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XLIII — L'herbe a poussé...

L'herbe a poussé sans mot me dire
L'arbre s'écroule sous le poids
Des ans qu'il n'a pu retenir

Les nuages vivent leur vie
Toujours changeants
Et moi qui suis là et attends

Je crois bien demeurer le même
Au milieu du fleuve du vent
Au beau milieu du gué du temps

Mais je ne suis à chaque instant
Que la copie de mon étant
Un double un décalque un carbone

Sur la machine à écrire le temps
Devenue un clavier tactile
Une machine bien fragile

Où j'écris pour figer le temps

mardi 28 juin 2016