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XX — Ovidiana

Brume immobile éteint le ciel et l'herbe pleure
Aux branches pétrifiées les heures suspendues
Finissent toujours par tomber.

L'oiseau noir mécanique ne trouve plus ses ailes
et saute et vire et recommence - on dirait
qu'en s'enfuyant le vent l'a oublié.

Ovide à mon rivage battu par le givre
Loin des affres mondains tout comme un vieux romain
je médite et je compte et décompte mes heures

tout étonné d'avoir connu deux siècles à la fois
d'avoir changé sans échanger la proie
pour l'ombre du grand soir qui jamais ne viendra

si ce n'est pour écrire un explicit au livre
qui sans moi je le sais encore s'écrira !