficilest, contra cum sensus ducat eorum;
sensus enim trahit atque acies detrudit ad ipsas,
fulgida praesertim cum cernere saepe nequimus,
lumina luminibus quia nobis praepediuntur.

360.

Mais ne sont que les trous par où regarde l'âme,
Est une absurdité ; la vue prouve, au contraire,
Nous ramenant à ce que montrent nos pupilles :
Une lumière trop violente nous empêche
De voir — nous sommes éblouis par son éclat.

365.

quod foribus non fit; neque enim, qua cernimus ipsi,
ostia suscipiunt ullum reclusa laborem.
praeterea si pro foribus sunt lumina nostra,
iam magis exemptis oculis debere videtur
cernere res animus sublatis postibus ipsis.

365.

Une porte, au contraire, ne souffrira pas
Si c'est par elle, ouverte, que nous regardons.
Et d'ailleurs, si nos yeux étaient de simples portes,
L'âme qui les perdrait ne devrait que mieux voir,
N'étant plus limitée par leur encadrement !

§ Contre Démocrite

§ Contre Démocrite

370.

Illud in his rebus nequaquam sumere possis,
Democriti quod sancta viri sententia ponit,
corporis atque animi primordia singula primis
adposita alternis, variare ac nectere membra.
nam cum multo sunt animae elementa minora

370.

Ici tu ne dois pas écouter Démocrite,
Les propos vénérables de ce très grand homme !
Il dit que tous les éléments premiers se tiennent
Juxtaposés, corps et âme, comme un tissu.
Mais les éléments de l'âme, bien plus petits

375.

quam quibus e corpus nobis et viscera constant,
tum numero quoque concedunt et rara per artus
dissita sunt, dum taxat ut hoc promittere possis,
quantula prima queant nobis iniecta ciere
corpora sensiferos motus in corpore, tanta

375.

Que ceux qui constituent le corps et notre chair
Sont moins nombreux aussi, et même presque rares,
Dans nos membres — on ne peut dire que ceci :
Les éléments qui peuvent éveiller en nous
Des sensations, doivent au moins avoir la taille

380.

intervalla tenere exordia prima animai.
nam neque pulveris inter dum sentimus adhaesum
corpore nec membris incussam sidere cretam,
nec nebulam noctu neque arani tenvia fila
obvia sentimus, quando obretimur euntes,

380.

De l'intervalle entre deux éléments de l'âme.
Car nous ne sentons pas toujours une poussière
Collant à notre peau, de la craie sur nos membres,
Ni le brouillard la nuit, la toile d'araignée
Qui nous prend dans ses rets ou se laisse tomber

385.

nec supera caput eiusdem cecidisse vietam
vestem nec plumas avium papposque volantis,
qui nimia levitate cadunt plerumque gravatim,
nec repentis itum cuiusvis cumque animantis
sentimus nec priva pedum vestigia quaeque,

385.

Soudain sur notre tête, quand nous avançons,
Les plumes des oiseaux, les flocons des chardons,
Si ténus que leur chute en est fort ralentie,
Ou l'insecte qui rampe à notre insu sur nous,
Le moustique qui nous effleure de ses pattes...

390.

corpore quae in nostro culices et cetera ponunt.
usque adeo prius est in nobis multa ciendum
quam primordia sentiscant concussa animai,
semina corporibus nostris inmixta per artus,
et quam in his intervallis tuditantia possint

390.

Même s'ils sont sur nous - nous ne les sentons pas !
Tant d'élements en nous doivent être excités
Par tous nos membres, notre corps, intimement,
Avant que ceux de l'âme ne le ressentent,
Malgré leurs intervalles, et qu'ils s'entrechoquent,

395.

concursare coire et dissultare vicissim.
Et magis est animus vitai claustra coërcens
et dominantior ad vitam quam vis animai.
nam sine mente animoque nequit residere per artus
temporis exiguam partem pars ulla animai,

395.

À leur tour s'unissant ou bien se rejetant !
C'est en l'esprit que sont les verrous de la vie,
Plus que l'âme, le maître de la vie, c'est lui.
Car faute de l'esprit, aucune âme ne peut
Séjourner un instant dans un coin de nos membres,

400.

sed comes insequitur facile et discedit in auras
et gelidos artus in leti frigore linquit.
at manet in vita cui mens animusque remansit,
quamvis est circum caesis lacer undique membris;
truncus adempta anima circum membrisque remota

400.

Mais compagne docile du froid de la mort,
Elle peut s'envoler en les laissant glacés.
Reste en vie celui qui sait garder son esprit !
Même amputé de tout, un tronc sans plus de membres,
Dont l'âme en même temps a été arrachée,

405.

vivit et aetherias vitalis suscipit auras;
si non omnimodis, at magna parte animai
privatus, tamen in vita cunctatur et haeret;
ut, lacerato oculo circum si pupula mansit
incolumis, stat cernundi vivata potestas,

405.

Vit cependant encore, il respire la vie.
S'il n'est pas de son âme entièrement privé,
Même diminué, il s'accroche à la vie.
Dans un œil abîmé, si la pupille reste,
La faculté de voir reste vivante aussi

410.

dum modo ne totum corrumpas luminis orbem
et circum caedas aciem solamque relinquas;
id quoque enim sine pernicie non fiet eorum.
at si tantula pars oculi media illa peresa est,
occidit extemplo lumen tenebraeque secuntur,

410.

Si le globe en entier n'est pas lui-même atteint,
Si la prunelle n'est elle aussi découpée,
Car cela ne saurait se faire sans dommage.
Mais si le centre même de l'œil est détruit,
C'est la lumière alors qui fait place aux ténèbres,

415.

incolumis quamvis alioqui splendidus orbis.
hoc anima atque animus vincti sunt foedere semper.

415.

Et même si le globe est encore plein d'éclat :
Ainsi l'âme et l'esprit sont à jamais liés.