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jeudi 20 juin 1940

Nous avons bien dormi, cette fois on ne sentait pas les planches. Pépère resquille 5 litres d'essence. Nous traversons l'Yonne, en direction de Bussy en Othe, routes dures et poussiéreuses. Nous cherchons du pain.

Départ vers Villechétive, à nouveau des côtes dans les bois. La Peugeot prend les devants pour que nous préparions à manger, pendant que la “Zèbre” attend les cyclistes. Mais dans une descente trop rapide dont je ne me méfie pas assez, la voiture, chargée, s'emballe et zigzague ; je crois à un pneu crevé et je n'ose freiner, finalement nous atterrissons sur le talus, mais pas trop durement : j'ai eu bien peur !
La “Zèbre” arrive ; puis passe une femme de charbonnier en auto. elle s'arrête et nous aide. Nous tirons l'auto de là. Une vraie chance, elle n'a rien, seul le pare-choc est cassé : quelle émotion ! (C'est en avant de la borne km 6.8 km , à 2 km de Villechétive).
Nous repartons jusqu'à Villechétive où nous mangeons chez des Espagnols.
Départ vers 3h, des côtes encore. En haut de l'une, déveine ! Un sifflement, j'arrête : les 2 pneus de droite sont crevés ! Nous mettons devant le pneu de secours et Dédé répare l'autre. Nous gagnons Coulours où nous soupons et couchons dans un bon tas de foin chez M. Vigoureux).

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L'endroit probable de l'accident est marqué d'une croix.